02dim TOA – Jean 1, 29-34 – Voici l’Agneau de Dieu
Aujourd’hui, dans l’Evangile, Jean Baptiste déclara : « Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ».
Cette parole de Jean le Baptiste en St Jean a paru si importante qu’elle est présente dans chacune de nos eucharisties.
Un agneau… ce petit animal fragile et innocent… Qui d’entre nous n‘a jamais rêvé d’en tenir un dans ses bras, ne serait-ce que quelques instants ? Comme un bébé dans nos bras, c’est une petite fleur, petit cœur, toute baignée d’amour, heureux pour toujours…
Voici l’Agneau de Dieu. Jean Baptiste nous invite à délaisser notre regard de l’enfant de la crèche pour, tendus vers l’avenir, à contempler la parole créatrice ou plutôt recréatrice des noces de l’Agneau entre l’humanité et Dieu, le début d’un amour qui sera plus fort que la mort.
Jean Baptiste tressaille de joie d’ouvrir, par son attitude, un chemin à l’Esprit de Dieu qui vient confirmer l’arrivée des temps nouveaux. Il est ravi de joie d’inviter la terre entière à voir le Sauveur que Dieu nous donne. L’Esprit descend sur Jésus pour que nous partions demeurer chez Dieu, pour que nous revenions chez nous, chez Dieu. Quel beau retournement, s’écrie St Grégoire de Nazianze!
Comprenons bien ce qui se passe, mes amis, et surtout accueillons bien ce qui se passe : Noël, c’est Dieu qui vient naître en nous pour nous faire naître en lui. Noël, c’est la manifestation de l’empressement de Dieu, de son amour passionnel à demeurer en nous pour nous faire goûter à la joie de demeurer en lui. Il nous faudra toute l’éternité pour réaliser ce qui nous arrive, pour reconnaître, pour accueillir pleinement ce don de Dieu. C’est dès aujourd’hui qu’il nous faut renaître, naître et renaître sans cesse, comme l’a si bien dit Fr. Christian de Chergé, un des moines de Tibhirine : De naissance en naissance, nous arriverons bien à mettre au monde l’enfant de Dieu que nous sommes.
La rencontre de Jean et de Jésus est un grand moment de notre histoire. C’est une confirmation, une descente de l’humanité de Jésus en la nôtre et notre confirmation, une remontée de notre humanité en sa divinité.
« Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde ».
Réjouissons-nous, nous que la foi enfante. Réjouissons-nous, nous qui sommes habillés d’un vêtement blanc. Faisons entendre à notre monde que lui aussi est bien-aimé de Dieu et qu’à tous ceux qui l’ont reçu, qui croient en lui, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu (Jn 1, 12). AMEN.
P Joseph Nguyên Xuân Hà
Musique : Bien-aimé de Dieu