Saint Laurent, Diacre et martyr

Saint Laurent, Diacre et martyr
Date : 10/08
Epoque : IIIème s.
Pays : Rome, Italie

Saint Laurent est certainement le plus célèbre des martyrs de Rome du IIIe siècle.Trésorier de l’Église, il est sommé d’en livrer les biens et les archives dont il a la garde. Négociant un délai de trois jours pour les rassembler, il regroupe les pauvres de Rome et les amène avec lui devant le tribunal, déclarant : « Voilà les vrais trésors de l’Église : ils ne diminuent jamais et augmentent toujours ». Il est alors brûlé vif sur un lit de fer en forme de grill.

Tout devait frapper la mémoire des chrétiens de Rome en Laurent, martyr admirable. Même si l’imaginaire a brodé sur le récit transmis de sa « passion », son héroïsme est un sommet des Actes de l’Église primitive. On a souvent comparé Laurent à un autre Diacre, lui aussi de stature exceptionnelle : Étienne de Jérusalem. L’inscription que le Pape Damase fit graver sur le tombeau de Laurent est très fidèle à la réalité : « Coups, bourreaux, flammes, tourments et chaînes, seule la foi de Laurent a pu les vaincre ». C’était le 10 août 258.

Réalité et légende ont nourri un culte insigne en l’honneur de saint Laurent. Dès l’époque de Constantin, au début IVe siècle, on édifie sa basilique « hors-les-murs » de Rome. Au IVe siècle, la fête de Laurent à Rome avait le même rang que celle des Apôtres Pierre et Paul. Au XVIe siècle en Espagne, le roi Philippe II, pour célébrer ses victoires, fait édifier l’immense palais de l’Escorial en forme de gril ! La Liturgie de la Messe de Laurent met en relief le ministère du Diacre, servant à la fois le Christ, l’autel et les pauvres.
On fête également un saint Laurent italien qui fut prédicateur itinérant au XVIe siècle ; il est célébré le 21 juillet.

Le prénom Laurent vient du latin « laurier » (laurus).

019 dim TOC  Luc 12,32-48

019 dim TOC  Luc 12,32-48

« Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Pour nous aujourd’hui, que veut dire “être prêts” ? Prêts à quoi ?

Comme chrétiens, il me semble que nous devons être prêts à reconnaître les signes que Dieu ne cesse de nous donner à travers les divers événements de notre vie. Mais comment être prêts ? Le serviteur de l’évangile ne se tient pas prêt en restant à attendre devant la porte sans rien faire ou en passant son temps à penser à son maître absent. Le serviteur se tient prêt en accomplissant bien son travail, ce qui lui a été confié par son maître : “donner à chacun en temps voulu sa part de nourriture ”.

Le maître qui vient pendant la nuit dans l’Evangile, c’est Dieu lui-même. Jésus, Fils de Dieu n’a jamais souhaité vivre sa mission comme un pouvoir. Au désert, il a refusé les tentations de l’orgueil et de la puissance. Sa naissance et sa mort sont davantage l’expression de l’humilité, de la fragilité. Voilà pourquoi le Christ se présente aussi comme un serviteur. Le service, Jésus en a parlé, mais il l’a surtout illustré par ses actes : le lavement des pieds, l’attention aux plus démunis, le don total de sa vie par amour… Si Jésus se présente comme un maître puis comme un serviteur, pourquoi utilise-t-il aussi l’image du voleur ? Tout simplement pour nous faire comprendre qu’il vient à notre rencontre discrètement, sans tambour ni trompette. Il nous appelle à la vigilance pour reconnaître sa présence.

Guy de Fontgalland, mort à onze ans en 1925, à qui on demandait ce qu’il ferait s’il apprenait que sa mort était proche, répondit : je continuerait à jouer ! Bien faire son travail est sans doute la meilleure manière d’être prêt à la visite de Dieu.

Dans cette page d’Evangile, nous sommes donc invités à être, nous aussi, des serviteurs : la tenue de service et la lampe de nos cœurs bien allumée, nous sommes alors capables de devenir veilleurs. Jésus nous déclare « heureux » lorsque nous sommes attentifs, que nous nous préparons à le recevoir ! La prière, nos célébrations, mais aussi tous nos gestes d’amour sont des moyens simples de nous mettre en relation avec le Seigneur, de lui donner une vraie place dans nos vies de tous les jours.

Alors, frères et sœurs, voici de beaux défis pour cette semaine : la confiance, la foi, le service, la vigilance. Dans notre prière personnelle ou communautaire, demandons au Seigneur, la grâce de mettre en œuvre ces attitudes. Elles nous rendront profondément heureux et combleront aussi le cœur de nos proches ! Elles réjouiront le cœur de Dieu.

Seigneur, ton amour soit sur nous, comme notre espoir est en toi ! (Ps 32)

Merci Seigneur de veiller sur nous, et de faire de nous des veilleurs ! Amen

Joseph Nguyên Xuân Hà

 Musique : Joie parfaite au cœur de Dieu