Seigneur, mon partage et ma coupe !

Psaume

(Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 11)

R/ Seigneur, mon partage et ma coupe ! (Ps 15, 5a)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge.
J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Tu m’apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !

Rien que pour aujourd’hui – Saint Jean XXIII

  • Rien qu’aujourd’hui, j’essaierai de vivre ma journée sans chercher à résoudre le problème de toute ma vie.
  • Rien qu’aujourd’hui, je prendrai le plus grand soin de me comporter et d’agir de manière courtoise ; je ne critiquerai personne, je ne prétendrai corriger ou régenter qui que ce soit, excepté moi-même.
  • Rien qu’aujourd’hui, je serai heureux sur la certitude d’avoir été créé pour le bonheur, non seulement dans l’autre monde mais également dans celui-ci.
  • Rien qu’aujourd’hui, je consacrerai dix minutes à une bonne lecture en me rappelant que, comme la nourriture est nécessaire à la vie du corps, de même la bonne lecture est nécessaire à la vie de l’âme.
  • Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et n’en parlerai à personne.
  • Rien qu’aujourd’hui, j’accomplirai au moins une chose que je n’ai pas envie de faire, et si on m’offense je ne le manifesterai pas.
  • Rien qu’aujourd’hui, je me plierai aux circonstances, sans prétendre que celles-ci cèdent à tous mes désirs.
  • Rien qu’aujourd’hui, j’établirai un programme détaillé de ma journée. Je ne m’en acquitterai peut-être pas entièrement, mais je le rédigerai. Et je me garderai de deux calamités : la hâte et l’indécision.
  • Rien qu’aujourd’hui, je croirai fermement — même si les circonstances attestent le contraire — que la Providence de Dieu s’occupe de moi comme si rien d’autre n’existait au monde.
  • Rien qu’aujourd’hui, je n’aurai aucune crainte. Et tout particulièrement je n’aurai pas peur d’apprécier ce qui est beau et de croire à la bonté.

    Je suis en mesure de faire le bien pendant douze heures, ce qui ne saurait me décourager, comme si je me croyais obligé de le faire toute ma vie durant.

Pape Jean XXIII

S. Jean XXIII, pape

Bienheureux pape Jean XXIII

Jean XXIII, pape de 1958 à 1963
Pape Jean XXIII

Angelo Giuseppe Roncalli, futur pape Jean XXIII, est né le 25 novembre 1881 à Sotto il Monte, non loin de Bergame, en Italie. Angelo est le quatrième enfant et premier fils de Giovanni Battista Roncalli et de Marianna Giulia Mazzolla, métayers. Angelo a 13 frères et sœurs. Zaverio, grand-oncle et parrain d’Angelo, a fortement contribué à l’éducation religieuse du jeune garçon. L’atmosphère religieuse de sa famille et la vie de la paroisse, dirigée par Francesco Rebuzzini, lui ont donné une solide formation à la vie chrétienne.

En 1892, Angelo entre au séminaire de Bergame, où il commença à noter ses réflexions spirituelles, ce qu’il continuera à faire jusqu’à sa mort. Ces notes ont été rassemblées dans un recueil appelé « Journal de l’âme ». En 1896, il est admis dans l’ordre franciscain séculier. De 1901 à 1905, il étudia au séminaire pontifical romain. Le 10 août 1904, il est ordonné prêtre dans l’église Santa Maria in Montesanto, située sur la Piazza del Popolo à Rome. En 1905, Angelo est nommé secrétaire de Monseigneur Giacomo Maria Radini-Tedeschi, nouvel évêque de Bergame, auprès duquel il restera jusqu’à la mort de ce dernier, le 22 août 1914. Durant cette période, Angelo accompagne l’évêque lors des visites pastorales et enseigne notamment l’Histoire de l’Eglise au séminaire de Bergame. Il étudie particulièrement saint Charles Borromée et saint François de Sales. Durant la Première Guerre Mondiale, et à partir de l’entrée en guerre de l’Italie, Angelo est engagé en tant que sergent dans le corps médical et devient aumônier militaire dans les hôpitaux. En 1919, il devient directeur spirituel du séminaire de Bergame, et en 1921, il entre au service du Saint-Siège, dans la Proaganda Fide, c’est-à-dire dans la Sacrée Congrégation pour la propagation de la foi.

En 1925, le pape Pie XI le nomme visiteur puis délégué apostolique en Bulgarie, où la religion orthodoxe est dominante. Il est élevé à la dignité d’évêque titulaire du diocèse d’Areopoli. Angelo prend pour devise épiscopale : Obedientia et Pax, devise qui sera le fil conducteur de sa vie. Il négocia le mariage du roi Boris III de Bulgarie, orthodoxe, avec Jeanne de Savoie (1907-2000), catholique, fille du roi Victor-Emmanuel III d’Italie. Angelo Roncalli visite les communautés catholiques de Bulgarie et crée des liens avec les communautés chrétiennes du pays. En 1928, la Bulgarie est frappée par un fort séisme : Angelo se porte au secours et rend visite aux nombreux blessés.

En 1935, il est nommé délégué apostolique en Turquie et en Grèce. En Turquie, nouvelle république laïque, son ministère est caractérisé par son activité intense auprès des catholiques et par le dialogue avec la religion orthodoxe et l’islam. Durant la Seconde Guerre Mondiale, Angelo Rocalli tente de donner des nouvelles des prisonniers de guerre à leur famille et favorise la fuite des Juifs en leur permettant d’avoir des visas de transit et d’échapper, ainsi, à la rafle orchestrée par les nazis. En décembre 1944, Pie XII le nomme Nonce de France.

A la fin de la guerre et au début de l’après-guerre, Roncalli aide les prisonniers de guerre et contribue à régler les problèmes des évêques compromis avec le régime de Vichy. Il visite les grands et nombreux sanctuaires de France et participe aux fêtes religieuses et populaires. Dans une approche guidée par la simplicité évangélique, il a été un observateur attentif et prudent de la nouvelle organisation et des initiatives du clergé de France.

En 1953, Angelo Roncalli devient patriarche de Venise et est créé cardinal. Ce poste lui permet, à 72 ans, de vivre au milieu des paroissiens, comme il l’a toujours souhaité. C’était un pasteur ambitieux et entreprenant, guidé par saint Laurent Justinien (premier patriarche de Venise qui vécut au XVè siècle) et par les pasteurs qu’il a toujours vénérés.

Après la mort de Pie XII, Angelo Roncalli est élu pape le 28 octobre 1958 et prend le nom de Jean XXIII. Il est alors considéré comme un pape de transition, comme le sera, plus tard, Benoît XVI. Son pontificat, qui a duré moins de cinq ans, a débuté par sa visite à l’hôpital des enfants et par sa visite en prison. Par ses déplacements dans les paroisses de Rome, Jean XXIII accomplit pleinement sa charge d’évêque de Rome. Les encycliques Mater et Magistra et Pacem in Terris (Paix sur la Terre) sont appréciées et comportent les principes qui seront repris lors du concile Vatican II. Jean XXIII, pape réformateur, engage la réforme du Code de droit canonique, ensemble de lois et règlements qui régissent le gouvernement de l’Eglise et de ses fidèles. A partir de janvier 1959, Jean XXIII convoque le deuxième concile du Vatican (connu sous le nom de Vatican II) destiné à moderniser l’Eglise.

Le pape Jean XXIII est décédé le 3 juin 1963.

Le 3 septembre 2000, Jean XXIII est béatifié par Jean-Paul II.

Le 5 juillet 2013, le pape François autorise la Congrégation pour les causes des saints à promulguer le décret de canonisation du pape Jean XXIII.

Le miracle qui a permis la béatification est la guérison miraculeuse, par l’intercession de Jean XXIII, de sœur Caterina Capitani, que les médecins considéraient mourante, suite à l’ablation d’une tumeur à l’estomac. Ce miracle a eu lieu le 25 mai 1966. Jean XXIII a bénéficié d’une procédure simplifiée approuvée par le pape François qui le dispense du deuxième miracle nécessaire, habituellement, à la canonisation. Jean XXIII sera canonisé le 27 avril 2014, en même temps que Jean-Paul II.

lectures du jour

Première lecture

« Voici venir le jour du Seigneur, jour de ténèbres et d’obscurité » (Jl 1, 13-15 ; 2, 1-2)

Lecture du livre du prophète Joël

Prêtres, mettez un vêtement de deuil, et pleurez !
Serviteurs de l’autel, faites entendre des lamentations !
Venez, serviteurs de mon Dieu,
passez la nuit vêtus de toile à sac !
Car la maison de votre Dieu
ne reçoit plus ni offrandes ni libations.
Prescrivez un jeûne sacré,
annoncez une fête solennelle,
réunissez les anciens et tous les habitants du pays
dans la maison du Seigneur votre Dieu.
Criez vers le Seigneur :
« Ah ! jour de malheur ! »
Le jour du Seigneur est proche,
il vient du Puissant comme un fléau.
Sonnez du cor dans Sion,
faites retentir la clameur sur ma montagne sainte !
Qu’ils tremblent, tous les habitants du pays,
car voici venir le jour du Seigneur,
il est tout proche.
Jour de ténèbres et d’obscurité,
jour de nuages et de sombres nuées.
Comme la nuit qui envahit les montagnes,
voici un peuple nombreux et fort ;
il n’y en a jamais eu de pareil
et il n’y en aura plus dans les générations à venir.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 9a, 2-3, 6.16, 8-9)

R/ Dieu jugera le monde avec justice. (cf. Ps 9, 9a)

De tout mon cœur, Seigneur, je rendrai grâce,
je dirai tes innombrables merveilles ;
pour toi, j’exulterai, je danserai,
je fêterai ton nom, Dieu Très-Haut.

Tu menaces les nations, tu fais périr les méchants,
à tout jamais tu effaces leur nom.
Ils sont tombés, les païens, dans la fosse qu’ils creusaient ;
aux filets qu’ils ont tendus, leurs pieds se sont pris.

Mais il siège, le Seigneur, à jamais :
pour juger, il affermit son trône ;
il juge le monde avec justice
et gouverne les peuples avec droiture.

Évangile

« Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26)

Alléluia. Alléluia.
Maintenant le prince de ce monde
va être jeté dehors, dit le Seigneur ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre,
j’attirerai à moi tous les hommes.
Alléluia. (Jn 12, 31b-32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
comme Jésus avait expulsé un démon,
certains dirent :
« C’est par Béelzéboul, le chef des démons,
qu’il expulse les démons. »
D’autres, pour le mettre à l’épreuve,
cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit :
« Tout royaume divisé contre lui-même devient désert,
ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé contre lui-même,
comment son royaume tiendra-t-il ?
Vous dites en effet que c’est par Béelzéboul
que j’expulse les démons.
Mais si c’est par Béelzéboul que moi, je les expulse,
vos disciples, par qui les expulsent-ils ?
Dès lors, ils seront eux-mêmes vos juges.
En revanche, si c’est par le doigt de Dieu
que j’expulse les démons,
c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous.
Quand l’homme fort, et bien armé, garde son palais,
tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort survient et triomphe de lui,
il lui enlève son armement auquel il se fiait,
et il distribue tout ce dont il l’a dépouillé.
Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ;
celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.
Quand l’esprit impur est sorti de l’homme,
il parcourt des lieux arides
en cherchant où se reposer.
Et il ne trouve pas. Alors il se dit :
“Je vais retourner dans ma maison,
d’où je suis sorti.”
En arrivant, il la trouve balayée et bien rangée.
Alors il s’en va,
et il prend d’autres esprits encore plus mauvais que lui,
au nombre de sept ;
ils entrent et s’y installent.
Ainsi, l’état de cet homme-là
est pire à la fin qu’au début. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Seigneur, j’ai besoin de ton Esprit, de son secours et de sa force. Et toi, tu le sais aussi. Alors, Seigneur, je sais que tu me donneras ce que je te demande.

Saint Denis et ses Compagnons Martyrs (vers l’an 117)

Saint Denis  et ses Compagnons Martyrs  (vers l’an 117)

D’après une très respectable tradition, saint Denis, évêque de Paris, au 1er siècle, est bien cet illustre Athénien converti par l’Apôtre des nations. Il sacrifia la gloire, la fortune, l’amitié, tout dans ce monde, pour prêcher l’Évangile. Formé à l’école du grand Apôtre, doué d’une rare intelligence, il devait par sa science, ses écrits, ses vertus, qui lui ont fait donner le nom d’homme céleste et divin, devenir l’une des premières gloires du christianisme naissant.

Après avoir gouverné quelques temps l’Église d’Athènes en qualité d’évêque, il prit avec lui le prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, traversa la mer et vint à Rome, où il se présenta au Pape saint Clément pour évangéliser les peuples qu’il lui assignerait. Le saint Pape l’envoya, avec un groupe de prédicateurs apostoliques, à la conquête spirituelle des Gaules.

Confiant à quelques-uns de ses disciples plusieurs parties de cette vaste contrée, il s’avança jusqu’à Paris, qui alors s’appelait encore Lutèce. Il y entra du côté de la porte Saint-Jacques, avec ses deux premiers compagnons, et parla si éloquemment des mystères du christianisme, qu’il convertit dès l’abord une foule de païens; plusieurs chapelles furent construites, l’Évangile faisait des progrès rapides, quand le démon suscita une terrible persécution contre ce nouveau culte, qui menaçait de tout envahir.

Denis, âgé de plus de cent ans, donna l’exemple de la fermeté dans les supplices, et son courage fortifia celui de sa chrétienté au berceau; ni la prison, ni les fouets, ni le feu, n’ébranlèrent sa constance. Attaché à une Croix il y prêcha le grand mystère de la Rédemption du monde; enfin, après avoir eu le bonheur de célébrer le Saint Sacrifice de la Messe dans sa prison, devant ses compagnons de supplice, consolé par l’apparition du Sauveur, il eut la tête tranchée, avec une foule de chrétiens, au lieu qui porte le nom de Montmartre, ou Mont-des-Martyrs. Dieu permit qu’après l’exécution son corps se leva de lui-même, pour porter sa tête entre ses mains, à deux lieues de là, au lieu appelé Saint-Denis, en souvenir de ce fait mémorable.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950

Lectures de la messe

Première lecture

« Toi, tu as pitié de ce ricin. Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville ? » (Jon 4, 1-11)

Lecture du livre du prophète Jonas

Quand il vit que Dieu pardonnait aux habitants de Ninive,
Jonas trouva la chose très mauvaise et se mit en colère.
Il fit cette prière au Seigneur :
« Ah ! Seigneur, je l’avais bien dit
lorsque j’étais encore dans mon pays !
C’est pour cela que je m’étais d’abord enfui à Tarsis.
Je savais bien que tu es un Dieu tendre et miséricordieux,
lent à la colère et plein d’amour,
renonçant au châtiment.
Eh bien, Seigneur, prends ma vie ;
mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Le Seigneur lui dit :
« As-tu vraiment raison de te mettre en colère ? »
Jonas sortit de Ninive et s’assit à l’est de la ville.
Là, il fit une hutte et s’assit dessous, à l’ombre,
pour voir ce qui allait arriver dans la ville.
Le Seigneur Dieu donna l’ordre à un arbuste, un ricin,
de pousser au-dessus de Jonas
pour donner de l’ombre à sa tête
et le délivrer ainsi de sa mauvaise humeur.
Jonas se réjouit d’une grande joie à cause du ricin.
Mais le lendemain, à l’aube,
Dieu donna l’ordre à un ver de piquer le ricin,
et celui-ci se dessécha.
Au lever du soleil,
Dieu donna l’ordre au vent d’est de brûler ;
Jonas fut frappé d’insolation.
Se sentant défaillir, il demanda la mort et ajouta :
« Mieux vaut pour moi mourir que vivre. »
Dieu dit à Jonas :
« As-tu vraiment raison de te mettre en colère
au sujet de ce ricin ? »
Il répondit :
« Oui, j’ai bien raison de me mettre en colère
jusqu’à souhaiter la mort. »
Le Seigneur répliqua :
« Toi, tu as pitié de ce ricin,
qui ne t’a coûté aucun travail
et que tu n’as pas fait grandir,
qui a poussé en une nuit,
et en une nuit a disparu.
Et moi, comment n’aurais-je pas pitié de Ninive, la grande ville,
où, sans compter une foule d’animaux,
il y a plus de cent vingt mille êtres humains
qui ne distinguent pas encore leur droite de leur gauche ? »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 85 (86), 3-4, 5-6, 9-10)

R/ Toi, Seigneur,
Dieu de tendresse et de pitié !
(Ps 85, 15)

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j’appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j’élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.

Évangile

« Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1-4)

Alléluia. Alléluia.
Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ;
c’est en lui que nous crions « Abba », Père.
Alléluia. (Rm 8, 15bc)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Il arriva que Jésus, en un certain lieu, était en prière.
Quand il eut terminé,
un de ses disciples lui demanda :
« Seigneur, apprends-nous à prier,
comme Jean le Baptiste, lui aussi, l’a appris à ses disciples. »
Il leur répondit :
« Quand vous priez, dites :
“Père,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne.
Donne-nous le pain
dont nous avons besoin pour chaque jour
Pardonne-nous nos péchés,
car nous-mêmes, nous pardonnons aussi
à tous ceux qui ont des torts envers nous.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation.” »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Notre Dame du Rosaire

Le 7 octobre, l’Église fête Notre Dame du Rosaire, et tout le mois d’octobre est consacré à cette prière.

Le mois d’octobre est le mois du rosaire, cette belle prière mariale récitée à partir d’un chapelet. Entre prière et méditation, au rythme des Je vous salue Marie, nous voyageons à travers les épisodes de la vie du Christ.
Le Rosaire est une oraison traditionnelle des catholiques qui cherchent à honorer la Sainte Vierge. Au départ, elle était faite de quinze “mystères” qui évoquaient les instants joyeux, douloureux et glorieux de la vie de Jésus et de Marie. En 2002 saint Jean-Paul II y ajouta les mystères lumineux qui permettent de méditer sur la vie publique de Jésus.

7 Octobre: ND du Rosaire

« Le Rosaire de la Vierge Marie, qui s’est développé progressivement au cours du deuxième millénaire sous l’inspiration de l’Esprit de Dieu, est une prière aimée de nombreux saints et encouragée par le Magistère. Dans sa simplicité et dans sa profondeur, il reste, même dans le troisième millénaire commençant, une prière d’une grande signification, destinée à porter des fruits de sainteté. »

Jean-Paul II, lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae (site du Vatican)

Saint Bruno

Saint Bruno de Calabre, prêtre, fondateur des Chartreux

Bruno naît en 1030 dans une noble famille allemande de Cologne, en Lotharingie. Nous sommes dans une période de grande fermentation et mobilité dans toute l’Europe, c’est pourquoi on ne doit donc pas s’étonner que la vie de Bruno se déroule entre l’Allemagne, la France et l’Italie. Il fréquente l’école de saint Cunibert; et il est vite remarqué par l’évêque qui le fait chanoine de son église; puis, il s’établit à Reims pour d’abord étudier, ensuite, enseigner. Ici il se trouve face à face avec la simonie, la plaie de la vente-achat des charges ecclésiastiques au sein de l’Eglise; et c’est ici aussi que commence à naître en lui le dégoût du monde.

Vaut mieux être ermite qu’évêque

Alors qu’il dirige avec succès l’école qui l’a vu élève, meurt l’évêque de Reims, Gervais Belleme. Bruno en serait le successeur naturel comme beaucoup le pensent, mais c’est Manassès de Gournay, que Bruno avait accusé de simonie, qui est choisi. Ce sera la rupture totale avec ce nouvel archevêque qui finalement le contraint à l’exil; mais Bruno décide plutôt de quitter définitivement le monde séculier; dans un premier temps il se met sous le guide de saint Robert dans l’ermitage de Molesme, ensuite, il comprend que le Seigneur l’appelle ailleurs. Avec six compagnons qui ont les mêmes idées que lui il se présente à l’évêque de Grenoble, saint Hugues de Châteauneuf qui, faisant fi de sa renommée, lui donne quelques terres sauvages inaccessibles à Chartreuse, à presque 1200 mètres d’altitude.

Pierre et paille

Bruno est content de cet endroit inaccessible. Avec ses compagnons il commence la construction des baraques toutes faites de pailles, où ils vont vivre, et celle de l’église, l’unique édifice en pierre, comme l’exigent les conditions pour la consécration d’un édifice; la consécration a lieu en 1085. Maintenant Bruno peut passer sa vie dans le silence, en parlant seul à seul avec Dieu, qu’il rencontre dans la prière et le recueillement, tandis que la vie communautaire, quoique présente, est réduite au minimum. Lui, et ses compagnons, ne sont pas conscients de fonder quelque chose de nouveau; ce n’est pas leur intention, ils veulent seulement rester loin des marchands du sacré et vivre radicalement l’Evangile. Mais c’est la volonté de Dieu qui doit être faite; c’est ainsi que leur expérience se transformera en un nouvel Ordre monastique: les Chartreux. Même si Bruno écrira beaucoup de lettres et réflexions, pour la rédaction de la Règle en bonne et due forme, on devra attendre le cinquième Prieur, Guigues.

A Rome ce n’est pas la même chose

Six ans seulement après la naissance de la Chartreuse Bruno est appelé à Rome; en effet, un de ses anciens élèves est élu Pape sous le nom d’Urbain II et veut avoir à ses côtés comme conseiller son ancien professeur. Bruno n’ose pas désobéir au Pontife, mais il lui coûte beaucoup d’abandonner la vie monastique. A Rome, en effet, il résiste seulement quelques mois, puis réussit à obtenir du Pape d’aller s’établir en Calabre; Urbain croit pouvoir le faire nommer évêque de Reggio, mais Bruno, au contraire, reçoit en don d’un noble local un territoire dans la localité de Torre où il crée une nouvelle communauté érémitique, qui est exactement aujourd’hui le pays qui porte son nom: Serra Saint Bruno. Il y passe les derniers jours de son existence en vivant comme il l’avait toujours voulu, jusqu’à sa mort, en 1101.

Le culte de saint Bruno

Bruno est officiellement canonisé en 1623 par Grégoire XV, mais son culte avait déjà été autorisé par Léon X en 1514 . Le 9 octobre 2011 Benoît XVI, à l’occasion de son pèlerinage à la Chartreuse de Serra Saint Bruno, a ainsi évoqué sa mémoire: «Le moine en abandonnant tout, prend des risques, pour ainsi dire; il s’expose à la solitude et au silence pour ne rien vivre d’autre que de l’essentiel, et justement, en vivant de l’essentiel, il trouve aussi une profonde communion avec ses frères, avec tout homme».

Ste Faustine Kowalska,

Pensées du «Petit Journal» de sainte Faustine

Le mystère de l’Eglise

Exposée aux purs rayons de ton amour, mon âme a perdu son âpreté pour devenir un fruit doux et mûr. Maintenant, je peux être entièrement utile à l’ Église par ma sainteté personnelle, dont la vie palpitera dans toute l’ Église, puisque nous constituons tous un seul organisme en Jésus. C’ est pourquoi je fais tout ce que je peux pour que le terreau de mon cœur produise de bons fruits (P. J. 1364).

Sainte Faustine

Sainte Faustine (1905 – 1938)

Une sainte pour notre temps

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Première sainte canonisée en l’an 2000, au début du XXIe siècle, par le Pape Jean-Paul II, sainte Faustine Kowalska est née le 25 août 1905 dans un petit village de Pologne. Sœur Marie-Faustine meurt à Cracovie le 5 octobre 1938, âgée d’à peine 33 ans.

Si nous demandions à sainte Faustine : dis-nous quel est ton secret, le secret de ta vie, de ton cheminement spirituel, je pense qu’elle répondrait immédiatement : l’amour de Jésus.

Faustine est une personne équilibrée, réaliste, vive et joyeuse, qui ne sait pas mentir. Celui qui devait devenir son père spirituel et confesseur, le Bienheureux Michel Sopocko, écrivait : « Elle a attiré mon attention par sa conscience délicate et par son union étroite avec Dieu».

Ce qui caractérise, me semble-t-il, la figure spirituelle de sainte Faustine, c’est sa simplicité, sa transparence et sa profondeur théologale, c’est-à-dire son union à Dieu. Hélène Kowalska, qui deviendra sœur Marie Faustine en entrant dans la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde, est une âme simple et droite, consciente de ses limites et de ses faiblesses et qui, progressivement, se laisse éduquer et transformer par Jésus jusqu’à la plus haute union mystique.

Si elle se laisse ainsi conduire, c’est qu’elle est humble et généreuse. Elle ne rechigne pas au travail manuel malgré sa santé déficiente, elle mourra de tuberculose comme sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Elle ne renâcle pas non plus au travail sur elle-même. Avec l’aide constante de Jésus et de Marie, elle vainc ses répugnances, ses craintes de la souffrance, sa timidité, ses détresses. Sa générosité, son amour de Jésus, son zèle pour le salut des âmes, la feront passer par de très grandes souffrances intérieures et physiques. Son âme si lumineuse connaîtra d’épaisses et douloureuses ténèbres.

Si elle s’efforce, de tout son cœur, de transmettre le message de la Miséricorde divine que lui enseigne Jésus, personne autour d’elle, en dehors de ses supérieurs et de ses confesseurs, n’est au courant de ses révélations et de son intense vie mystique. Elle a un vrai rayonnement, surtout auprès des petits et des pauvres, mais ce sont sa simplicité, son jugement équilibré, sa charité, son obéissance, qui seules pouvaient laisser pressentir l’action de Dieu en elle.

Ces quelques traits de la personnalité spirituelle de sainte Faustine seraient incomplets si je ne soulignais son grand amour pour Marie et sa constante proximité avec elle. « Marie m’enseigne toujours comment vivre pour Dieu. Mon esprit s’épanouit dans Ta douceur et Ton humilité, ô Marie » (Petit Journal 620).

Mgr Albert-Marie de Monléon
Evêque émérite de Meaux († 2019)
Coordinateur du Congrès national de la Miséricorde en France

5 octobre: Sainte Faustine Kowalska, religieuse

Aujourd’hui, c’est la fête de sainte Faustine Kowalska ( Pologne, 1905-1938), canonisée par Jean Paul II  en l’an 2000.

Jésus-Christ l’a choisie comme son « secrétaire » pour la diffusion de la dévotion à la Miséricorde Divine.

« Demeurez en moi, comme moi en vous » (Jn 15,4), nous demande Jésus-Christ. Sainte Faustine est restée très unie à Notre Seigneur, particulièrement associée à sa Passion. Fidèle reflet de la miséricorde de Dieu, sœur Faustine a généreusement offert sa propre vie en expiation par les péchés de l’Humanité et par le salut des âmes. Dieu a accepté son offre et, du fait, sainte Faustine est morte affectée par beaucoup de douleurs qu’elle a supportées pendant des années avec de la patience et de la discrétion. Vers la fin de sa vie elle écrivait : « Oh mon Jésus, fais avec moi ce qui Te plaise. Donne-moi seulement la force pour souffrir. Si Ta force me soutienne, j’endurerai tout. Oh les âmes, combien je les aime « .

S. François d’Assise

Qui est Saint François d’Assise ?

Né à Assise en Italie, en 1181, d’où l’appellation « François d’Assise« , François est issu d’une famille riche. Il vit comme tous les jeunes de son âge et de son époque diverses expériences : les fêtes, les escapades et même la guerre durant laquelle il est fait prisonnier et souffre de maladie. Durant sa convalescence, il ressent une insatisfaction profonde face à la vie. Il cherche, il regarde autour de lui mais il reste sans réponse…

Assise en Italie

Un jour en écoutant un passage de l’Évangile, il lui vient une réponse à ce qu’il cherche : passer sa vie à aimer toute la création. Il transforme alors sa vie, il se fait pauvre, se soucie d’annoncer les messages de joie, d’espoir et d’amour contenus dans la Bible, et de porter la paix aux gens et à toute la Création. Il s’habille d’un vêtement gris et se ceint la taille d’un cordon. Il porte ainsi le vêtement du pauvre de son époque.

Toute sa vie, il fait la promotion de la solidarité aux pauvres, aux démunis, aux marginalisés. Il dénonce les injustices et s’oppose à toute appropriation. C’est dans la prière qu’il trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres. Un jour, il réalise que toute la Création forme une grande famille, une sorte de fraternité universelle. Il invite tous les humains à l’amour mutuel et au respect de notre mère la Terre, notre soeur la Lune, notre frère le Soleil…

saint francois d'assise

Au terme de sa vie, il rédige ce qu’on appelle le « Cantique du frère Soleil » qui est l’aboutissement de ses enseignements sur le respect et l’amour que tous les humains doivent porter envers toutes les créatures de Dieu. Il rejoint ainsi les préoccupations de ceux et celles qui se soucient de la défense de la nature, des animaux et de l’environnement. C’est d’ailleurs pourquoi, en 1979, il est proclamé « patron des écologistes ».

Après sa mort, l’Église le reconnaît comme « saint », c’est-à-dire comme un homme dont les vertus peuvent être un exemple pour tous : aimable, pacifique, pieux, humble, fraternel, juste. Depuis le 13ème siècle, des milliers d’hommes et de femmes (la famille franciscaine) suivent ses traces en se laissant inspirer par son style de vie. C’est donc dire que même huit siècles plus tard, François d’Assise a encore quelque chose à dire à nos sociétés à travers des hommes, des femmes, à travers nous, à travers toi..

4 octobre: Saint François d’Assise

 

Texte de l’Évangile (Mt 11,25-30): En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance. Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger ».
«Tu as fait des révélations aux petits»

Aujourd’hui, fête de Saint François d’Assise, l’Évangile commence par une brève prière de Jésus ; il continue avec une leçon de vie trinitaire et se termine par une invitation.

Saint François  d’Assise se caractérise par sa petitesse et sa simplicité ; son humilité le convertit en terrain propice pour recevoir la révélation du mystère de la Trinité. En effet, ses écrits et les biographies primitives démontrent qu’il a une expérience profonde du mystère de la vie trinitaire. Dieu Trinité se fait « connaître » à lui et lui est connu de Dieu.

L’invitation finale de Jésus couronne le tout : « Venez tous à moi, vous qui êtes fatigués et surchargés et je vous donnerai le repos » (Mt 11,28). Jésus est bienveillant et humble de cœur ; c’est pour cela qu’Il est le repos des humbles et aussi de tous ceux parmi nous qui sont accablés parce qu’ils ne le sont pas suffisamment. Avec Jésus nous apprenons l’humilité : « Apprenez des choses de moi » (Mt 11,29).

Le pape François n’a pas seulement le nom de notre Saint, mais aussi sa simplicité et son humilité, comme nous le constatons à travers ses gestes et ses paroles. Courage ! Nous avons devant nous le plus grand exemple : Jésus-Christ. Et après Lui, saint François et le Pape.

 

Lectures de la messe

Lectures de la messe

Première lecture

« Nous avons péché contre le Seigneur, nous lui avons désobéi » (Ba 1, 15-22)

Lecture du livre du prophète Baruc

Au Seigneur notre Dieu appartient la justice,
mais à nous la honte sur le visage comme on le voit aujourd’hui :
honte pour l’homme de Juda et les habitants de Jérusalem,
pour nos rois et nos chefs,
pour nos prêtres, nos prophètes et nos pères ;
oui, nous avons péché contre le Seigneur,
nous lui avons désobéi,
nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu,
qui nous disait de suivre les préceptes
que le Seigneur nous avait mis sous les yeux.
Depuis le jour où le Seigneur a fait sortir nos pères du pays d’Égypte
jusqu’à ce jour,
nous n’avons pas cessé de désobéir au Seigneur notre Dieu ;
dans notre légèreté, nous n’avons pas écouté sa voix.
Aussi, comme on le voit aujourd’hui,
le malheur s’est attaché à nous,
avec la malédiction
que le Seigneur avait fait prononcer par son serviteur Moïse,
au jour où il a fait sortir nos pères du pays d’Égypte
pour nous donner une terre ruisselant de lait et de miel.
Nous n’avons pas écouté la voix du Seigneur notre Dieu,
à travers toutes les paroles des prophètes qu’il nous envoyait.
Chacun de nous, selon la pensée de son cœur mauvais,
est allé servir d’autres dieux
et faire ce qui est mal aux yeux du Seigneur notre Dieu.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 78 (79), 1-2, 3-4a.5, 8-9acd)

R/ Pour la gloire de ton nom,
Seigneur, délivre-nous !
(cf. Ps 78, 9ab)

Dieu, les païens ont envahi ton domaine ;
ils ont souillé ton temple sacré
et mis Jérusalem en ruines.
Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs
en pâture aux rapaces du ciel
et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre.

Ils ont versé le sang comme l’eau
aux alentours de Jérusalem :
les morts restaient sans sépulture.
Nous sommes la risée des voisins,
Combien de temps, Seigneur, durera ta colère
et brûlera le feu de ta jalousie ?

Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !
Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

Évangile

« Celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé » (Lc 10, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur.
Alléluia. (cf. Ps 94, 8a.7d)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait :
« Malheureuse es-tu, Corazine !
Malheureuse es-tu, Bethsaïde !
Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous
avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,
il y a longtemps que leurs habitants
auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre.
D’ailleurs, Tyr et Sidon
seront mieux traitées que vous lors du Jugement.
Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ?
Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !

Celui qui vous écoute
m’écoute ;
celui qui vous rejette
me rejette ;
et celui qui me rejette
rejette celui qui m’a envoyé. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Les Saints Anges Gardiens

Les Saints Anges Gardiens

C’est une vérité de foi que les Anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des Saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs Anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des Anges; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les Anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion: ils portent nos bonnes oeuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots: « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leur bonnes inspirations.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950