Dédicace des basiliques de S. Pierre et de S. Paul, apôtres

Dédicace des basiliques de St Pierre et de St Paul

Saint Pierre de Rome au Vatican dont « la gigantesque coupole développe sa courbe exactement au-dessus du premier pasteur de l’Eglise » (Pie XII) et Saint Paul hors-les Murs sur la voie d’Ostie au lieu même où fut enseveli l’Apôtre des Nations.

– vidéo sur la webTV de la CEF: La dédicace d’une église.

Mémoire de la dédicace des basiliques des saints Pierre et Paul, Apôtres, à Rome. La première, édifiée par l’empereur Constantin sur la colline vaticane, au-dessus de la tombe de saint Pierre, mais délabrée par le cours des temps et reconstruite sur un plan plus grandiose, fut de nouveau consacrée en ce jour; la seconde, construite sur la voie d’Ostie par les empereurs Théodose et Valentinien, puis détruite par un déplorable incendie et entièrement reconstruite, fut consacrée le 10 décembre 1854. La commémoraison commune de leur dédicace, est, d’une certaine manière, un signe de la fraternité des deux Apôtres et de l’unité de l’Église.

Martyrologe romain

Sainte Elisabeth de Thuringe

Sainte Elisabeth de Thuringe

Elisabeth de Hongrie, duchesse (+ 1231)

Princesse de Hongrie, elle est fiancée à l’âge de quatre ans et mariée à quatorze au Landgrave de Thuringe. Ce sera une épouse aimante pour ce mari qu’elle n’a pas choisi, se parant pour lui faire honneur, alors qu’elle n’aime que la simplicité. Des franciscains venus d’Allemagne lui font connaître l’esprit de saint François et elle se met au service des pauvres et des familles éprouvées par la guerre. En 1227, son époux tant aimé meurt au moment de s’embarquer pour la croisade. Élisabeth se retrouve veuve à 20 ans, enceinte d’un troisième enfant. Comme on veut la remarier, elle refuse et, pour cette raison, connaît l’injustice de sa famille qui la chasse avec ses trois enfants et l’héberge dans une porcherie. Son oncle l’évêque de Bamberg calme le jeu. Elle peut revêtir l’habit du Tiers-ordre franciscain. La famille ducale se charge des enfants. Elle ne garde pour elle qu’une pauvre demeure et met alors tous ses revenus au service des pauvres. Elle leur fait construire un hôpital. Joyeuse de tout ce qu’elle devait endurer, elle disait: « Je ne veux pas faire peur à Dieu par une mine sinistre. Ne préfère-t-il pas me voir joyeuse puisque je l’aime et qu’il m’aime? » Elle meurt à 24 ans ayant voué sa vie et sa santé à rendre heureux les misérables.

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)

Évangile

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie » (Lc 21, 5-19)

Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme certains disciples de Jésus parlaient du Temple,
des belles pierres et des ex-voto qui le décoraient,
Jésus leur déclara :
« Ce que vous contemplez,
des jours viendront
où il n’en restera pas pierre sur pierre :
tout sera détruit. »
Ils lui demandèrent :
« Maître, quand cela arrivera-t-il ?
Et quel sera le signe que cela est sur le point d’arriver ? »
Jésus répondit :
« Prenez garde de ne pas vous laisser égarer,
car beaucoup viendront sous mon nom,
et diront : ‘C’est moi’,
ou encore : ‘Le moment est tout proche.’
Ne marchez pas derrière eux !
Quand vous entendrez parler de guerres et de désordres,
ne soyez pas terrifiés :
il faut que cela arrive d’abord,
mais ce ne sera pas aussitôt la fin. »
Alors Jésus ajouta :
« On se dressera nation contre nation,
royaume contre royaume.
Il y aura de grands tremblements de terre
et, en divers lieux, des famines et des épidémies ;
des phénomènes effrayants surviendront,
et de grands signes venus du ciel.

Mais avant tout cela,
on portera la main sur vous et l’on vous persécutera ;
on vous livrera aux synagogues et aux prisons,
on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs,
à cause de mon nom.
Cela vous amènera à rendre témoignage.
Mettez-vous donc dans l’esprit
que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense.
C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse
à laquelle tous vos adversaires ne pourront
ni résister ni s’opposer.
Vous serez livrés même par vos parents,
vos frères, votre famille et vos amis,
et ils feront mettre à mort certains d’entre vous.
Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom.
Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.
C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Albert le Grand

Saint Albert le Grand

Frère prêcheur, évêque de Ratisbonne, docteur de l’Église (+ 1280)

Jeune étudiant issu d’une famille noble de Bavière, les premières années de sa vie nous sont mal connues. Il naquit à Lauingen ville située sur les bords du Danube.
Il entra dans l’Ordre des Prêcheurs ou dominicains. Très doué pour les études, il ne passe pas inaperçu et très vite il est chargé d’enseignements tout en poursuivant ses recherches personnelles. Sa grande préoccupation est de rendre accessible au monde latin la pensée du philosophe grec Aristote, redécouvert à travers la tradition arabe de Cordoue. Il veut l’harmoniser avec la pensée chrétienne.
Professeur à Paris, il se prend d’amitié avec un de ses étudiants tout aussi doué que lui : saint Thomas d’Aquin, amitié fidèle et sans faille. Lorsqu’Albert se rend à Cologne poursuivre son enseignement, son disciple saint Thomas le suit. Quand son disciple sera accusé d’hérésie, le vieux maître Albert fera le voyage de Cologne pour prendre sa défense. Albert le Grand, fresque à Trévise en Italie, par Thomas de Modène, en 1352
Il aurait aimé consacrer toute sa vie à la pensée et à l’enseignement. Mais il est religieux, alors par obéissance, il devient provincial dominicain et bientôt évêque de Ratisbonne (Regensburg).
Deux années suffisent pour qu’on se rende compte que le dévouement est insuffisant, alors on le rend à ses chères études. Son savoir est quasi encyclopédique au point qu’on veut en faire un maître de l’ésotérisme. Mais sa foi est encore plus grande que sa théologie et sa philosophie : « C’est pourquoi on le dit Notre Père, il n’est pas de prière douce et familière qui commence d’une manière plus familière et plus douce », écrit-il dans son commentaire de saint Matthieu.
Illustration: Albert le Grand, fresque à Trévise en Italie, par Thomas de Modène, en 1352.
L’Eglise l’a proclamé docteur de l’Eglise et patron des scientifiques.

« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)

Lectures de la messe

Première lecture

« S’ils sont capables d’avoir une idée sur le cours éternel des choses, comment n’ont-ils pas découvert Celui qui en est le Maître ? » (Sg 13, 1-9)

Lecture du livre de la Sagesse

De nature, ils sont inconsistants,
tous ces gens qui restent dans l’ignorance de Dieu :
à partir de ce qu’ils voient de bon,
ils n’ont pas été capables de connaître Celui qui est ;
en examinant ses œuvres,
ils n’ont pas reconnu l’Artisan.
Mais c’est le feu, le vent, la brise légère,
la ronde des étoiles, la violence des flots,
les luminaires du ciel gouvernant le cours du monde,
qu’ils ont regardés comme des dieux.
S’ils les ont pris pour des dieux,
sous le charme de leur beauté,
ils doivent savoir
combien le Maître de ces choses leur est supérieur,
car l’Auteur même de la beauté est leur créateur.
Et si c’est leur puissance et leur efficacité qui les ont frappés,
ils doivent comprendre, à partir de ces choses,
combien est plus puissant Celui qui les a faites.
Car à travers la grandeur et la beauté des créatures,
on peut contempler, par analogie, leur Auteur.

Et pourtant, ces hommes ne méritent qu’un blâme léger ;
car c’est peut-être en cherchant Dieu et voulant le trouver,
qu’ils se sont égarés :
plongés au milieu de ses œuvres,
ils poursuivent leur recherche
et se laissent prendre aux apparences :
ce qui s’offre à leurs yeux est si beau !
Encore une fois, ils n’ont pas d’excuse.
S’ils ont poussé la science à un degré tel
qu’ils sont capables d’avoir une idée
sur le cours éternel des choses,
comment n’ont-ils pas découvert plus vite
Celui qui en est le Maître ?

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 18a (19), 2-3, 4-5ab)

R/ Les cieux proclament la gloire de Dieu. (Ps 18a, 2a)

Les cieux proclament la gloire de Dieu,
le firmament raconte l’ouvrage de ses mains.
Le jour au jour en livre le récit
et la nuit à la nuit en donne connaissance.

Pas de paroles dans ce récit,
pas de voix qui s’entende ;
mais sur toute la terre en paraît le message
et la nouvelle, aux limites du monde.

Évangile

« Le jour où le Fils de l’homme se révélera » (Lc 17, 26-37)

Alléluia. Alléluia.
Redressez-vous et relevez la tête,
car votre rédemption approche.
Alléluia. (Lc 21, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Comme cela s’est passé dans les jours de Noé,
ainsi en sera-t-il dans les jours du Fils de l’homme.
On mangeait, on buvait, on prenait femme, on prenait mari,
jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche
et où survint le déluge qui les fit tous périr.
Il en était de même dans les jours de Loth :
on mangeait, on buvait,
on achetait, on vendait,
on plantait, on bâtissait ;
mais le jour où Loth sortit de Sodome,
du ciel tomba une pluie de feu et de soufre
qui les fit tous périr ;
cela se passera de la même manière
le jour où le Fils de l’homme se révélera.
En ce jour-là, celui qui sera sur sa terrasse,
et aura ses affaires dans sa maison,
qu’il ne descende pas pour les emporter ;
et de même celui qui sera dans son champ,
qu’il ne retourne pas en arrière.
Rappelez-vous la femme de Loth.
Qui cherchera à conserver sa vie la perdra.
Et qui la perdra la sauvegardera.
Je vous le dis :
Cette nuit-là, deux personnes seront dans le même lit :
l’une sera prise, l’autre laissée.
Deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain :
l’une sera prise, l’autre laissée. »
Prenant alors la parole, les disciples lui demandèrent :
« Où donc, Seigneur ? »
Il leur répondit :
« Là où sera le corps,
là aussi se rassembleront les vautours. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Le règne de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-25)

Lectures de la messe

Première lecture

« La Sagesse est le rayonnement de la lumière éternelle, le miroir sans tache de l’activité de Dieu » (Sg 7, 22 – 8, 1)

Lecture du livre de la Sagesse

Il y a dans la Sagesse un esprit
intelligent et saint,
unique et multiple,
subtil et rapide ;
perçant, net, clair et intact ;
ami du bien, vif, irrésistible,
bienfaisant, ami des hommes ;
ferme, sûr et paisible,
tout-puissant et observant tout,
pénétrant tous les esprits,
même les plus intelligents, les plus purs, les plus subtils.
La Sagesse, en effet, se meut d’un mouvement
qui surpasse tous les autres ;
elle traverse et pénètre toute chose à cause de sa pureté.
Car elle est la respiration de la puissance de Dieu,
l’émanation toute pure de la gloire du Souverain de l’univers ;
aussi rien de souillé ne peut l’atteindre.
Elle est le rayonnement de la lumière éternelle,
le miroir sans tache de l’activité de Dieu,
l’image de sa bonté.

Comme elle est unique, elle peut tout ;
et sans sortir d’elle-même, elle renouvelle l’univers.
D’âge en âge, elle se transmet à des âmes saintes,
pour en faire des prophètes et des amis de Dieu.
Car Dieu n’aime que celui qui vit avec la Sagesse.
Elle est plus belle que le soleil,
elle surpasse toutes les constellations ;
si on la compare à la lumière du jour,
on la trouve bien supérieure,
car le jour s’efface devant la nuit,
mais contre la Sagesse le mal ne peut rien.
Elle déploie sa vigueur d’un bout du monde à l’autre,
elle gouverne l’univers avec bonté.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 118 (119), 89-90, 91.130, 135.175)

R/ Pour toujours, ta parole, Seigneur. (Ps 118, 89)

Pour toujours, ta parole, Seigneur,
se dresse dans les cieux.
Ta fidélité demeure d’âge en âge,
la terre que tu fixas tient bon.

Jusqu’à ce jour, le monde tient par tes décisions :
toute chose est ta servante.
Déchiffrer ta parole illumine
et les simples comprennent.

Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends-moi tes commandements.
Que je vive et que mon âme te loue !
Tes décisions me soient en aide !

Évangile

« Le règne de Dieu est au milieu de vous » (Lc 17, 20-25)

Alléluia. Alléluia.
Moi, je suis la vigne, et vous les sarments, dit le Seigneur.
Celui qui demeure en moi et en qui je demeure,
celui-là porte beaucoup de fruit.
Alléluia. (Jn 15, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme les pharisiens demandaient à Jésus
quand viendrait le règne de Dieu,
il prit la parole et dit :
« La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !”
En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples :
« Des jours viendront
où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme,
et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !”
N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit
illumine l’horizon d’un bout à l’autre,
ainsi le Fils de l’homme,
quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup
et qu’il soit rejeté par cette génération. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Josaphat Kuntsevych

Saint Josaphat Kuntsevych

Évêque basilien et martyr à Vitebak (+ 1623)

Jean Kuntsevych, né en Volhynie, en 1580. Il est encore adolescent à l’époque de l’Union de Brest (1596) où une partie de l’Eglise d’Ukraine se rattache à Rome et constitue l’Eglise gréco-catholique ou Eglise ruthène. Saint Josaphat Kuntsevych 1580-1623 Eglise catholique ukrainienne, Winnipeg, Manitoba, Canada A vingt ans, il entre au monastère de la Sainte Trinité à Vilnius, alors dans le royaume polono-lituanien, dans un monastère de l’ordre basilien et prend le nom de Josaphat. A trente ans, il en devient l’un des supérieurs. Déchiré en lui-même par cette séparation entre catholiques romains et orthodoxes, il se dévoue à la cause de l’unité, polémique avec les orthodoxes tout en gardant une grande douceur. Nommé évêque de Polock en 1617, il se trouve dans une région où les antagonismes sont exacerbés plus encore par des considérations politiques et culturelles que par des points de vue religieux. Au cours d’une émeute provoquée par des intégristes orthodoxes, alors qu’il accomplissait une visite pastorale à Vitebsk, il est lynché et jeté dans le fleuve, martyr pour son attachement à l’Eglise romaine.
Béatifié par le pape Urbain VIII le 16 mai 1643 et canonisé par le bienheureux Pie IX le 29 juin 1867, il est le premier saint des Eglises uniates à être canonisé à Rome.
Ses reliques se trouvent sous l’autel saint Basile dans la basilique Saint Pierre du Vatican.

Saint Martin de Tours

Saint Martin de Tours

Évêque (+ 397)

Les Églises d’Orient l’appellent aussi « saint Martin le Miséricordieux ». Il est né en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s’enrôler dans l’armée. Il est muté en Gaule et c’est là, qu’à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau (*) et dont il apprend durant la nuit que c’est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s’y décide enfin. Il quitte l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là qu’il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: « Seigneur, s’il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur. »(**)
– Une église et une rue portent son nom à Monaco… Un des saints les plus fameux en France ! vidéo du diocèse de Monaco

Saint Martin de Tours, apôtre de la Miséricorde, lancement de l’année Saint Martin (Eglise catholique en France).

En France, près de 500 localités et bourgades portent son nom.
(*) Un internaute nous signale: « Martin n’a donné que la moitié de son manteau. Chaque nouvelle recrue de l’armée Romaine recevait un don de l’empereur ou du sénat, correspondant à la moitié de son équipement l’autre partie était payée par les deniers personnels. Martin n’a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L’autre partie était propriété de l’état romain. »
C’est à la personnalité de son troisième évêque, saint Martin, que la cité de Tours, ainsi que le diocèse dont elle est le centre, doit son rayonnement durant un millénaire. (historique – diocèse de Tours)
Moine-évêque missionnaire, Apôtre de la Gaule, Saint Martin est le premier saint à être vénéré sans avoir subi le martyre. Ses dernières paroles adressées à Dieu:
(**)« Seigneur, en voilà assez de batailles que j’ai livrées pour toi. Je voudrais mon congé. Mais si tu veux que je serve encore sous ton étendard, j’oublierai mon grand âge. » (Diocèse de Beauvais)

Saint Léon Le Grand, Pape

Saint Léon Le Grand, Pape et docteur de l’Église

Saint Léon Le Grand,  Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs Saint Léon Le Grand, Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs 

par Attila. Une grande partie du Nord est déjà tombée entre les mains de l’envahisseur. Les villes de Aquilée, Padoue et Milan ont été conquises, saccagées, rasées au sol. Maintenant Attila poursuit sa course, il est aux portes de Mantoue, sur le fleuve Mincio. Et c’est là que l’Histoire s’arrête et se forme: Léon le Grand, élu pape douze ans auparavant, prend la tête d’une délégation de Rome, va à la rencontre de Attila et le dissuade de poursuivre sa guerre d’invasion. La légende, reprise par Raphaël dans les fresques des «Chambres Vaticanes», raconte que le chef des Huns se retire après avoir vu apparaître, derrière Léon, les Apôtres Pierre et Paul, armés d’épée. Trois ans plus tard, en 455, c’est encore le «Grand Pape», quoique sans armes, qui arrête aux portes de Rome les Vandales d’Afrique, conduits par le roi Genséric. Grâce à son intervention, la ville est saccagée, mais pas incendié. Restent même debout les basiliques de Saint Pierre, Saint Paul et Saint Jean, où trouve refuge une grande partie de la population qui a la vie sauve.

«Pierre a parlé par la bouche de Léon»

Mais la vie de Léon ne s’explique pas seulement dans l’engagement en faveur de la paix, qu’il a menée sans cesse avec courage. Le pontife se consacre beaucoup aussi à la sauvegarde de la doctrine: c’est lui, en effet, qui inspire le Concile œcuménique de Chalcédoine (aujourd’hui Kadiköy) en Turquie, qui reconnaît et affirme l’unité dans le Christ des deux natures, humaine et divine, en rejetant l’hérésie de Eutychès, qui nie l’essence humaine du Fils de Dieu. L’intervention de Léon au Concile a lieu par un texte doctrinal fondamental: «Lettre à Flavien», évêque de Constantinople. Le document est lu publiquement aux 350 Pères conciliaires qui l’accueillent avec acclamation, en affirmant «Pierre a parlé par la bouche de Léon, Léon a enseigné selon la piété et la vérité»

Théologien et pasteur

Soutien et promoteur du Primat de Rome, le «Grand Pontife» lègue à l’histoire presque 100 homélies et environ 150 lettres, où il s’affirme aussi bien comme théologien que comme pasteur, attentif à la communion entre les différentes Eglises, mais il n’ignore pas les nécessités des fidèles. C’est pour eux, en effet, qu’il anime les œuvres de charité dans une Rome mise à genoux par les famines, pauvretés, injustices et superstitions païennes. Il mène toutes les actions indispensables, lit-on dans ses écrits, pour «avoir constamment la justice» et «pour offrir avec amour la clémence», car «sans le Christ nous ne pouvons rien, mais avec Lui nous pouvons tout»

Le 45eme Pape de l’histoire

Né dans la Tuscia et devenu diacre de l’Eglise de Rome aux environs de 430, Léon est envoyé en 440 par l’impératrice Galla Placida pour pacifier la Gaulle, le différend entre le général Ezio et le préfet du prétoire Albino. Peu de mois après, meurt le pape Sixte III. Léon, son conseiller, lui succède. Sa consécration comme Pontife a lieu le 29 septembre 440.

Un pontificat de « records »

Son pontificat, qui a duré vingt-un ans, recueille divers records: premier Evêque de Rome à porter le nom Léon; premier successeur de Pierre à être appelé «le Grand»; premier pape dont nous est parvenue la prédication; il est aussi l’un des deux seuls pontifes, (l’autre est Grégoire le Grand), à avoir reçu, en 1754 par la volonté de Benoît XIV, le titre de «Docteur de l’Eglise». Il meurt le 10 novembre 461 et, selon certains historiens, Léon le Grand a été aussi le premier pape à être enterré à l’intérieur de la Basilique vaticane. Encore aujourd’hui, ses reliques sont conservées à saint Pierre, dans la chapelle dite de la «Madone de la Colonne».

Dédicace de la Basilique du Latran

Dédicace de la Basilique du Latran

Basilique saint Jean de Latran Eglise cathédrale de l’évêque de Rome, elle est à ce titre, « mère et tête de toutes les églises » du monde chrétien. Elle fut édifiée par l’empereur Constantin, vers 324, peu après la fin des grandes persécutions, à côté du palais des « Laterani » une grande famille romaine. Cinq conciles y tinrent leurs assises.

A découvrir: la Basilique saint Jean de Latran, en 3D sur le site du Vatican.

« Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière » (Lc 16, 1-8)

Lectures de la messe

Première lecture

« Ministre du Christ Jésus pour les nations, afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu » (Rm 15, 14-21)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Moi-même, je suis convaincu, mes frères,
que vous êtes pleins de bonnes qualités,
remplis de toute connaissance de Dieu,
et capables aussi de vous reprendre les uns les autres.
Mais je vous ai écrit avec un peu d’audace,
comme pour raviver votre mémoire sur certains points,
et c’est en raison de la grâce que Dieu m’a donnée.
Cette grâce, c’est d’être ministre du Christ Jésus pour les nations,
avec la fonction sacrée d’annoncer l’Évangile de Dieu,
afin que l’offrande des nations soit acceptée par Dieu,
sanctifiée dans l’Esprit Saint.
Je mets donc ma fierté dans le Christ Jésus,
pour ce qui est du service de Dieu.
Car je n’oserais rien dire
s’il ne s’agissait de ce que le Christ a mis en œuvre par moi
afin d’amener les nations à l’obéissance de la foi,
par la parole et l’action,
la puissance des signes et des prodiges,
la puissance de l’Esprit de Dieu.
Ainsi, depuis Jérusalem en rayonnant jusqu’à la Dalmatie,
j’ai mené à bien l’annonce de l’Évangile du Christ.
Je l’ai fait en mettant mon honneur à n’évangéliser
que là où le nom du Christ n’avait pas encore été prononcé,
car je ne voulais pas bâtir sur les fondations posées par un autre,
mais j’ai agi selon qu’il est écrit :
Ceux à qui on ne l’avait pas annoncé verront ;
ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut
parmi toutes les nations.
(cf. Ps 97, 2)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez.

Évangile

« Les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière » (Lc 16, 1-8)

Alléluia. Alléluia.
En celui qui garde la parole du Christ
l’amour de Dieu atteint vraiment sa perfection.
Alléluia. (1 Jn 2, 5)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait aux disciples :
« Un homme riche avait un gérant
qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
Il le convoqua et lui dit :
“Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ?
Rends-moi les comptes de ta gestion,
car tu ne peux plus être mon gérant.”
Le gérant se dit en lui-même :
“Que vais-je faire,
puisque mon maître me retire la gestion ?
Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force.
Mendier ? J’aurais honte.
Je sais ce que je vais faire,
pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,
des gens m’accueillent chez eux.”
Il fit alors venir, un par un,
ceux qui avaient des dettes envers son maître.
Il demanda au premier :
“Combien dois-tu à mon maître ?”
Il répondit :
“Cent barils d’huile.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu ;
vite, assieds-toi et écris cinquante.”
Puis il demanda à un autre :
“Et toi, combien dois-tu ?”
Il répondit :
“Cent sacs de blé.”
Le gérant lui dit :
“Voici ton reçu, écris 80.”
Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête
car il avait agi avec habileté ;
en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
que les fils de la lumière. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

La parabole du gérant malhonnête nous met également en garde contre l’utilisation que nous faisons de l’argent. L’argent en soi n’est pas mauvais, mais la manière de l’acquérir, l’utilisation que nous en faisons et l’importance que nous lui donnons peuvent le rendre mauvais.  Il n’y a pas de doute : l’argent en soi n’est qu’un moyen, bien utile, au service de la vie en société ; mais de serviteur, l’argent tend infailliblement à devenir maître.

« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)

Lectures de la messe

Première lecture

« Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur » (Rm 14, 7-12)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
aucun d’entre nous ne vit pour soi-même,
et aucun ne meurt pour soi-même :
si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ;
si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur.
Ainsi, dans notre vie comme dans notre mort,
nous appartenons au Seigneur.
Car, si le Christ a connu la mort, puis la vie,
c’est pour devenir le Seigneur et des morts et des vivants.
Alors toi, pourquoi juger ton frère ?
Toi, pourquoi mépriser ton frère ?
Tous, en effet, nous comparaîtrons devant le tribunal de Dieu.
Car il est écrit :
Aussi vrai que je suis vivant, dit le Seigneur,
tout genou fléchira devant moi,
et toute langue proclamera la louange de Dieu.

Ainsi chacun de nous
rendra compte à Dieu pour soi-même.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 26 (27), 1, 4, 13-14)

R/ J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
(Ps 26, 13)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie,
pour admirer le Seigneur dans sa beauté
et m’attacher à son temple.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »

Évangile

« Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les publicains et les pécheurs
venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui :
« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs,
et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une,
n’abandonne-t-il pas les 99 autres dans le désert
pour aller chercher celle qui est perdue,
jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée,
il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé ma brebis,
celle qui était perdue !”
Je vous le dis :
C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel
pour un seul pécheur qui se convertit,
plus que pour 99 justes
qui n’ont pas besoin de conversion.

Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent
et qu’elle en perd une,
ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison,
et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée,
elle rassemble ses amies et ses voisines
pour leur dire :
“Réjouissez-vous avec moi,
car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
Ainsi je vous le dis :
Il y a de la joie devant les anges de Dieu
pour un seul pécheur qui se convertit. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Ces paraboles nous invitent aussi a avoir confiance en un Dieu qui nous cherche avec amour. Ayons confiance en Dieu, en sa miséricorde. 

« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)

Première lecture

« Celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi » (Rm 13, 8-10)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
n’ayez de dette envers personne,
sauf celle de l’amour mutuel,
car celui qui aime les autres
a pleinement accompli la Loi.
La Loi dit :
Tu ne commettras pas d’adultère,
tu ne commettras pas de meurtre,
tu ne commettras pas de vol,
tu ne convoiteras pas.

Ces commandements et tous les autres
se résument dans cette parole :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L’amour ne fait rien de mal au prochain.

Donc, le plein accomplissement de la Loi,
c’est l’amour.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 111 (112), 1-2, 4-5, 8a.9)

R/ L’homme de bien a pitié, il partage.
ou : Alléluia !
(Ps 111, 5a)

Heureux qui craint le Seigneur,
qui aime entièrement sa volonté !
Sa lignée sera puissante sur la terre ;
la race des justes est bénie.

Lumière des cœurs droits, il s’est levé dans les ténèbres,
homme de justice, de tendresse et de pitié.
L’homme de bien a pitié, il partage ;
il mène ses affaires avec droiture.

Son cœur est confiant, il ne craint pas :
À pleines mains, il donne au pauvre ;
à jamais se maintiendra sa justice,
sa puissance grandira, et sa gloire !

Évangile

« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple » (Lc 14, 25-33)

Alléluia. Alléluia.
Si l’on vous insulte pour le nom du Christ,
heureux êtes-vous :
l’Esprit de Dieu repose sur vous.
Alléluia. (1 P 4, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
de grandes foules faisaient route avec Jésus ;
il se retourna et leur dit :
« Si quelqu’un vient à moi
sans me préférer à son père, sa mère, sa femme,
ses enfants, ses frères et sœurs,
et même à sa propre vie,
il ne peut pas être mon disciple.
Celui qui ne porte pas sa croix
pour marcher à ma suite
ne peut pas être mon disciple.

Quel est celui d’entre vous
qui, voulant bâtir une tour,
ne commence par s’asseoir
pour calculer la dépense
et voir s’il a de quoi aller jusqu’au bout ?
Car, si jamais il pose les fondations
et n’est pas capable d’achever,
tous ceux qui le verront vont se moquer de lui :
“Voilà un homme qui a commencé à bâtir
et n’a pas été capable d’achever !”
Et quel est le roi
qui, partant en guerre contre un autre roi,
ne commence par s’asseoir
pour voir s’il peut, avec dix mille hommes,
affronter l’autre qui marche contre lui avec vingt mille ?
S’il ne le peut pas,
il envoie, pendant que l’autre est encore loin,
une délégation pour demander les conditions de paix.

Ainsi donc, celui d’entre vous qui ne renonce pas
à tout ce qui lui appartient
ne peut pas être mon disciple. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Renoncer à l’utopie pour le discernement

Paradoxalement, suivre Jésus nécessite de s’asseoir. L’expression mérite notre attention : commencer par s’asseoir . Jésus invite au discernement et au réalisme. Dans une époque (la nôtre) où le ressenti, l’émotionnel, a plus d’importance que la raison, il convient de souligner combien déjà au temps de l’évangile, foi et raison vont de pair. La vie de tout disciple doit s’inscrire dans un sain(t) discernement qui laisse apparaître ses limites. Une fois encore, cela requiert une once d’humilité et de patience. Être disciple n’est pas un acquis mais un devenir, une vie à bâtir. L’avertissement de Jésus vient tempérer les ardeurs.

« Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie » (Lc 14, 15-24)

Lectures de la messe

Première lecture

« Nous sommes membres les uns des autres » (Rm 12, 5-16b)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
nous qui sommes plusieurs,
nous sommes un seul corps dans le Christ,
et membres les uns des autres, chacun pour sa part.
Et selon la grâce que Dieu nous a accordée,
nous avons reçu des dons qui sont différents.
Si c’est le don de prophétie, que ce soit à proportion du message confié ;
si c’est le don de servir, que l’on serve ;
si l’on est fait pour enseigner, que l’on enseigne ;
pour réconforter, que l’on réconforte.
Celui qui donne, qu’il soit généreux ;
celui qui dirige, qu’il soit empressé ;
celui qui pratique la miséricorde, qu’il ait le sourire.
Que votre amour soit sans hypocrisie.
Fuyez le mal avec horreur,
attachez-vous au bien.
Soyez unis les uns aux autres par l’affection fraternelle,
rivalisez de respect les uns pour les autres.
Ne ralentissez pas votre élan,
restez dans la ferveur de l’Esprit,
servez le Seigneur,
ayez la joie de l’espérance,
tenez bon dans l’épreuve,
soyez assidus à la prière.
Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin,
pratiquez l’hospitalité avec empressement.
Bénissez ceux qui vous persécutent ;
souhaitez-leur du bien, et non pas du mal.
Soyez joyeux avec ceux qui sont dans la joie,
pleurez avec ceux qui pleurent.
Soyez bien d’accord les uns avec les autres ;
n’ayez pas le goût des grandeurs,
mais laissez-vous attirer par ce qui est humble.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 130 (131), 1, 2, 3)

R/ Garde mon âme dans la paix
près de toi, Seigneur.

Seigneur, je n’ai pas le cœur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.

Évangile

« Va sur les routes et dans les sentiers, et fais entrer les gens de force, afin que ma maison soit remplie » (Lc 14, 15-24)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
au cours du repas chez un chef des pharisiens,
en entendant parler Jésus, un des convives lui dit :
« Heureux celui qui participera au repas
dans le royaume de Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Un homme donnait un grand dîner,
et il avait invité beaucoup de monde.
À l’heure du dîner, il envoya son serviteur
dire aux invités :
“Venez, tout est prêt.”
Mais ils se mirent tous, unanimement, à s’excuser.
Le premier lui dit :
“J’ai acheté un champ,
et je suis obligé d’aller le voir ;
je t’en prie, excuse-moi.”
Un autre dit :
“J’ai acheté cinq paires de bœufs,
et je pars les essayer ;
je t’en prie, excuse-moi.”
Un troisième dit :
“Je viens de me marier,
et c’est pourquoi je ne peux pas venir.”
De retour,
le serviteur rapporta ces paroles à son maître.
Alors, pris de colère,
le maître de maison dit à son serviteur :
“Dépêche-toi d’aller sur les places
et dans les rues de la ville ;
les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux,
amène-les ici.”
Le serviteur revint lui dire :
“Maître, ce que tu as ordonné est exécuté,
et il reste encore de la place.”
Le maître dit alors au serviteur :
“Va sur les routes et dans les sentiers,
et fais entrer les gens de force,
afin que ma maison soit remplie.
Car, je vous le dis,
aucun de ces hommes qui avaient été invités
ne goûtera de mon dîner.” »

– Acclamons la Parole de Dieu.

On dit parfois que Dieu doit être à la « première place » dans notre vie, ensuite viennent les autres choses, comme sur une échelle. Avec cette image nous pouvons courir le risque de ne pas intégrer les « autres choses » dans notre relation à Dieu. Dieu est à la première place non pas parce qu’il est « en haut », séparé des activités « d’en bas », mais parce qu’il est le centre qui donne vie et ordonne le reste, comme le soleil dans le système solaire. Toutes nos activités rendent gloire à Dieu quand elles « tournent autour » de Dieu. Vivre proche de Dieu ne signifie pas dédier plus de temps à la prière qu’à ses enfants, qu’à ses études ou son travail… mais essayer d’organiser sa vie pour que ce don de soi quotidien soit soutenu par l’amour de Dieu.

Saint Martin de Porres

Saint Martin de Porres

Frère dominicain à Lima (+ 1639)

Fils d’une ancienne esclave noire péruvienne et d’un noble espagnol castillan qui ne voulut pas le reconnaître, il supportera, toute sa vie, les humiliations et le mépris que lui attiraient sa naissance illégitime et le racisme dû à la couleur de sa peau. Dès son adolescence, il partageait son pain avec plus pauvre que lui dans les rues de Lima. Saint Martin de Porrès, moniales Saint-Denis de La RéunionA 22 ans, il entre comme tertiaire laïc dominicain à Lima, où il accomplira avec beaucoup de délicatesse et de patience sa charge d’infirmier. Sa bonté envers les chiens, les chats et même les dindons est immense, ce qui le rend très populaire auprès des populations indiennes. Un jour qu’il apprend que son couvent est couvert de dettes, il supplie le prieur de le vendre comme esclave puisqu’il est le fils d’une ancienne esclave: « pour être utile au moins à quelque chose dans la communauté. » Ses journées se passent à recevoir, écouter et aider les pauvres. Ses nuits se passent en prière. Bientôt, malgré ses ruses de sioux, tous les frères savent qu’il ‘ne faut pas s’étonner des extases de frère Martin’ à qui le Seigneur donne tant de grâces mystiques.
Canonisé en 1962.

Lectures de la messe

Première lecture

« Dieu a enfermé tous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde » (Rm 11, 29-36)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
les dons gratuits de Dieu et son appel
sont sans repentance.
Jadis, en effet, vous avez refusé de croire en Dieu,
et maintenant, par suite du refus de croire d’une partie d’Israël,
vous avez obtenu miséricorde ;
de même, maintenant, ce sont eux qui ont refusé de croire,
par suite de la miséricorde que vous avez obtenue,
mais c’est pour qu’ils obtiennent miséricorde, eux aussi.
Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans le refus de croire
pour faire à tous miséricorde.

Quelle profondeur dans la richesse,
la sagesse et la connaissance de Dieu !
Ses décisions sont insondables,
ses chemins sont impénétrables !
 Qui a connu la pensée du Seigneur ?
Qui a été son conseiller ?
Qui lui a donné en premier
et mériterait de recevoir en retour ?
Car tout est de lui,
et par lui, et pour lui.
À lui la gloire pour l’éternité !
Amen.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 68 (69), 30-31, 33-34, 36-37)

R/ Dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi. (Ps 68, 14c)

Me voici, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.

Les pauvres l’ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n’oublie pas les siens emprisonnés.

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda.
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui aiment son nom.

Évangile

« N’invite pas tes amis ; invite des pauvres, des estropiés » (Lc 14, 12-14)

Alléluia. Alléluia.
Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, dit le Seigneur.
Alléluia. (Jn 8, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus disait au chef des pharisiens qui l’avait invité :
« Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner,
n’invite pas tes amis, ni tes frères,
ni tes parents, ni de riches voisins ;
sinon, eux aussi te rendraient l’invitation
et ce serait pour toi un don en retour.
Au contraire, quand tu donnes une réception,
invite des pauvres, des estropiés,
des boiteux, des aveugles ;
heureux seras-tu,
parce qu’ils n’ont rien à te donner en retour :
cela te sera rendu à la résurrection des justes. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Si les chrétiens, les disciples du Christ, ne s’occupent pas de ceux qui n’ont rien, qui ne peuvent généralement rien donner d’autre en retour que merci, qui le fera? Si les chrétiens ne font pas la différence en accueillant tout le monde sans différenciation et sans discrimination, qui le fera? C’est lorsque nous donnons aux pauvres de Dieu que nous exerçons la vraie charité. C’est Dieu lui même qui saura nous récompenser. 

Prier pour nos défunts

Dieu des esprits et de toute chair, qui a foulé au pied la mort, qui a réduit le diable à néant et qui a donné ta vie au monde. Donne toi-même, Seigneur, à l’âme de ton serviteur défunt (NOM) le repos dans un lieu lumineux, verdoyant et frais, loin de la souffrance, de la douleur et des gémissements. 
Que le Dieu bon et miséricordieux lui pardonne tous ses péchés commis en parole, en action et en pensée. 
Parce qu’il n’existe pas d’homme qui vive et qui ne pèche pas ; toi seul es sans péché, ta justice est justice pour les siècles et ta parole est vérité. 
Ô Christ notre Dieu, puisque tu es la Résurrection, la vie et le repos de ton serviteur défunt (NOM), nous te rendons grâce avec ton Père incréé et avec ton Esprit très saint, bon et vivifiant, aujourd’hui et pour les siècles des siècles. Amen.

Qu’ils reposent en paix. Amen.

 

la Communion des Saints

La communion des saints, qu’est-ce que c’est ?

Dans le credo, nous disons croire à la « communion des saints ». De quoi s’agit-il ? Le P. Bernard Sesboüé, jésuite, théologien, répond aux questions de Sophie de Villeneuve dans l’émission de Radio Notre-Dame « Mille questions à la foi ».  ( article de la Croix)

 

La communion des saints, qu'est-ce que c'est ?

 

Sophie de Villeneuve : Dans le credo, nous disons croire «à la communion des saints», c’est-à-dire à une sorte de solidarité entre les morts et les vivants. Ce dogme de l’Église, que nous célébrons tout particulièrement le jour de la Toussaint, est parfois bien difficile à percevoir, tant la coupure avec nos morts semble irrémédiable. Nos morts sont-ils vraiment si près de nous ? Et si oui, comment ? Et d’abord, qu’est-ce que la communion des saints ?

Bernard Sesboüé : Je crois que vous avez employé le mot-clé pour traduire l’expression en langage moderne : la solidarité. C’est une solidarité entre tous les chrétiens. Si j’interroge l’histoire, je m’aperçois que l’expression a reçu trois sens successifs. Le premier sens, avant même qu’elle n’entre, un peu tardivement, dans le Symbole de la foi, c’est l’idée de la communion eucharistique. Les « saints », ce sont les mystères saints qui nous sont donnés, c’est la nourriture sainte de l’eucharistie.

Alors ce ne sont pas des personnes ?

B. S. : Eh bien non ! Nous avons un témoignage très curieux d’un évêque qui s’était mal conduit et qui avait été exclu de la communion des «sancta», c’est-à-dire des choses saintes.

Il ne pouvait plus communier ?

B. S. : C’est cela. Et je crois qu’il ne faut pas l’oublier, car il y a toujours une corrélation entre la communion eucharistique et la communion ecclésiale. Communier à une eucharistie, c’est communier à une Église. C’est l’expression la plus concrète, la plus physique, de la communion à une communauté ecclésiale.

Mais dans la communauté ecclésiale, il n’y a que des saints ?

B. S. : L’autre sens de la communion des saints, c’est une manière de définir l’Église. Dans l’Église, il n’y a pas que des saints, bien sûr. Il s’agit de la sainteté des baptisés.

Quand nous sommes baptisés, nous sommes déjà saints ?

B. S. : Eh bien oui. Nous sommes saints par le don du Saint-Esprit, et Vatican II a très bien repris tout cela en disant que nous avons reçu l’onction du Saint-Esprit dans le baptême, et que nous sommes sanctifiés. Cela ne veut pas dire que nous sommes prêts à être canonisés. Nous avons encore beaucoup à faire dans la vie de foi, d’espérance et de charité pour parvenir à une sainteté d’ordre moral, de l’ordre d’une certaine perfection. Mais la sainteté initiale, et c’est important à retenir, est un don absolument gratuit, c’est une grâce. La communion des saints, c’est l’Église en tant qu’elle est une communion. C’est la définition de l’Église : la communion de tous ceux qui peuvent participer à l’Eucharistie et qui vivent dans la fraternité et dans la communion de la foi. Je parle là de l’Église vivante d’aujourd’hui, des personnes qui vivent dans la communion de la foi, de l’espérance et de la charité.

C’est-à-dire que vous et moi sommes en communion ?

B. S. : Mais bien sûr ! Nous pouvons participer à la même eucharistie.

Et avec nos morts, qu’en est-il ?

B. S. : L’Église ancienne se posait la question de la fin des temps, de l’eschatologie, et du retour du Christ, mais pas de ce qui arrivait à chacun d’entre nous à sa mort. Quand cette question a commencé à se poser, on a pensé avec justesse qu’il pouvait y avoir une forme de communion entre les vivants et ceux qui sont décédés. Comment se traduit-elle ? Par notre prière. Nous pouvons à la fois prier pour ceux que nous aimons, qui sont décédés, et en même temps, et c’est paradoxal mais très juste, nous recommander à leur intercession.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

B. S. : Que nous ne savons pas exactement quel est le statut dans la gloire de Dieu de tel ou tel de nos défunts. Mais je peux à la fois prier pour lui, pour que le Seigneur lui fasse totalement miséricorde, et je peux me confier à lui en me disant que cette personne a vécu généreusement, courageusement, a donné de bons exemples et un exemple de foi, et je me recommande à son intercession comme je me recommande à l’intercession des saints canonisés.

Vous donnez le même statut aux personnes canonisées et à celles qui ne le sont pas ?

B. S. : Du point de vue de la canonisation de l’Église, il n’est pas le même, mais l’essentiel est que ces personnes soient dans la gloire de Dieu, dans la communion avec Dieu. A partir du moment où elles sont dans la communion divine, nous pouvons nous confier à leur intercession. Je dis bien leur intercession, car on ne prie pas les saints. C’est une chose que l’on dit souvent, mais c’est une erreur.

On ne prie pas sainte Rita ou saint Antoine ?

B. S. : Mais non ! On ne prie que la Trinité, le Père, le Fils et l’Esprit saint.

Alors qu’est-ce qu’on fait avec les saints ?

B. S. : On se recommande à leur intercession. Rappelez-vous les litanies des saints : on leur demande : « Priez pour nous ». Dans le Je vous salue Marie, on dit : « Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous. » On ne prie pas la Vierge, on se recommande à son intercession.

Mais est-ce qu’on peut leur parler ?

B. S. : Cela dépend de l’attitude spirituelle de chacun, et de la relation qu’il a eue avec la personne décédée.

Et si l’on a eu de mauvais rapports avec quelqu’un ?

B. S. : On peut prier pour cette personne en réparation. Nous pouvons nous réconcilier avec quelqu’un à l’égard de qui nous avons mauvaise conscience. Je n’ai pas eu avec mon père ou ma mère l’attitude qu’il fallait, j’ai été trop distant, je ne me suis pas suffisamment occupé d’eux… Je peux très bien demander une réconciliation et prier pour eux dans cet esprit de réconciliation, de pacification.

Et s’il s’agit d’une personne qui vous a fait du mal, c’est possible aussi ?

B. S. : Mais bien sûr. Vous pouvez prier pour cette personne. C’est un processus de pardon qui essaie d’aller jusqu’au bout. Quand on a été vraiment blessé, on n’a jamais fini de pardonner.

Donc c’est tout cela, la communion des saints ?

B. S. : Je reprendrais le mot de solidarité que nous évoquions au début : c’est une responsabilité mutuelle : je peux aider les défunts que j’aime en priant pour eux, et je leur demande de m’aider en me recommandant à leur prière.

C’est très consolant, au fond…

B. S. : Ce que dit l’Église sur la question des fins dernières est très consolant.

Cela veut dire qu’à notre mort, nous retrouverons nos défunts ?

B. S. : Oui. Le monde de la gloire de Dieu, c’est le monde de la communication parfaite, de la limpidité. C’est pourquoi on ne peut y arriver sans passer par une certaine purification, parce qu’il y a beaucoup de choses que nous n’arrivons pas à nous dire les uns aux autres, il y a aussi ce que les autres disent de moi et que j’ai besoin de connaître pour être dans la limpidité, et enfin ce que je pense et dis des autres.

Finalement, le dogme de la communion des saints est le plus consolant de notre foi ?

B. S. : Je ne dirais pas cela. Le plus consolant, c’est tout de même le dogme central de la mort et de la résurrection du Christ. Mais c’est le fruit, la conséquence immédiate, de la mort et de la résurrection du Christ. La communion des saints, c’est l’Église, qui enjambe l’Église terrestre et l’Église glorieuse.

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur Ps 23

Psaume

(Ps 23 (24), 1-2, 3-4ab, 5-6)

R/ Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. (cf. Ps 23, 6)

Au Seigneur, le monde et sa richesse,
la terre et tous ses habitants !
C’est lui qui l’a fondée sur les mers
et la garde inébranlable sur les flots.

Qui peut gravir la montagne du Seigneur
et se tenir dans le lieu saint ?
L’homme au cœur pur, aux mains innocentes,
qui ne livre pas son âme aux idoles.

Il obtient, du Seigneur, la bénédiction,
et de Dieu son Sauveur, la justice.
Voici le peuple de ceux qui le cherchent !
Voici Jacob qui recherche ta face !

Lectures de la messe

Première lecture

« Aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ » (Rm 8, 31b-39)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Romains

Frères,
si Dieu est pour nous,
qui sera contre nous ?
Il n’a pas épargné son propre Fils,
mais il l’a livré pour nous tous :
comment pourrait-il,
avec lui, ne pas nous donner tout ?
Qui accusera ceux que Dieu a choisis ?
Dieu est celui qui rend juste :
alors, qui pourra condamner ?
Le Christ Jésus est mort ;
bien plus, il est ressuscité,
il est à la droite de Dieu,
il intercède pour nous :
alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ?
la détresse ? l’angoisse ? la persécution ?
la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?
En effet, il est écrit :
C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt,
qu’on nous traite en brebis d’abattoir.

Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs
grâce à celui qui nous a aimés.
J’en ai la certitude :
ni la mort ni la vie,
ni les anges ni les Principautés célestes,
ni le présent ni l’avenir,
ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes,
ni aucune autre créature,
rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu
qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 108 (109), 21-22, 26-27, 30-31)

R/ Aide-moi, Seigneur mon Dieu :
sauve-moi par ton amour !
(Ps 108, 26b)

Seigneur Dieu, agis pour moi à cause de ton nom.
Ton amour est fidèle : délivre-moi.
Vois, je suis pauvre et malheureux ;
au fond de moi, mon cœur est blessé.

Aide-moi, Seigneur mon Dieu :
sauve-moi par ton amour !
Ils connaîtront que là est ta main,
que toi, Seigneur, tu agis.

À pleine voix, je rendrai grâce au Seigneur,
je le louerai parmi la multitude,
car il se tient à la droite du pauvre
pour le sauver de ceux qui le condamnent.

Évangile

« Il ne convient pas qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem » (Lc 13, 31-35)

Alléluia. Alléluia.
Béni soit notre roi,
celui qui vient au nom du Seigneur.
Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux !
Alléluia. (cf. Lc 19, 38 ; 2, 14)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce jour-là,
quelques pharisiens s’approchèrent de Jésus pour lui dire :
« Pars, va-t’en d’ici :
Hérode veut te tuer. »
Il leur répliqua :
« Allez dire à ce renard :
voici que j’expulse les démons et je fais des guérisons
aujourd’hui et demain,
et, le troisième jour, j’arrive au terme.
Mais il me faut continuer ma route
aujourd’hui, demain et le jour suivant,
car il ne convient pas
qu’un prophète périsse en dehors de Jérusalem.

Jérusalem, Jérusalem,
toi qui tues les prophètes
et qui lapides ceux qui te sont envoyés,
combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants
comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes,
et vous n’avez pas voulu !
Voici que votre temple est abandonné à vous-mêmes.
Je vous le déclare :
vous ne me verrez plus
jusqu’à ce que vienne le jour où vous direz :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Seigneur Jésus, j’entends résonner en moi tes paroles. Je sens combien je suis loin de te reconnaître comme mon Dieu. Et pourtant tu continues à m’appeler, sans te fatiguer, sans renoncer à me faire revenir à toi. Je désire tant vivre à partir de toi, vivre pour toi, te reconnaître comme mon Dieu et Seigneur. Accorde-moi cette grâce d’une vision de foi.