Saint Sébastien

Saint Sébastien

Martyr à Rome (+ v. 284)

Il est sans doute l’un des plus célèbres martyrs romains. Officier dans l’armée de Dioclétien, il était chrétien, et lors que cela fut découvert, il fut mis en demeure de sacrifier à l’empereur, sinon c’était un acte de rébellion.Saint Sébastien et les flèches, peinture de Il Sodoma, vers 1525 Lié nu à un arbre, il servit de cible aux tirs de ses propres soldats et enfin tué par bastonnade. Son culte date du IVe siècle. Saint Ambroise en parle dans ses commentaires du psaume 118 et saint Damase lui fit construire une église au-dessus de sa tombe. Cette basilique est d’ailleurs l’une des sept principales églises de Rome. Malgré cela, les détails que rapportent les ‘actes’ de son martyre n’ont été rédigés qu’au Ve siècle.
En France un grand nombre de lieux de culte* sont placés sous son patronage… (* taper Saint Sébastien dans la case ‘lieu de culte’)
Catacombes de saint Sébastien à Rome: Avec le temps, saint Sébastien – l’un des martyrs enseveli en ce lieu – a fini par donner son nom au cimetière…
Illustration: Saint Sébastien et les flèches, peinture de Il Sodoma, vers 1525.
De nombreuses œuvres d’art évoquent son martyre. Debussy a créé en 1911 une œuvre musicale appelée ‘le martyre de Saint Sébastien’…
Saint Sébastien, une figure inspirante pour les sportifs: …de son histoire, sa grande résilience mais aussi, ironie du sort, ses très grandes qualités en tant qu’archer nourrissent donc la figure du saint Patron des athlètes. Une dévotion qui daterait des années 1920, quand les sportifs commencèrent à concourir à titre professionnel. C’est ce qu’explique Filippo Fonio, maitre de conférences en Littérature à l’université de Grenoble – Radio Vatican (18 août 2016).
Mémoire de saint Sébastien, martyr, en 305. Originaire de Milan, comme le rapporte saint Ambroise, il partit pour Rome quand les persécutions bouillonnaient avec violence et c’est là qu’il a souffert. C’est là, dans la ville où il était venu en étranger, qu’il établit le domicile définitif de son immortalité. Il fut inhumé en ce jour aux Catacombes, sur la voie Appienne.

Martyrologe romain

Accorde-nous, Seigneur, l’esprit de force pour qu’à l’exemple de saint Sébastien nous préférions t’obéir, à Toi plutôt qu’aux hommes.

Saint Sébastien

Une immense popularité a entouré jusqu’à nos jours le martyre de saint Sébastien, chrétien originaire de Narbonne au IIIe siècle, ayant ensuite vécu à Milan et à Rome. De nombreux autres saints Sébastien illustrèrent ce prénom, qui signifie en grec « honoré ».
Celui que nous fêtons aujourd’hui offrit sa vie au Christ le 20 janvier, sans doute en 288. Sa famille le destinait à la carrière militaire ; Sébastien y réussit parfaitement, apprécié même par l’empereur Dioclétien : pour preuve, ce dernier le charge de traquer les chrétiens de Rome pour les mettre à mort. Sébastien va se laisser convertir par le témoignage de leur héroïsme. Dénoncé, il est condamné à mourir sous les flèches de ses compagnons d’armes. Saint Sébastien est donc le patron des archers.

Autour de ce noyau historique, la légende a brodé avec magnificence. Cette légende a été reprise au XIXe siècle par le cardinal Wiseman, dans son célèbre roman, « Fabiola ». On y racontait que Sébastien, beau et jeune capitaine de la garde de Dioclétien, livré aux archers à cause de sa conversion au Christ, avait bien été criblé de flèches mais qu’il fut recueilli et sauvé par une veuve chrétienne : Irène. Guéri, Sébastien aurait eu l’audace de se manifester à l’empereur. Bouleversé de voir son capitaine « ressuscité », Dioclétien, furieux d’une telle provocation, ordonna qu’on l’abatte comme un chien, le jetant dans les égouts de Rome. Une autre dame chrétienne ira recueillir le corps du martyr pour le faire inhumer dans la catacombe qui porte encore son nom, sur la voie Appia à Rome.

Cette légende a inspiré une très riche iconographie, notamment à la Renaissance, sur le thème de l’Apollon chrétien. Des musiciens, tel Claude Debussy, ont souvent pris comme thème la Passion de saint Sébastien, ainsi que des poètes comme D’Annunzio et plus encore des peintres ; citons par exemple Van Dick, Mantégna, Le Titien, Bellini, Le Pérugin, Carot et Delacroix.
Etymologie : du grec « Sébastos » : honoré, glorieux.