«Amen, je vous le dis: Parmi les hommes, il n’en a pas existé de plus grand que Jean Baptiste; et cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui. Depuis le temps de Jean Baptiste jusqu’à présent, le Royaume des cieux subit la violence, et des violents cherchent à s’en emparer. Tous les Prophètes, ainsi que la Loi, ont parlé jusqu’à Jean. Et, si vous voulez bien comprendre, le prophète Élie qui doit venir, c’est lui. Celui qui a des oreilles, qu’il entende!».
Sainte Thérèse de Lisieux se réfère aussi à ces paroles de Jésus qui disent quelque chose qui peut nous aider dans notre conversation personnelle et intime avec Jésus:
«C'est toi, oh Pauvreté! mon premier sacrifice, je t'accompagnerai jusqu'à ce que je meure. Je sais que l’athlète, une fois dans le stade, se détache de tout pour courir. Savourez, mondains, votre angoisse et peine et les fruits amer de votre vanité; moi heureux, j'obtiendrais avec ma pauvreté les palmes du triomphe».
—Et moi, pourquoi je me plains constamment quand je remarque qu'il me manque quelque chose que je considère comme nécessaire?
Si seulement je voyais tous les aspects de ma vie aussi clairs que le Docteur!
Mt 11,28-30: «Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger».
« Lorsque Dieu pose son bras sur notre épaule, comme “son doux joug”, cela n’est pas un poids qui nous pèse, mais plutôt un geste d’acceptation empli d’amour. Le “joug” de ce bras n’est pas un poids mais plutôt le don d’amour qui nous soutient et fait de nous ses enfants » (Benoit XVI)
Consolez, consolez mon peuple,
– dit votre Dieu –
parlez au cœur de Jérusalem.
Proclamez que son service est accompli,
que son crime est expié,
qu’elle a reçu de la main du Seigneur
le double pour toutes ses fautes.
Une voix proclame :
« Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
tracez droit, dans les terres arides,
une route pour notre Dieu.
Que tout ravin soit comblé,
toute montagne et toute colline abaissées !
que les escarpements se changent en plaine,
et les sommets, en large vallée !
Alors se révélera la gloire du Seigneur,
et tout être de chair verra
que la bouche du Seigneur a parlé. »
Une voix dit : « Proclame ! »
Et je dis : « Que vais-je proclamer ? »
Toute chair est comme l’herbe,
toute sa grâce, comme la fleur des champs :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane
quand passe sur elle le souffle du Seigneur.
Oui, le peuple est comme l’herbe :
l’herbe se dessèche et la fleur se fane,
mais la parole de notre Dieu
demeure pour toujours.
Monte sur une haute montagne,
toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
Élève la voix avec force,
toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
Élève la voix, ne crains pas.
Dis aux villes de Juda :
« Voici votre Dieu ! »
Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance ;
son bras lui soumet tout.
Voici le fruit de son travail avec lui,
et devant lui, son ouvrage.
Comme un berger, il fait paître son troupeau :
son bras rassemble les agneaux,
il les porte sur son cœur,
il mène les brebis qui allaitent.
– Parole du Seigneur.
Psaume
(95 (96), 1-2a, 3a.10ac, 11-12a, 12b.13ab)
R/ Voici le Seigneur Dieu !
Il vient avec puissance. (Is 40, 9.10)
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !
Racontez à tous les peuples sa gloire,
allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Il gouverne les peuples avec droiture.
Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.
Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.
Évangile
« Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu » (Mt 18, 12-14)
Alléluia, Alléluia. Il est proche, le jour du Seigneur ; le voici qui vient nous sauver. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quel est votre avis ?
Si un homme possède cent brebis
et que l’une d’entre elles s’égare,
ne va-t-il pas laisser les 99 autres
dans la montagne
pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s’il arrive à la retrouver,
amen, je vous le dis :
il se réjouit pour elle
plus que pour les 99
qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux
ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »
Juan Diego, le simple paysan qui allait être connu dans le monde entier sous le nom qu’il reçut lors de sa renaissance dans le baptême, est né en 1474 à Cuautitlán (aujourd’hui Mexico) sous le nom de « Cuauhtlatoatzin », qui signifie « l’aigle qui parle ». Ce membre du peuple Chichimeca sera à la hauteur de son nom, car les aigles voient loin et bien. Lui et sa femme, Maria Lucía, en virent suffisamment pour comprendre que la violence des conquistadors n’était pas la seule chose qui arrivait à son peuple lorsque les Espagnols mirent pied sur leur terre. Aux côtés des soldats et des aventuriers, il y avait d’humbles frères franciscains qui enseignaient aux peuples indigènes avec les dessins et leur bonté. Cuauhtlatoatzin et sa femme demandèrent le baptême, recevant de nouveaux noms en même temps que leur nouvelle vie dans le Christ.
La dame sur la colline de Tepeyac
En décembre 1531, quelque temps après la mort de sa femme, Juan Diego parcourut le long chemin qui conduisait aux frères, où il se rendait chaque samedi pour recevoir l’instruction catéchétique. Mais ce jour-là fut différent. Alors qu’il passait par la colline de Tepeyac, il entendit un étrange et magnifique chant d’oiseaux, puis une voix qui l’appelait en utilisant le diminutif de son nom : « Juantzin! » « Petit Juan ! » A son grand étonnement, il vit une belle jeune femme vêtue d’un manteau d’étoiles, portant la ceinture noire avec laquelle les femmes indigènes indiquent qu’elles sont enceintes. Elle lui parla dans sa langue maternelle, le nahuatl, et lui demanda d’aller dire à l’évêque de construire une église en ce lieu, afin qu’elle puisse donner son Fils à tous ceux qui viendraient là.
Le messager
Juan Diego se précipita chez l’évêque, Juan Zumárraga, qui réagit à son récit avec scepticisme. Le paysan retourna auprès de la belle dame, lui disant que puisqu’il était « un homme sans importance », elle devait choisir un meilleur messager. La « Mère du vrai Dieu », comme elle se définit elle-même, était néanmoins convaincue d’avoir choisi le bon messager. Après un deuxième voyage chez l’évêque, qui demanda un signe, la dame demanda à Juan Diego de revenir le lendemain.
Le lendemain, l’oncle de Juan Diego, Juan Bernardino, tomba gravement malade, et Juan Diego resta à la maison pour s’occuper de lui. En allant chercher un prêtre le matin du 12 décembre pour conférer les derniers rites à son oncle, Juan Diego fit de son mieux pour éviter la Vierge, en changeant de chemin. Elle le retrouva cependant et le réprimanda avec des mots qui firent écho à travers les siècles : « Ne suis-je pas là, moi qui suis ta mère ? » Lui assurant que son oncle allait se rétablir, elle lui demanda de monter sur la colline, où ne poussaient que des cactus et des broussailles – surtout en hiver – et de cueillir les roses qu’il y trouverait. Il s’executa, empaquetant les fleurs dans sa tilma, ou manteau, et les apporta à l’évêque. Lorsque Juan Diego ouvrit sa tilma, l’évêque, les yeux écarquillés, tomba à genoux, car il n’y voyait pas seulement des roses, mais l’image d’une belle mestiza, ou fille métisse, vêtue comme une Indienne. Elle avait « le soleil pour manteau, la lune sous ses pieds » (Ap 12,1), comme le décrit le Livre de l’Apocalypse. L’évêque comprit : cet humble Indien avait vraiment vu la Mère de Dieu et Mère de tous les croyants, qui avait laissé son image imprimée sur son manteau.
Un homme de prière
Ce qui est arrivé à ce simple messager chichimèque accomplit ce que les frères et les prêtres missionnaires, dans l’ensemble, -avaient été incapables d’opérer : convaincre les peuples indigènes que cet Évangile, ou bonne nouvelle, était aussi pour eux. En 1539, huit ans seulement après les apparitions, quelque 9 millions d’entre eux demandèrent le baptême. Cette dame qui parlait dans leur langue et accomplissait les prophéties aztèques, était la Mère du vrai Dieu. Son Fils demanda à naître aussi dans leurs cœurs.
Lorsqu’une église fut construite sur le lieu de l’apparition, Juan Diego s’installa dans une petite cabane à proximité afin de nettoyer les lieux, de s’occuper des pèlerins, d’instruire les autres dans la foi et, surtout, de prier. Il y restera jusqu’à sa mort en 1548 : « un homme sans importance » dont la vie devint une partie de la chaîne et de la trame de cet événement singulier dans la vie de l’Église.
C’était un moment de déchirantes divisions sociales. Le 7 décembre 374 dans une église à Milan la discussion était animée. L’épineuse désignation du nouvel évêque de la ville, capitale de l’Empire romain d’Occident, avait exacerbé les tensions entre catholiques et ariens. Le déni de la divinité du Christ, soutenu par ces derniers et auquel s’opposaient les premiers, était perçu comme un obstacle insurmontable dans le choix d’un pasteur qui puisse représenter les deux.
Un évêque pour tous
On appela le gouverneur de la Lombardie, Ligurie et Emilie, connu pour son impartialité et équité pour faire la médiation. Il se nommait Ambroise, né en 340 à Trèves, en Allemagne, dans une famille romaine chrétienne. À Rome, il avait accompli les études juridiques sur les traces de son père, préfet de la Gaule, apprenant l’art oratoire et la littérature gréco-latine. Les succès dans la carrière de magistrat et l’équilibre dans la gestion même des plus épineuses controverses avait fait de lui le candidat idéal pour modérer le débat houleux engagé à Milan après la mort de l’évêque arien Assenzio. L’invitation au dialogue d’Ambroise convainc le peuple et évite qu’éclate le tumulte. Juste au moment où le gouverneur pensait avoir réussi sa mission, l’inattendu se produisit: de la foule s’éleva forte une voix d’enfant à laquelle fit écho celle de toute l’Assemblée: « Ambroise évêque! ». Catholiques et ariens dans une concorde inattendue avaient trouvé l’entente. L’imploration du peuple désorienta Ambroise: il n’était pas baptisé et se sentait inadapté. Il s’y opposa se référant à l’empereur Valentinien qui toutefois confirma la volonté populaire. Ambroise s’enfuit alors, mais le pape Damase aussi le considère idoine pour la dignité épiscopale; Ainsi comprit-il l’appel de Dieu et accepta devenant à seulement 34 ans, évêque de Milan.
Prière et proximité du peuple
Il distribua tous les biens aux pauvres et se dédia à l’étude des Textes Sacrés et des Pères de l’Église: «quand je lis les Écritures », disait-il « Dieu marche avec moi au paradis.» Il apprit à prêcher et son art oratoire fascina le jeune Augustin d’Hippone, scellant ainsi sa conversion. La vie d’Ambroise devint toujours plus frugale et austère, toute dédiée à l’étude, à la prière, à l’écoute assidue et à la proximité envers les pauvres et le peuple de Dieu. «Si l’Église a de l’or ce n’est pas pour le garder, mais pour le donner à qui est dans le besoin », disait-il quand il décida de fondre des objets liturgiques pour payer la rançon de certains des fidèles séquestrés par les soldats nordiques.
La lutte contre l’hérésie
Paix et concorde furent ses priorités, mais sans jamais tolérer l’erreur. L’iconographie artistique nous le dépeint avec le fouet frappant les hérétiques. Énergique fut sa lutte contre l’arianisme qui l’opposa même à des gouvernants et souverains. De ce conflit, éclaté sous l’impératrice philo-arienne Giustina, Ambroise sortit victorieux en affirmant l’indépendance du pouvoir spirituel sur le temporel. Emblématique l’épisode du massacre de Thessalonique en 390. Après le massacre de sept mille personnes révoltés pour la mort du gouverneur, Ambroise réussit à susciter le repentir de Théodose qui l’avait ordonné. « L’empereur est dans l’Église, non pas au-dessus de l’Église » était la conviction de l’évêque milanais qui, en dépit de la loi, n’a même pas assigné une église aux ariens.
La primauté de Pierre
Ambroise a également toujours reconnu la primauté de l’évêque de Rome en disant: « Ubi Petrus, ibi Ecclesia ». L’amour du Christ, de l’Église, de Marie émerge de l’abondante production littéraire et théologique qui lui a conféré, de même qu’aux saints Jérôme, Augustin et Grégoire le Grand, le titre de grand docteur de l’Église d’Occident. Bâtisseur de basiliques, compositeur d’hymnes qui révolutionnèrent la prière, infatigable dans l’oraison, Ambroise mourut le samedi Saint de 397. Pour lui rendre hommage le dimanche de Pâques, afflua une foule immense.
« En ce jour-là, les yeux des aveugles verront » (Is 29, 17-24)
Lecture du livre du prophète Isaïe
Ainsi parle le Seigneur Dieu :
Ne le savez-vous pas ?
Encore un peu, très peu de temps,
et le Liban se changera en verger,
et le verger sera pareil à une forêt.
Les sourds, en ce jour-là,
entendront les paroles du livre.
Quant aux aveugles, sortant de l’obscurité et des ténèbres,
leurs yeux verront.
Les humbles se réjouiront de plus en plus
dans le Seigneur,
les malheureux exulteront
en Dieu, le Saint d’Israël.
Car ce sera la fin des tyrans,
l’extermination des moqueurs,
et seront supprimés tous ceux qui s’empressent à mal faire,
ceux qui font condamner quelqu’un par leur témoignage,
qui faussent les débats du tribunal
et sans raison font débouter l’innocent.
C’est pourquoi le Seigneur, lui qui a libéré Abraham,
parle ainsi à la maison de Jacob :
« Désormais Jacob n’aura plus de honte,
son visage ne pâlira plus ;
car, quand il verra chez lui ses enfants,
l’œuvre de mes mains,
il sanctifiera mon nom,
il sanctifiera le Dieu saint de Jacob,
il tremblera devant le Dieu d’Israël.
Les esprits égarés découvriront l’intelligence,
et les récalcitrants accepteront qu’on les instruise. »
– Parole du Seigneur.
Psaume
(26 (27), 1, 4abcd, 13-14)
R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut. (26, 1a)
Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?
J’ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.
J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »
Évangile
Croyant en Jésus, deux aveugles sont guéris. (Mt 9, 27-31)
Alléluia, Alléluia. Voici qu’il vient avec puissance, notre Seigneur, pour éclairer les yeux de ses serviteurs Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus était en route ;
deux aveugles le suivirent, en criant :
« Prends pitié de nous, fils de David ! »
Quand il fut entré dans la maison,
les aveugles s’approchèrent de lui,
et Jésus leur dit :
« Croyez-vous que je peux faire cela ? »
Ils lui répondirent :
« Oui, Seigneur. »
Alors il leur toucha les yeux, en disant :
« Que tout se passe pour vous selon votre foi ! »
Leurs yeux s’ouvrirent,
et Jésus leur dit avec fermeté :
« Attention ! que personne ne le sache ! »
Mais, une fois sortis,
ils parlèrent de lui dans toute la région.
«Il ne suffit pas de me dire: ‘Seigneur, Seigneur!’, pour entrer dans le Royaume des cieux; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s’est abattue sur cette maison; la maison ne s’est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison; la maison s’est écroulée, et son écroulement a été complet».
«Bâtir une maison sur le sable» (cf. Mt 7,26) est une image pour décrire un comportement insensé, qui ne mène à aucun résultat et aboutit à l’échec d’une vie, après un effort long et pénible pour construire quelque chose. "Bene curris, sed extra viam", disait saint Augustin : tu cours bien, mais en dehors du parcours homologué, pouvons-nous traduire. Quel dommage d’en arriver là, au moment de l’épreuve, des tempêtes et des crues que comporte nécessairement notre vie !
« Le Seigneur préparera un festin et essuiera les larmes sur tous les visages » (Is 25, 6-10a)
Lecture du livre du prophète Isaïe
En ce jour-là,
le Seigneur de l’univers
préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,
un festin de viandes grasses et de vins capiteux,
un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître
le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples
et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira :
« Voici notre Dieu,
en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur,
en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous :
il nous a sauvés ! »
Car la main du Seigneur
reposera sur cette montagne.
– Parole du Seigneur.
Psaume
(Ps 22 (23), 1-2ab, 2cd-3, 4, 5, 6)
R/ J’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours. (Ps 22, 6cd)
Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.
Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.
Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.
Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.
Évangile
Jésus guérit les infirmes et multiplie les pains. (Mt 15, 29-37)
Alléluia, Alléluia. Il viendra, le Seigneur, pour sauver son peuple. Heureux ceux qui sont prêts à partir à sa rencontre ! Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
Jésus arriva près de la mer de Galilée.
Il gravit la montagne et là, il s’assit.
De grandes foules s’approchèrent de lui,
avec des boiteux, des aveugles, des estropiés, des muets,
et beaucoup d’autres encore ;
on les déposa à ses pieds et il les guérit.
Alors la foule était dans l’admiration
en voyant des muets qui parlaient, des estropiés rétablis,
des boiteux qui marchaient, des aveugles qui voyaient ;
et ils rendirent gloire au Dieu d’Israël.
Jésus appela ses disciples et leur dit :
« Je suis saisi de compassion pour cette foule,
car depuis trois jours déjà ils restent auprès de moi,
et n’ont rien à manger.
Je ne veux pas les renvoyer à jeun,
ils pourraient défaillir en chemin. »
Les disciples lui disent :
« Où trouverons-nous dans un désert assez de pain
pour rassasier une telle foule ? »
Jésus leur demanda :
« Combien de pains avez-vous ? »
Ils dirent :
« Sept, et quelques petits poissons. »
Alors il ordonna à la foule de s’asseoir par terre.
Il prit les sept pains et les poissons ;
rendant grâce,
il les rompit,
et il les donnait aux disciples, et les disciples aux foules.
Tous mangèrent et furent rassasiés.
On ramassa les morceaux qui restaient :
cela faisait sept corbeilles pleines.
Saint François-Xavier naquit en 1506 dans la famille de Jasso, grande famille d’Espagne.
Son père, Juan de Jasso, était président du conseil du Royaume de Navarre. Quant à sa mère, María de Azpilicueta, issue d’une vieille famille de la vallée du Baztan, apporta en dot lors de son mariage le château de Javier. Saint François Xavier s’appelle Francisco de Javier (transformé en François-Xavier plus tard) à cause de cela.
Quelques années après, François-Xavier choisit de devenir prêtre et de faire ses études de théologie en France, à la Sorbonne à Paris.
C’est à Paris qu’il rencontre Ignace de Loyola.
En 1530, il devient professeur dans un collège parisien et partage avec Ignace de Loyola sa chambre. Il retiendra de leurs échanges une question : « que sert à l’homme de gagner l’univers s’il vient à se perdre soi-même ? ».
François-Xavier prononce ses voeux à Montmartre durant l’année 1534, et est ordonné à la prêtrise à Venise en 1537.
Ce n’est qu’en 1538 qu’il prend part avec 5 autres compagnons (Ignace de Loyola, Pierre Favre, François-Xavier, Diego Lainez et Alfonso Salmeron) à la fondation d’un nouvel ordre religieux : les Jésuites.
La Mission
Ensuite, à la demande du pape que François-Xavier part en Asie rejoindre les comptoirs installés par les Portugais pour y convertir les populations.
Il débarque à Goa sur la côte occidentale de l’Inde, le .
Sous son influence, quelques Portugais de Goa changent radicalement de vie. Ces conversions retentissantes commencent à le faire connaître. On lui confie une école en 1542. Il en fait le collège Saint-Paul, pour la formation chrétienne des nouveaux chrétiens. Saint-Paul est la première école dirigée par un jésuite.
Jusqu’ en 1547 l’infatigable missionnaire se rend sur l’Archipel des Comores, puis à Ceylan, Malacca, aux îles Moluques et de nouveau à Malacca. Aux Moluques, il jette les bases d’une mission à Ambon, Morotai et Ternate. Revenant en Inde, il missionne le long de la côte des pêcheurs.
Il entend parler du Japon en 1547, et décide de s’y rendre.
En 1547, il entend parler pour la première fois du Japon. C’est là qu’il décide de poursuivre sa mission, ayant la conviction intime que Dieu le veut là. Après un périple difficile où il devra résister aux tempêtes et aux risques de mutineries, le missionnaire arrive au Japon.
Le 15 août 1549, il débarque avec quelques compagnons à Kagoshima. Ses Lettres du Japon sont enthousiastes quant aux perspectives missionnaires qu’offre le pays. Il y baptise un millier de personnes, surtout dans la région de Yamaguchi. Il est bien reçu par les autorités mais a des difficultés avec les moines boudhistes. Une seule chose compte pour lui : annoncer le Christ à ce peuple riche d’une vieille culture, enraciné dans un bouddhisme dominant. Il doit pour cela apprendre le japonais et se rapprocher des hommes qui possèdent le pouvoir, notamment l’empereur.
Fin de vie
Beaucoup de japonais se convertissent et fort de son succès, François-Xavier veut désormais évangéliser la Chine qu’il juge être le pays le plus influent de l’Asie en tout point, nottamment philosophique, et donc sa cible première, ce qui reste un voeu pieu, puisqu’il meurt en 1552, à Malacca, épuisé par la mission.
Il fut canonisé par Grégoire XV en 1622.
Il a fait partie des saints patrons des JMJ de Madrid en 2011.
En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: «Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi. Toutes choses m’ont été données par mon Père, et personne ne connaît qui est le Fils, si ce n’est le Père, ni qui est le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. Et, se tournant vers les disciples, il leur dit en particulier: Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez! Car je vous dis que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu».
« Il sera la splendeur des rescapés d’Israël » (Is 4, 2-6)
Lecture du livre du prophète Isaïe
(lecture pour l’année A (2025-2026), où la lecture ci-dessous a été lue la veille)
Ce jour-là,
le Germe que fera grandir le Seigneur
sera l’honneur et la gloire des rescapés d’Israël,
le Fruit de la terre sera leur fierté et leur splendeur.
Alors, ceux qui seront restés dans Sion,
les survivants de Jérusalem,
seront appelés saints :
tous seront inscrits à Jérusalem
pour y vivre.
Quand le Seigneur aura lavé la souillure des filles de Sion,
purifié Jérusalem du sang répandu,
en y faisant passer le souffle du jugement,
un souffle d’incendie,
alors, sur toute la montagne de Sion,
sur les assemblées qui s’y tiennent,
le Seigneur créera
une nuée pendant le jour
et, pendant la nuit, une fumée
avec un feu de flammes éclatantes.
Et au-dessus de tout,
comme un dais, la gloire du Seigneur :
elle sera, contre la chaleur du jour, l’ombre d’une hutte,
un refuge, un abri contre l’orage et la pluie.
– Parole du Seigneur.
Première lecture
Le Seigneur rassemble toutes les nations dans la paix éternelle du royaume de Dieu (Is 2, 1-5)
Lecture du livre du prophète Isaïe
(à employer de préférence les années B et C. 2026-2027 : année B)
Parole d’Isaïe,
– ce qu’il a vu au sujet de Juda et de Jérusalem.
Il arrivera dans les derniers jours
que la montagne de la maison du Seigneur
se tiendra plus haut que les monts,
s’élèvera au-dessus des collines.
Vers elle, afflueront toutes les nations
et viendront des peuples nombreux.
Ils diront : « Venez !
montons à la montagne du Seigneur,
à la maison du Dieu de Jacob !
Qu’il nous enseigne ses chemins,
et nous irons par ses sentiers. »
Oui, la loi sortira de Sion,
et de Jérusalem, la parole du Seigneur.
Il sera juge entre les nations
et l’arbitre de peuples nombreux.
De leurs épées, ils forgeront des socs,
et de leurs lances, des faucilles.
Jamais nation contre nation
ne lèvera l’épée ;
ils n’apprendront plus la guerre.
Venez, maison de Jacob !
Marchons à la lumière du Seigneur.
– Parole du Seigneur.
Psaume
(Ps 121 (122), 1-2, 3-4ab, 4cd-5, 6-7, 8-9)
R/ Dans la joie, nous irons
à la maison du Seigneur. (cf. Ps 121, 1)
Quelle joie quand on m’a dit :
« Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin
devant tes portes, Jérusalem !
Jérusalem, te voici dans tes murs :
ville où tout ensemble ne fait qu’un !
C’est là que montent les tribus,
les tribus du Seigneur,
C’est là qu’Israël doit rendre grâce
au nom du Seigneur ;
c’est là le siège du droit,
le siège de la maison de David.
Appelez le bonheur sur Jérusalem :
« Paix à ceux qui t’aiment !
Que la paix règne dans tes murs,
le bonheur dans tes palais ! »
À cause de mes frères et de mes proches,
je dirai : « Paix sur toi ! »
À cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
je désire ton bien.
Évangile
« Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident et prendront place au festin du royaume des Cieux » (Mt 8, 5-11)
Alléluia, Alléluia. Viens, Seigneur, notre Dieu, délivre-nous. Montre-nous ton visage et nous serons sauvés. Alléluia. (cf. Ps 79, 4)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
En ce temps-là,
comme Jésus était entré à Capharnaüm,
un centurion s’approcha de lui et le supplia :
« Seigneur, mon serviteur est couché, à la maison, paralysé,
et il souffre terriblement. »
Jésus lui dit :
« Je vais aller moi-même le guérir. »
Le centurion reprit :
« Seigneur, je ne suis pas digne
que tu entres sous mon toit,
mais dis seulement une parole
et mon serviteur sera guéri.
Moi-même qui suis soumis à une autorité,
j’ai des soldats sous mes ordres ;
à l’un, je dis : “Va”, et il va ;
à un autre : “Viens”, et il vient,
et à mon esclave : “Fais ceci”, et il le fait. »
À ces mots, Jésus fut dans l’admiration
et dit à ceux qui le suivaient :
« Amen, je vous le déclare,
chez personne en Israël, je n’ai trouvé une telle foi.
Aussi je vous le dis :
Beaucoup viendront de l’orient et de l’occident
et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob
au festin du royaume des Cieux. »