Saint Jean de la Croix

Saint Jean de la Croix

Carme, docteur de l’Église (+ 1591)

Juan est né en Vieille-Castille dans une famille pauvre. Il est très jeune quand meurt son père. Sa mère doit se louer comme nourrice. Lui-même, pour payer ses études, travaille comme infirmier à l’hôpital de la ville. A 21 ans, il décide d’entrer chez les Pères Carmes et ses supérieurs l’envoient à l’Université de Salamanque. Il aspire à retrouver la règle primitive de l’Ordre, faite d’austérité et de prière, mais il n’essuie que des refus. Devenu prêtre, il songe à changer d’Ordre religieux, quand Dieu lui fait rencontrer sainte Thérèse d’Avila.

Avec elle, il réalisera cette réforme dans une vie toute faite d’absolu. Il devint ainsi, auprès de ses frères, un signe de contradiction. On l’emprisonne neuf mois à Tolède, menottes aux mains, dans un cachot. Et, de son âme dépouillée de tout appui humain, jaillira le  » Cantique spirituel « . Il finit par s’enfuir et il est recueilli par des carmélites déchaussées. Commence alors pour Jean de la Croix, une période d’activité rayonnante, ouvrant à tous, carmes et carmélites, gens du peuple et universitaires, l’étroit sentier de la parfaite docilité à l’Esprit-Saint. De retour en Castille, il exerce de lourdes responsabilité, tout en désirant la parfaite ressemblance d’amour avec son Seigneur crucifié. Démis de toute charge, malade, calomnié, enfin se déchire la « toile de cette vie », il entre dans la vision de Dieu et va chanter son Cantique spirituel. « A la fin du jour, c’est sur l’amour qu’on vous examinera. » (St Jean de la Croix – Maxime 80)

Sainte Lucie de Syracuse

Sainte Lucie de Syracuse

Vierge et martyre en Sicile (+ v. 305)

Vierge et martyre à Syracuse, elle est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l’ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s’étendit jusqu’en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle, a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l’hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa ‘passion’ date du Ve voire du VIe siècle et beaucoup de détails y sont légendaires: enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance; attelée à deux bœufs pour l’écarteler, ils ne purent bouger; mise sur un bûcher, les flammes s’éloignèrent d’elle. Ses reliques vénérées à Syracuse ont été transportées d’abord à Constantinople et actuellement à Venise. Saint Thomas d’Aquin parle d’elle à deux reprises dans sa ‘Somme théologique’.

il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste

Mt 11,11-15

«Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c’est lui. Celui qui a des oreilles, qu’il entende!».

 

Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus: 
«C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe». 

—Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire? 

Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!

Repos

Mt 11,28-30: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».

« Lorsque Dieu pose son bras sur notre épaule, comme “son doux joug”, cela n’est pas un poids qui nous pèse, mais plutôt un geste d’acceptation empli d’amour. Le “joug” de ce bras n’est pas un poids mais plutôt le don d’amour qui nous soutient et fait de nous ses enfants » (Benoit XVI)

Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu

Première lecture

Dieu console son peuple. (Is 40, 1-11)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié,
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.

Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
tracez droit, dans les terres arides,
une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur,
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »

Une voix dit : « Proclame ! »
Et je dis : « Que vais-je proclamer ? »
Toute chair est comme l’herbe,
toute sa grâce, comme la fleur des champs :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane
quand passe sur elle le souffle du Seigneur.
Oui, le peuple est comme l’herbe :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu
demeure pour toujours.

Monte sur une haute montagne,
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force,
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(95 (96), 1-2a, 3a.10ac, 11-12a, 12b.13ab)

R/ Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance.
(Is 40, 9.10)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

Racontez à tous les peuples sa gloire,
allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Évangile

« Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu » (Mt 18, 12-14)

Alléluia, Alléluia. Il est proche, le jour du Seigneur ; le voici qui vient nous sauver. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Juan Diego

Un chrétien indigène

Juan Diego, le simple paysan qui allait être connu dans le monde entier sous le nom qu’il reçut lors de sa renaissance dans le baptême, est né en 1474 à Cuautitlán (aujourd’hui Mexico) sous le nom de « Cuauhtlatoatzin », qui signifie « l’aigle qui parle ». Ce membre du peuple Chichimeca sera à la hauteur de son nom, car les aigles voient loin et bien. Lui et sa femme, Maria Lucía, en virent suffisamment pour comprendre que la violence des conquistadors n’était pas la seule chose qui arrivait à son peuple lorsque les Espagnols mirent pied sur leur terre. Aux côtés des soldats et des aventuriers, il y avait d’humbles frères franciscains qui enseignaient aux peuples indigènes avec les dessins et leur bonté. Cuauhtlatoatzin et sa femme demandèrent le baptême, recevant de nouveaux noms en même temps que leur nouvelle vie dans le Christ.

La dame sur la colline de Tepeyac

En décembre 1531, quelque temps après la mort de sa femme, Juan Diego parcourut le long chemin qui conduisait aux frères, où il se rendait chaque samedi pour recevoir l’instruction catéchétique. Mais ce jour-là fut différent. Alors qu’il passait par la colline de Tepeyac, il entendit un étrange et magnifique chant d’oiseaux, puis une voix qui l’appelait en utilisant le diminutif de son nom : « Juantzin! » « Petit Juan ! » A son grand étonnement, il vit une belle jeune femme vêtue d’un manteau d’étoiles, portant la ceinture noire avec laquelle les femmes indigènes indiquent qu’elles sont enceintes. Elle lui parla dans sa langue maternelle, le nahuatl, et lui demanda d’aller dire à l’évêque de construire une église en ce lieu, afin qu’elle puisse donner son Fils à tous ceux qui viendraient là.

Le messager

Juan Diego se précipita chez l’évêque, Juan Zumárraga, qui réagit à son récit avec scepticisme. Le paysan retourna auprès de la belle dame, lui disant que puisqu’il était « un homme sans importance », elle devait choisir un meilleur messager. La « Mère du vrai Dieu », comme elle se définit elle-même, était néanmoins convaincue d’avoir choisi le bon messager. Après un deuxième voyage chez l’évêque, qui demanda un signe, la dame demanda à Juan Diego de revenir le lendemain.
Le lendemain, l’oncle de Juan Diego, Juan Bernardino, tomba gravement malade, et Juan Diego resta à la maison pour s’occuper de lui. En allant chercher un prêtre le matin du 12 décembre pour conférer les derniers rites à son oncle, Juan Diego fit de son mieux pour éviter la Vierge, en changeant de chemin. Elle le retrouva cependant et le réprimanda avec des mots qui firent écho à travers les siècles : « Ne suis-je pas là, moi qui suis ta mère ? » Lui assurant que son oncle allait se rétablir, elle lui demanda de monter sur la colline, où ne poussaient que des cactus et des broussailles – surtout en hiver – et de cueillir les roses qu’il y trouverait. Il s’executa, empaquetant les fleurs dans sa tilma, ou manteau, et les apporta à l’évêque. Lorsque Juan Diego ouvrit sa tilma, l’évêque, les yeux écarquillés, tomba à genoux, car il n’y voyait pas seulement des roses, mais l’image d’une belle mestiza, ou fille métisse, vêtue comme une Indienne. Elle avait « le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds » (Ap 12,1), comme le décrit le Livre de l’Apocalypse. L’évêque comprit : cet humble Indien avait vraiment vu la Mère de Dieu et Mère de tous les croyants, qui avait laissé son image imprimée sur son manteau.

Un homme de prière

Ce qui est arrivé à ce simple messager chichimèque accomplit ce que les frères et les prêtres missionnaires, dans l’ensemble, -avaient été incapables d’opérer : convaincre les peuples indigènes que cet Évangile, ou bonne nouvelle, était aussi pour eux. En 1539, huit ans seulement après les apparitions, quelque 9 millions d’entre eux demandèrent le baptême. Cette dame qui parlait dans leur langue et accomplissait les prophéties aztèques, était la Mère du vrai Dieu. Son Fils demanda à naître aussi dans leurs cœurs.
Lorsqu’une église fut construite sur le lieu de l’apparition, Juan Diego s’installa dans une petite cabane à proximité afin de nettoyer les lieux, de s’occuper des pèlerins, d’instruire les autres dans la foi et, surtout, de prier. Il y restera jusqu’à sa mort en 1548 : « un homme sans importance » dont la vie devint une partie de la chaîne et de la trame de cet événement singulier dans la vie de l’Église.

7 Décembre: Saint Ambroise, êveque et docteur de l’Église

Saint Ambroise, évêque de Milan et docteur de l’Église

Sant'Ambrogio Sant’Ambrogio  (© Biblioteca Apostolica Vaticana)

C’était un moment de déchirantes divisions sociales. Le 7 décembre 374 dans une église à Milan la discussion était animée. L’épineuse désignation du nouvel évêque de la ville, capitale de l’Empire romain d’Occident, avait exacerbé les tensions entre catholiques et ariens. Le déni de la divinité du Christ, soutenu par ces derniers et auquel s’opposaient les premiers, était perçu comme un obstacle insurmontable dans le choix d’un pasteur qui puisse représenter les deux.

Un évêque pour tous

On appela le gouverneur de la Lombardie, Ligurie et Emilie, connu pour son impartialité et équité pour faire la médiation. Il se nommait Ambroise, né en 340 à Trèves, en Allemagne, dans une famille romaine chrétienne. À Rome, il avait accompli les études juridiques sur les traces de son père, préfet de la Gaule, apprenant l’art oratoire et la littérature gréco-latine. Les succès dans la carrière de magistrat et l’équilibre dans la gestion même des plus épineuses controverses avait fait de lui le candidat idéal pour modérer le débat houleux engagé à Milan après la mort de l’évêque arien Assenzio. L’invitation au dialogue d’Ambroise convainc le peuple et évite qu’éclate le tumulte. Juste au moment où le gouverneur pensait  avoir réussi sa mission, l’inattendu se produisit: de la foule s’éleva forte une voix d’enfant à laquelle fit écho celle de toute l’Assemblée: « Ambroise évêque! ». Catholiques et ariens dans une concorde inattendue avaient trouvé l’entente. L’imploration du peuple désorienta Ambroise: il n’était pas baptisé et se sentait inadapté. Il s’y opposa se référant à l’empereur Valentinien qui toutefois confirma la volonté populaire. Ambroise s’enfuit alors, mais le pape Damase aussi le considère idoine pour la dignité épiscopale; Ainsi comprit-il l’appel de Dieu et accepta devenant à seulement 34 ans, évêque de Milan.

Prière et proximité du peuple

Il distribua tous les biens aux pauvres et se dédia à l’étude des Textes Sacrés et des Pères de l’Église: «quand je lis les Écritures », disait-il  « Dieu marche avec moi au paradis.» Il apprit à prêcher et son art oratoire fascina le jeune Augustin d’Hippone, scellant ainsi sa conversion. La vie d’Ambroise devint toujours plus frugale et austère, toute dédiée à l’étude, à la prière, à l’écoute assidue et à la proximité envers les pauvres et le peuple de Dieu. «Si l’Église a de l’or ce n’est pas pour le garder, mais pour le donner à qui est dans le besoin », disait-il quand il décida de fondre des objets liturgiques pour payer la rançon de certains des fidèles séquestrés par les soldats nordiques.

La lutte contre l’hérésie

Paix et concorde furent ses priorités, mais sans jamais tolérer l’erreur. L’iconographie artistique nous le dépeint avec le fouet frappant les hérétiques. Énergique fut sa lutte contre l’arianisme qui l’opposa même à des gouvernants et souverains. De ce conflit, éclaté sous l’impératrice philo-arienne Giustina, Ambroise sortit victorieux en affirmant l’indépendance du pouvoir spirituel sur le temporel. Emblématique l’épisode du massacre de Thessalonique en 390. Après le massacre de sept mille personnes révoltés pour la mort du gouverneur, Ambroise réussit à susciter le repentir de Théodose qui l’avait ordonné. « L’empereur est dans l’Église, non pas au-dessus de l’Église » était la conviction de l’évêque milanais qui, en dépit de la loi, n’a même pas assigné une église aux ariens.

La primauté de Pierre

Ambroise a également toujours reconnu la primauté de l’évêque de Rome en disant: « Ubi Petrus, ibi Ecclesia ». L’amour du Christ, de l’Église, de Marie émerge de l’abondante production littéraire et théologique qui lui a conféré, de même qu’aux saints Jérôme, Augustin et Grégoire le Grand, le titre de grand docteur de l’Église d’Occident. Bâtisseur de basiliques, compositeur d’hymnes qui révolutionnèrent la prière, infatigable dans l’oraison, Ambroise mourut le samedi Saint de 397. Pour lui rendre hommage le dimanche de Pâques, afflua une foule immense.

Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris

Lectures de la messe

Première lecture

« En ce jour-là, les yeux des aveugles verront » (Is 29, 17-24)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Ne le savez-vous pas ?
Encore un peu, très peu de temps,
et le Liban se changera en verger,
et le verger sera pareil à une forêt.
Les sourds, en ce jour-là,
entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront.
Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur,
les malheureux exulteront
en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans,
l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal
et sans raison font débouter l’innocent.
C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham,
parle ainsi à la maison de Jacob :
« Désormais Jacob n’aura plus de honte,
son visage ne pâlira plus ;
car, quand il verra chez lui ses enfants,
l’œuvre de mes mains,
il sanctifiera mon nom,
il sanctifiera le Dieu saint de Jacob,
il tremblera devant le Dieu d’Israël.
Les esprits égarés découvriront l’intelligence,
et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(26 (27), 1, 4abcd, 13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.
(26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Évangile

Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris. (Mt 9, 27-31)

Alléluia, Alléluia. Voici qu’il vient avec puissance, notre Seigneur, pour éclairer les yeux de ses serviteurs Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison,
les aveugles s’approchèrent de lui,
et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils lui répondirent :
« Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent,
et Jésus leur dit avec fermeté :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, une fois sortis,
ils parlèrent de lui dans toute la région.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!

Mt 7,21.24-27:

«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet».

 

«Bâtir une maison sur le sable» (cf. Mt 7,26) est une image pour décrire un comportement insensé, qui ne mène à aucun résultat et aboutit à l’échec d’une vie, après un effort long et pénible pour construire quelque chose. "Bene curris, sed extra viam", disait saint Augustin : tu cours bien, mais en dehors du parcours homologué, pouvons-nous traduire. Quel dommage d’en arriver là, au moment de l’épreuve, des tempêtes et des crues que comporte nécessairement notre vie !

Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains.

Lectures de la messe

Première lecture

« Le Seigneur préparera un festin et essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)

Lecture du livre du prophète Isaïe

En ce jour-là,
le Seigneur de l’univers
préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,
un festin de viandes grasses et de vins capiteux,
un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître
le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples
et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.

Et ce jour-là, on dira :
« Voici notre Dieu,
en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur,
en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous :
il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur
reposera sur cette montagne.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 22 (23), 1-2ab, 2cd-3, 4, 5, 6)

R/ J’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
(Ps 22, 6cd)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Évangile

Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains. (Mt 15, 29-37)

Alléluia, Alléluia. Il viendra, le Seigneur, pour sauver son peuple. Heureux ceux qui sont prêts à partir à sa rencontre ! Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus arriva près de la mer de Galilée.
Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui,
avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d’autres encore ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration
en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis,
des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ;
et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« Je suis saisi de compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun,
ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent :
« Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ;
rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles pleines.

– Acclamons la Parole de Dieu.

3 DÉCEMBRE : FÊTE DE SAINT FRANÇOIS XAVIER

3 DÉCEMBRE : FÊTE DE SAINT FRANÇOIS XAVIER

Saint François-Xavier naquit en 1506 dans la famille de Jasso, grande famille d’Espagne.

Son père, Juan de Jasso, était président du conseil du Royaume de Navarre. Quant à sa mère, María de Azpilicueta, issue d’une vieille famille de la vallée du Baztan, apporta en dot lors de son mariage le château de Javier. Saint François Xavier s’appelle Francisco de Javier (transformé en François-Xavier plus tard) à cause de cela.

Quelques années après, François-Xavier choisit de devenir prêtre et de faire ses études de théologie en France, à la Sorbonne à Paris.

C’est à Paris qu’il rencontre Ignace de Loyola.

En 1530, il devient professeur dans un collège parisien et partage avec Ignace de Loyola sa chambre. Il retiendra de leurs échanges une question : « que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à se perdre soi-même ? ».

François-Xavier prononce ses voeux à Montmartre durant l’année 1534, et est ordonné à la prêtrise à Venise en 1537.

Ce n’est qu’en 1538 qu’il prend part avec 5 autres compagnons (Ignace de Loyola, Pierre Favre, François-Xavier, Diego Lainez et Alfonso Salmeron) à la fondation d’un nouvel ordre religieux : les Jésuites.

La Mission

Ensuite, à la demande du pape que François-Xavier part en Asie rejoindre les comptoirs installés par les Portugais pour y convertir les populations.

Il débarque à Goa sur la côte occidentale de l’Inde, le .

Sous son influence, quelques Portugais de Goa changent radicalement de vie. Ces conversions retentissantes commencent à le faire connaître. On lui confie une école en 1542. Il en fait le collège Saint-Paul, pour la formation chrétienne des nouveaux chrétiens. Saint-Paul est la première école dirigée par un jésuite.

Jusqu’ en 1547 l’infatigable missionnaire se rend sur l’Archipel des Comores, puis à Ceylan, Malacca, aux îles Moluques et de nouveau à Malacca. Aux Moluques, il jette les bases d’une mission à Ambon, Morotai et Ternate. Revenant en Inde, il missionne le long de la côte des pêcheurs.

Il entend parler du Japon en 1547, et décide de s’y rendre.

En 1547, il entend parler pour la première fois du Japon. C’est là qu’il décide de poursuivre sa mission, ayant la conviction intime que Dieu le veut là. Après un périple difficile où il devra résister aux tempêtes et aux risques de mutineries, le missionnaire arrive au Japon.

Le 15 août 1549, il débarque avec quelques compagnons à Kagoshima. Ses Lettres du Japon sont enthousiastes quant aux perspectives missionnaires qu’offre le pays. Il y baptise un millier de personnes, surtout dans la région de Yamaguchi. Il est bien reçu par les autorités mais a des difficultés avec les moines boudhistes. Une seule chose compte pour lui : annoncer le Christ à ce peuple riche d’une vieille culture, enraciné dans un bouddhisme dominant. Il doit pour cela apprendre le japonais et se rapprocher des hommes qui possèdent le pouvoir, notamment l’empereur.

Fin de vie

Beaucoup de japonais se convertissent et fort de son succès, François-Xavier veut désormais évangéliser la Chine qu’il juge être le pays le plus influent de l’Asie en tout point, nottamment philosophique, et donc sa cible première, ce qui reste un voeu pieu, puisqu’il meurt en 1552, à Malacca, épuisé par la mission.

Il fut canonisé par Grégoire XV en 1622.

 Il a fait partie des saints patrons des JMJ de Madrid en 2011.

Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre

Lc 10,21-24:

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu».

Parole de Dieu du Lundi 01 avent C

Première lecture

« Il sera la splendeur des rescapés d’Israël » (Is 4, 2-6)

Lecture du livre du prophète Isaïe

(lecture pour l’année A (2025-2026), où la lecture ci-dessous a été lue la veille)

Ce jour-là,
le Germe que fera grandir le Seigneur
sera l’honneur et la gloire des rescapés d’Israël,
le Fruit de la terre sera leur fierté et leur splendeur.
Alors, ceux qui seront restés dans Sion,
les survivants de Jérusalem,
seront appelés saints :
tous seront inscrits à Jérusalem
pour y vivre.
Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion,
purifié Jérusalem du sang répandu,
en y faisant passer le souffle du jugement,
un souffle d’incendie,
alors, sur toute la montagne de Sion,
sur les assemblées qui s’y tiennent,
le Seigneur créera
une nuée pendant le jour
et, pendant la nuit, une fumée
avec un feu de flammes éclatantes.
Et au-dessus de tout,
comme un dais, la gloire du Seigneur :
elle sera, contre la chaleur du jour, l’ombre d’une hutte,
un refuge, un abri contre l’orage et la pluie.

– Parole du Seigneur.

Première lecture

Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)

Lecture du livre du prophète Isaïe

(à employer de préférence les années B et C. 2026-2027 : année B)

Parole d’Isaïe,
– ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.

Il arrivera dans les derniers jours
que la montagne de la maison du Seigneur
se tiendra plus haut que les monts,
s’élèvera au-dessus des collines.
Vers elle, afflueront toutes les nations
et viendront des peuples nombreux.
Ils diront : « Venez !
montons à la montagne du Seigneur,
à la maison du Dieu de Jacob !
Qu’il nous enseigne ses chemins,
et nous irons par ses sentiers. »
Oui, la loi sortira de Sion,
et de Jérusalem, la parole du Seigneur.

Il sera juge entre les nations
et l’arbitre de peuples nombreux.
De leurs épées, ils forgeront des socs,
et de leurs lances, des faucilles.
Jamais nation contre nation
ne lèvera l’épée ;
ils n’apprendront plus la guerre.
Venez, maison de Jacob !
Marchons à la lumière du Seigneur.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)

R/ Dans la joie, nous irons
à la maison du Seigneur.
(cf. Ps 121, 1)

Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur,

C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur ;
c’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.

Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais ! »

À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : « Paix sur toi ! »
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien.

Évangile

« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5-11)

Alléluia, Alléluia. Viens, Seigneur, notre Dieu, délivre-nous. Montre-nous ton visage et nous serons sauvés. Alléluia. (cf. Ps 79, 4)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint André, apôtre

André est un prénom d’origine grecque, qui signifie « viril » ou « courageux ».

Il était le frère de Simon-Pierre et comme lui, était pêcheur sur le lac de Tibériade. André fut le premier des douze futurs apôtres à rencontrer Jésus sur les bords du Jourdain au lendemain de son Baptême.

C’est André qui établit le premier contact entre son frère Simon et le Christ, en attendant que le Seigneur les appelle à le suivre définitivement pour devenir « pêcheurs d’hommes ».

Avec Pierre, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, André fait partie du groupe des quatre premiers disciples.

On retrouve André au moment de la multiplication des pains.

Avec Philippe, il introduira près de Jésus un groupe de païens d’origine grecque, sympathisants du Judaïsme, montés en pèlerinage à Jérusalem. Ces païens disaient (comment ne pas faire nôtre leur demande !) : « Nous voudrions approcher Jésus ». Dans l’évangile selon Marc, on entend André demander à Jésus, avec Pierre, Jacques et Jean : « Dis-nous quand cela arrivera-t-il ? ( à savoir, la destruction du Temple de Jérusalem) et quel sera le signe que tout cela va finir ? ».

Quant au ministère de l’apôtre saint André après la Pentecôte, nous n’avons pas de renseignements précis. On peut néanmoins s’autoriser d’une très ancienne tradition qui situe la fin de son service de l’Évangile par le martyre à Patras, en Grèce, au nord-ouest du Péloponnèse.

La coutume de le représenter supplicié sur une croix en forme de X n’a été associée à son culte que vers le XIVe siècle. André aurait été crucifié en Grèce, en présence du peuple comme son frère Pierre le fut à Rome au cirque de Néron.

Le Patriarcat Oecuménique d’Istanbul Constantinople a choisi comme patron saint André en qui on vénère « le premier des appelés par Jésus ». Aussi les deux Églises soeurs, d’Orient et d’Occident ont-elles voulu faire de l’icône qui représente André et Pierre s’embrassant fraternellement, le rappel de leur marche vers l’Unité voulue expressément par le Seigneur, « venu rassembler les enfants de Dieu dispersés ».

Saints Martyrs du Vietnam

Saints Martyrs du Vietnam

André Dung Lac, prêtre et ses compagnons martyrs entre 1745 et 1862

La persécution déclenchée par le roi Tu-Duc dans le Tonkin central fut particulièrement cruelle.
Martyrs du VietnamCe sont des milliers de martyrs qui témoignèrent de leur foi et parmi eux de très nombreux pères dominicains.
Ils ont été béatifiés pour les uns en 1906, pour d’autres en 1951. Ils furent canonisés en 1988.
Martyrs du Vietnam (+1745-1862) site du Vatican
– Sang des martyrs, semence de la foi au Vietnam, vidéo. L’Eglise du Vietnam est marquée par l’histoire des martyrs. Du XVIIe au XIXe siècle, 130 000 chrétiens sont morts au nom de leur foi sous le règne des Empereurs. Beaucoup d’autres ont été tués ou emprisonnés au XXe siècle sous le régime communiste.
Mémoire des saints André Dung Lac, prêtre, et ses compagnons, martyrs. Une célébration commune honore cent-dix-sept martyrs mis à mort entre 1745 et 1862 dans diverses régions du Viet Nam: le Tonkin, l’Annam et la Cochinchine. Parmi eux, huit évêques, un grand nombre de prêtres et une foule considérable de laïcs chrétiens des deux sexes, de toute condition, de tout âge, qui ont tous préféré souffrir l’exil, la prison, les tortures et enfin les derniers supplices plutôt que de fouler aux pieds la croix et faillir à la foi chrétienne.

Martyrologe romain

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)

Évangile

« Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume » (Lc 23, 35-43)

Alléluia. Alléluia.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.
Alléluia. (cf. Mc 11, 9b.10a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
on venait de crucifier Jésus,
et le peuple restait là à observer.
Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient :
« Il en a sauvé d’autres :
qu’il se sauve lui-même,
s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »
Les soldats aussi se moquaient de lui ;
s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée,
en disant :
« Si tu es le roi des Juifs,
sauve-toi toi-même ! »

Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui :
« Celui-ci est le roi des Juifs. »
L’un des malfaiteurs suspendus en croix
l’injuriait :
« N’es-tu pas le Christ ?
Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »
Mais l’autre lui fit de vifs reproches :
« Tu ne crains donc pas Dieu !
Tu es pourtant un condamné, toi aussi !
Et puis, pour nous, c’est juste :
après ce que nous avons fait,
nous avons ce que nous méritons.
Mais lui, il n’a rien fait de mal. »
Et il disait :
« Jésus, souviens-toi de moi
quand tu viendras dans ton Royaume. »
Jésus lui déclara :
« Amen, je te le dis :
aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Sainte Cécile, vierge et martyr

22 novembre

Sainte Cécile
Sainte Cécile

Sainte Cécile
Vierge et Martyre
(† 230)

C’est sous l’empereur Alexandre Sévère que souffrit cette jeune Sainte, l’une des fleurs les plus suaves de la virginité chrétienne et du martyre. Fille d’un illustre patricien, seule chrétienne de sa famille, bien qu’elle eût consacré sa virginité à Jésus-Christ, elle dut se résigner à sortir de la maison paternelle, où elle vivait dans la prière, la lecture des Livres saints et le chant des cantiques, pour épouser le jeune Valérien, noble et bon, mais païen.

Le soir des noces, quand les époux se trouvèrent seuls, Cécile s’adressa doucement à Valérien:

« Ami très cher, lui dit-elle, j’ai un secret à te confier: mais peux-tu me promettre de le garder? » Ayant reçu le serment du jeune homme, elle reprit:

« Écoute. Un Ange de Dieu veille sur moi, car j’appartiens à Dieu. S’il voit que tu m’aimes d’un mauvais amour, il me défendra, et tu mourras; mais si tu respectes ma virginité, alors il t’aimera comme il m’aime, et sa grâce s’étendra aussi sur toi. » Troublé, Valérien répondit:

« Cécile, pour que je puisse croire à ta parole, fais-moi voir cet Ange.

— Si tu crois au vrai Dieu et si tu reçois le Baptême des chrétiens, tu pourras voir l’Ange qui veille sur moi. »

Valérien accepta la condition, se rendit près de l’évêque Urbain, à trois milles de Rome, fut instruit, reçut le Baptême et revint près de Cécile. Près d’elle, il aperçut un Ange au visage lumineux, aux ailes éclatantes, qui tenait dans ses mains deux couronnes de roses et de lis, et qui posa l’une de ces couronnes sur la tête de Cécile, l’autre sur la tête de Valérien, et leur dit:

« Je vous apporte ces fleurs des jardins du Ciel. » Valérien avait un frère nommé Tiburce; au récit de ces merveilles, il abjura les idoles et se fit chrétien.

Les deux frères furent bientôt dénoncés, demeurèrent invincibles dans la confession et leur foi et eurent la tête tranchée. Quant à Cécile, elle comparut elle-même devant le tribunal du préfet de Rome:

« Quel est ton nom et quelle est ta condition? lui dit-il.

— Devant les hommes, je m’appelle Cécile; mais chrétienne est mon plus beau nom.

— Sacrifie aux dieux!

— Tes dieux ne sont que des pierres, de l’airain ou du plomb. »

Le préfet la fit reconduire chez elle et ordonna de la laisser mourir dans la salle de bains embrasée de vapeurs; Dieu renouvela pour elle le miracle des Hébreux dans la fournaise. Le bourreau vint pour lui trancher la tête; mais il le fit si maladroitement, qu’elle ne mourut que trois jours après.

Sainte Cécile est la patronne des musiciens.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950

Présentation de la Vierge Marie

Présentation de la Vierge Marie

Cet épisode de la vie de la Vierge Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le « protévangile de Jacques ». présentation de Marie - Association de la Médaille Miraculeuse La piété populaire et la spiritualité mariale en furent marquées, car elle soulignait bien la disponibilité de la Vierge Marie, à l’égard de la volonté divine. Tant en Orient qu’en Occident, cette fête connut un grand succès. Marie est bien prédestinée à devenir le temple vivant de la divinité. La scène est toute simple, selon cet évangile apocryphe: Anne et Joachim voulurent remercier Dieu de la naissance de cette enfant. Ils la lui consacrèrent. Lorsqu’elle eut trois ans, Marie fut conduite au Temple, un prêtre l’accueille par des paroles qui ressemblent au Magnificat et l’enfant s’assied sur les marches de l’autel. « Tout le peuple d’Israël l’aima ». Cette fête est attestée dès le VIe siècle.
– vidéo : Présentation de Marie au temple de JérusalemDPTNproductions, université pontificale de la Sainte Croix
Au lendemain de la dédicace de la basilique Sainte-Marie-la-Neuve près du mur du Temple de Jérusalem, l’Église célèbre la consécration que fit d’elle-même à Dieu dès son enfance la future mère de Dieu, sous l’action de l’Esprit Saint, dont la grâce l’avait comblée dès sa conception immaculée.

Martyrologe romain

« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! » (Lc 19, 41-44)

Évangile

« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui donne la paix ! » (Lc 19, 41-44)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
lorsque Jésus fut près de Jérusalem,
voyant la ville, il pleura sur elle, en disant :
« Ah ! si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour
ce qui donne la paix !
Mais maintenant cela est resté caché à tes yeux.
Oui, viendront pour toi des jours
où tes ennemis construiront des ouvrages de siège contre toi,
t’encercleront et te presseront de tous côtés ;
ils t’anéantiront,
toi et tes enfants qui sont chez toi,
et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre,
parce que tu n’as pas reconnu
le moment où Dieu te visitait. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? » (Lc 19, 11-28)

Évangile

« Pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ? » (Lc 19, 11-28)

Alléluia. Alléluia.
C’est moi qui vous ai choisis,
afin que vous alliez, que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure, dit le Seigneur.
Alléluia. (cf. Jn 15, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme on l’écoutait,
Jésus ajouta une parabole :
il était près de Jérusalem
et ses auditeurs pensaient que le royaume de Dieu
allait se manifester à l’instant même.
Voici donc ce qu’il dit :
« Un homme de la noblesse
partit dans un pays lointain
pour se faire donner la royauté et revenir ensuite.
Il appela dix de ses serviteurs,
et remit à chacun une somme de la valeur d’une mine ;
puis il leur dit :
“Pendant mon voyage, faites de bonnes affaires.”
Mais ses concitoyens le détestaient,
et ils envoyèrent derrière lui une délégation
chargée de dire :
“Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.”

Quand il fut de retour après avoir reçu la royauté,
il fit convoquer les serviteurs auxquels il avait remis l’argent,
afin de savoir ce que leurs affaires avaient rapporté.
Le premier se présenta et dit :
“Seigneur, la somme que tu m’avais remise
a été multipliée par dix.”
Le roi lui déclara :
“Très bien, bon serviteur !
Puisque tu as été fidèle en si peu de chose,
reçois l’autorité sur dix villes.”
Le second vint dire :
“La somme que tu m’avais remise, Seigneur,
a été multipliée par cinq.”
À celui-là encore, le roi dit :
“Toi, de même, sois à la tête de cinq villes.”
Le dernier vint dire :
“Seigneur, voici la somme que tu m’avais remise ;
je l’ai gardée enveloppée dans un linge.
En effet, j’avais peur de toi,
car tu es un homme exigeant,
tu retires ce que tu n’as pas mis en dépôt,
tu moissonnes ce que tu n’as pas semé.”
Le roi lui déclara :
“Je vais te juger sur tes paroles,
serviteur mauvais :
tu savais que je suis un homme exigeant,
que je retire ce que je n’ai pas mis en dépôt,
que je moissonne ce que je n’ai pas semé ;
alors pourquoi n’as-tu pas mis mon argent à la banque ?
À mon arrivée, je l’aurais repris avec les intérêts.”
Et le roi dit à ceux qui étaient là :
“Retirez-lui cette somme
et donnez-la à celui qui a dix fois plus.”
On lui dit :
“Seigneur, il a dix fois plus !
– Je vous le déclare :
on donnera
à celui qui a ;
mais celui qui n’a rien
se verra enlever même ce qu’il a.
Quant à mes ennemis,
ceux qui n’ont pas voulu que je règne sur eux,
amenez-les ici
et égorgez-les devant moi.” »

Après avoir ainsi parlé,
Jésus partit en avant
pour monter à Jérusalem.

– Acclamons la Parole de Dieu.