Saint Irénée de Lyon

Saint Irénée de Lyon

Le Pape a déclaré le 21 janvier 2021 saint Irénée docteur de l’Église, avec le titre de Doctor unitatis, « Docteur de l’unité ».

« Saint Irénée de Lyon, originaire d’Orient, a exercé son ministère épiscopal en Occident : il a été un pont spirituel et théologique entre les chrétiens d’Orient et d’Occident. Son nom, Irénée, exprime cette paix qui vient du Seigneur et qui réconcilie, rétablissant l’unité », écrit le pape François dans un décret. « Que l’enseignement d’un si grand Maître encourage de plus en plus le cheminement de tous les disciples du Seigneur vers la pleine communion », souhaite-t-il. Un encouragement significatif en cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Né entre 130 et 140 probablement à Smyrne (dans l’actuelle Turquie), Irénée fut le deuxième évêque de Lyon, entre 177 et 202. Il est l’un des Pères de l’Église et le premier occidental à réaliser une œuvre de théologien systématique. Il s’est illustré par sa dénonciation du gnosticisme. Il est mort martyr, victime d’un édit de l’empereur romain Septime Sévère.

Le Cœur immaculé de Marie

Le Cœur immaculé de Marie

 

Le « Cœur immaculé de Marie » est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

 

Le « Cœur immaculé de Marie » est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

 

Les lectures liturgiques sont :

Is 61, 9- 11

et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).

L’Evangile révèle le coeur de Marie parce qu’il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c’est de suivre Jésus !

Marie n’a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu’elle n’a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

 

Un peu d’histoire :

La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à Gertrude et à Mechtilde, les visions de Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l’ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

 

Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que « ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie. » (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

 

On peut donc dire qu’il y a une croissance dans la liturgie de l’attention portée au Cœur Immaculé de Marie.

Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

 

Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l’honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s’adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

 

 

 

Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu’elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

 

un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l’Alliance nouvelle ;

un cœur simple et pur, pour qu’elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;

un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l’épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.