Évangile
Le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 1-18)
Alléluia, Alléluia.
Le Verbe s’est fait chair,
il a établi parmi nous sa demeure.
à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu.
Alléluia. (cf. Jn 1, 14a.12a)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.
Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.
– Acclamons la Parole de Dieu.
St Jean, dans son Evangile ne mentionne ni l’enfant Jésus dans la crèche, ni Marie, ni Joseph, ni les bergers … Lanuit de Noël, avec les bergers, nous nous sommes glissés dans la chaleur enfantine de l’étable de Bethléem pour voir ... Mais, ce qui est à voir se cache dans la simplicité des faits et commence par un grand silence. Au commencement était le Verbe. Et le Verbe était auprès de Dieu. Et le Verbe était Dieu. Ce mystère, dans toute sa hauteur, est venu se manifester dans les profondeurs de l'humain. Il est venu s'y dissimuler, s'y cacher. Le Verbe, Parole de Dieu est devenu Quelqu’un. La Parole éternelle qui s’exprime dans la création et se communique dans l’histoire du Salut est devenue, un petit d’homme. Il a dressé sa tente en nous : Le Créateur a choisi de se faire créature, semblable à nous, un avec nous en toutes choses, par amour pour nous. Il ne se rend pas seulement présent parmi ses créatures, mais en elles, il ne se limite pas seulement à venir dans le monde, mais il prend le risque d’habiter à l’intime de chacun des humains. D’emblée, il y a dans ce mystère inouï, une face dramatique et une face lumineuse de promesse : Il était dans le monde mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens et les siens ne l'ont pas reçu. Mais, à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Nous sommes convoqués à l’hospitalité divine. Mais voulons-nous vraiment que le Verbe prenne chair en nous et qu’il fasse de nous des fils et filles de Dieu à sa ressemblance ?
même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l’ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s’étendit jusqu’en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle, a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l’hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa ‘passion’ date du Ve voire du VIe siècle et beaucoup de détails y sont légendaires: enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance; attelée à deux bœufs pour l’écarteler, ils ne purent bouger; mise sur un bûcher, les flammes s’éloignèrent d’elle. Ses reliques vénérées à Syracuse ont été transportées d’abord à Constantinople et actuellement à Venise.