Moine, évêque de Césarée de Cappadoce, docteur de l’Église (+ 379)
Basile de Césarée et Grégoire de Nazianze sont tous deux nés en Cappadoce. Basile dans une famille de dix enfants qui deviendront presque tous des saints. Saint Grégoire est né dans le foyer d’un juif converti qui deviendra évêque. Ils se rencontrent à Athènes, lors de leurs études, et désormais ils se lient d’une grande amitié. La même foi et le même désir de perfection animent les deux étudiants. De retour en Cappadoce, ils font des projets monastiques, mais l’Eglise a besoin d’évêques dynamiques en cette période troublée par les hérésies. Basile devient évêque de Césarée. Grégoire, évêque de Nazianze, le siège épiscopal de son père, puis de Constantinople. La forte personnalité de Basile en fait un évêque de premier plan qui défend la foi trinitaire. Il rédige également des règles monastiques, qui sont encore en vigueur dans les monastères « basiliens ». Saint Grégoire est plus fragile. Chassé de Constantinople, il finira solitaire, composant d’admirables poèmes que la liturgie utilise encore.
– Saints Basile le Grand et Grégoire Nazianze, évêques et docteurs de l’Eglise (VaticanNews) Mémoire des saints Basile le Grand et Grégoire de Naziance, évêques et docteurs de l’Église. Basile, évêque de Césarée en Cappadoce, appelé Grand pour sa doctrine et sa sagesse, enseigna aux moines la méditation des Écritures, le labeur de l’obéissance et la charité fraternelle. Il organisa leur vie par des règles qu’il avait lui-même rédigées. Par ses écrits excellents, il instruisit les fidèles et se distingua par son souci pastoral des pauvres et des malades. Il mourut le premier janvier 379. Grégoire, son ami, évêque successivement de Sasimes, de Constantinople et de Naziance, défendit avec beaucoup d’ardeur la divinité du Verbe, ce qui lui valut d’être appelé le Théologien. Il mourut le 25 janvier 390. L’Église se réjouit de célébrer la mémoire conjointe de si grands docteurs.
Saints Basile le Grand et Grégoire Nazianze, évêques et docteurs de l’Eglise
Une famille de Saints
Saint Basile, né en 329, appartint à une famille de Saints : sa sœur Macrine et ses frères Pierre, évêque de Sébaste, et Grégoire de Nysse furent eux aussi élevés à l’honneur des autels. Le jeune Basile reçut de son père les premiers rudiments de la doctrine chrétienne et poursuivit ses études d’abord à Constantinople, puis à Athènes. Il entreprit en même temps des études de rhétorique, en empruntant ainsi une brillante carrière qu’il décida cependant d’abandonner pour suivre sa vraie vocation, c’est-à-dire une vie de silence, de solitude et de prière. Il fit de longs voyages, d’abord au Pont, puis en Egypte, en Palestine et en Syrie, attiré par la vie des moines et des ermites. De retour dans le Pont, il y retrouva un compagnon d’études rencontré à Athènes, Grégoire de Nazianze, et avec lequel il fonda une petite communauté monastique, fondée sur les règles que Basile avait élaborées au cours des expériences acquises durant ses voyages
Contre l’arianisme
En ce moment se consolidait toujours à Césarée une nouvelle doctrine, fondée sur la prédication d’Arius, déjà condamné comme hérétique par le Concile de Nicée en 325. L’arianisme, toutefois, grâce aussi à l’appui de l’empereur d’Orient, Valens, commença à se répandre rapidement en Syrie et en Palestine. Basile laissa la paix et la sécurité de son ermitage, et rejoignit Césarée ; là il est ordonné prêtre, puis évêque, et entreprit une lutte sans merci contre la nouvelle hérésie, au point de mériter déjà de son vivant le titre de « Grand ». Sa lutte ne se situait pas seulement sur la plan doctrinal, mais aussi sur celui de la charité ; aux ariens qui soutenaient de ne causer de tord à personne en défendant ce qui leur appartenait en propre, il rétorquait : « Qu’est ce quit’appartient vraiment ? De qui as-tu reçu ce que tu dis être tien ? Si chacun secontentait du nécessaire, et donnait le superflu au prochain, il n’y aurait plus de pauvres ». En outre il fonda, justement aux portes de la ville, une citadelle de la charité appelée Basiliade, qui comprenait des orphelinats, hôpitaux et des hospices. En même temps aussi l’empereur Théodose, qui avait succédé à Valens, appuya l’œuvre de Basile, qui réussit à voir l’hérésie vaincue avant sa mort en 389, advenue à peu près à l’âge de 60 ans.
L’ami d’une vie
Grégoire de Nazianze aussi eut une sœur, Gorgonia, et un frère, Césario, saints. Il était fils d’un prêtre, et à Athènes, où il étudia, il fait la connaissance de Basile, auquel il fut lié d’une amitié très profonde et avec lequel il partagea l’ermitage en Cappadoce. Lui aussi, cependant, dut abandonner cette paix pour assister les parents déjà âgés. Le père, en particulier, le voulut à ses côtés dans le presbyterium à Nazianze, mais Grégoire, qui s’était laissé convaincre malgré lui, se repentit du choix qu’il avait fait et chercha de nouveau refuge auprès de Basile. Basile au contraire le convainquit de retourner chez son père et lui servir de conseiller dans les moments difficiles du gouvernement de l’Eglise de Nazianze. Plus tard Grégoire fut envoyé par l’empereur Théodose à Constantinople, avec la charge de combattre la diffusion de l’hérésie arienne. Accueilli à son arrivée par un jet de pierres, Grégoire s’arrêta hors des murs de Constantinople dans une petite église qu’il dédia à la Résurrection. Grâce à son éloquence et à la solidité de sa doctrine, mais surtout grâce à sa vie exemplaire, Grégoire ramena la cité à l’orthodoxie. Malgré cela, contrarié par une faction qui était contre lui, il ne devint pas évêque de Constantinople ;il quitta donc la ville à laquelle il avait voué d’innombrables efforts de sa vie, à son départ il prononça un long et émouvant discours d’adieu. De retour à Nazianze, il se consacra surtout à l’écriture et laissa un abondant recueil de poèmes de caractère spirituel : « Tout est fatigue pour les mortels », écrivit-il, « tout est moquerie, ombre, apparence. Et que toutsoit instable, o Verbe qui nous créés, on le doit à ta sagesse, car nous apprenons à tourner notre amour vers ce qui est stable et ferme ».