Homélie Saint Sacrements C – Luc 9,11b-17

Saint Sacrements Luc 9,11b-17

Nous savons que dans l’amour, nous aimerions vivre dans une communion de la tendresse, de l’union des cœurs, de  la volonté de communiquer,  dans un profond respect de la conscience de l’autre, son sanctuaire le plus sacré, dans le désir de rendre l’autre heureux.

Aujourd’hui, dans l’Evangile, Jésus manifeste cet amour envers la foule dans le désert en procurant de la nourriture au peuple rassemblé pour écouter sa Parole.

Jésus « prit les cinq pains et les deux poissons » qui constituent la nourriture traditionnelle et basique de ce peuple de pêcheurs. Le verbe prendre est présent dans tous les récits de l’institution de l’Eucharistie. Jésus n’agit pas de façon magique, mais à partir des produits naturels, travaillés ou fabriqués par l’humanité.

Il « levant les yeux au ciel, il prononça la bénédiction ». Bénir est un geste relationnel qui devient effectif dans le regard de Jésus. Il remercie Dieu, le Père, le reconnaît être la source de toute nourriture donnée aux hommes. « Tu es béni, Dieu de l’univers, toi qui nous donne ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes » (au moment de la préparation des dons à la messe).

Et puis, Jésus « les rompit ». Ce verbe rompre est repris dans tous les récits de la Cène. En effet, la nourriture est faite pour être partagée. St Paul demande à la communauté de Corinthe de savoir vivre en communion, savoir partager le pain, la vie pour avoir une vraie communauté qui vit en communion car après chaque fraction des pains, « chacun se hâte de prendre son propre repas en sorte que l’un a faim tandis que l’autre est ivre » (1Cor. 11, 21). Ce point reste très actuel dans notre société du chacun pour soi.

Après avoir rompu les pains, il les donna aux douze pour partager. Donner est le quatrième verbe eucharistique présent dans tous les récits de la Cène. Il révèle jusqu’où va l’amour de Dieu pour nous, il met en lumière sa générosité qui bouleverse toutes nos perspectives humaines. Cinq pains et deux poissons peuvent nourrir et rassasier une foule immense, et il y a même des restes : douze paniers.

À chaque eucharistie, le Seigneur nous demande à nous aussi : Donne-moi ton pain, donne-moi quelque chose de ta vie. C’est pour ça que le pain et le vin viennent à chaque fois du milieu de notre assemblée. C’est notre pain qu’on donne au Seigneur. La question est donc, quand nous venons à la messe, de savoir ce que nous offrons réellement de notre vie ? Parfois, nous laissons au prêtre le soin de présenter à Dieu le pain et le vin… là-bas, à l’autel, loin de nous, comme si ce pain offert n’avait rien à voir avec nous !

Le pain et le vin ! Il ne représente pas seulement le travail des autres, mais le nôtre, la vie de chacun de nous, nos joies, nos peines, notre travail, nos responsabilités, nos amours. Et nous l’offrons à chaque messe, cette vie quotidienne, en offrant le pain pour que Dieu le transforme en sa propre vie, pour que notre pain quotidien soit béni, transformé, transfiguré, habité par la présence réelle du Christ.  Quand nous partageons et quand nous mangeons ce pain, nous recevons en nous l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus. Alors nous repartons avec une véritable énergie divine, pour continuer notre travail, pour nous tenir dans nos responsabilités, pour vivre toute notre vie avec la force de l’Esprit Saint, l’Esprit de Jésus, l’Esprit d’amour.

Ainsi, l’Eglise célèbre la messe tous les jours. Et la messe, c’est la rencontre de deux présences réelles : la présence réelle du Christ, et notre présence à nous qui a quelquefois du mal à être réelle. Après la messe, nous avons à devenir ensemble le Corps du Christ, le signe visible de sa présence, de son amour  dans le monde. En fait, c’est après la messe que l’on sait si la messe a été vraie. Une messe vivante, c’est une messe qui fait vivre. Et quand cela arrive, personne ne se demande plus ce que nous sommes venus faire à la messe.

P Joseph Nguyên Xuân Hà  –  

Musique : table dressée sur nos chemins    

Saint Louis de Gonzague

Saint Louis de Gonzague

Ce jeune jésuite italien est né en 1568 à Castiglione, dans l’actuelle province de Lombardie. Fêté le jour du solstice d’été, le 21 juin, saint Louis de Gonzague est proposé comme modèle à la jeunesse, et spécialement aux étudiants. 

 

En 1991, le pape Jean Paul II l’a également déclaré saint patron des personnes atteintes du SIDA.

Un modèle pour les jeunes

Saint Louis de Gonzague 2 Échapper aux richesses, à la gloire humaine et au pouvoir : la vie de Louis de Gonzague est à mille lieux des modèles courants dans l’esprit des jeunes… et de ce que leurs parents peuvent souhaiter pour eux. Né dans une famille noble, fils aîné du marquis de Castiglione, Louis semble jouir d’une voie toute tracée : dès l’âge de 13 ans, il vit à la cour de Philippe II d’Espagne. Toutefois, l’expérience de cette vie l’aide à découvrir qu’il a soif d’autre chose : le luxe et le laxisme moral dont il est témoin le laissent insatisfait. Il devra lutter avec son père pour le convaincre de son désir de devenir religieux en entrant dans la Compagnie de Jésus. À 17 ans, il renonce  solennellement à ses droits héréditaires en faveur de son frère cadet et part pour Rome où, avec la bénédiction du pape Sixte Quint, il entre au noviciat jésuite. L’aimant était suffisamment puissant pour que le jeune homme se laisse attirer, en dépit des difficultés et contre l’avis paternel, et pour qu’il renonce aux honneurs et à la vie facile. Habité d’un désir plus grand que tout ce qui brille dans l’imaginaire, Louis interroge nos conceptions habituelles : faut-il rêver de richesse, de célébrité, de pouvoir ?

Un appel à vivre le présent

Fresques de la chapelle Saint-Louis de Gonzague-Franklin à Paris.

« Que ferais-tu si tu apprenais que tu allais mourir dans l’heure ? », telle est la question-piège qui fut posée à Louis de Gonzague, pendant un temps de récréation. La question rejoint un conseil d’Ignace : quand il s’agit d’opérer une décision importante, « me projeter au jour de ma mort et considérer ce que j’aimerais avoir choisi aujourd’hui ». On peut deviner les réponses d’un jeune homme édifiant : « aller saluer ma mère » ou « m’agenouiller à la chapelle devant le Saint Sacrement », etc. Les hagiographes ont mis une tout autre réponse dans la bouche du jeune Louis : « Je continuerais à jouer, comme je le fais maintenant ». Une manière toute personnelle de rejoindre le carpe diem (cueille le jour) si cher à beaucoup de jeunes ! Plutôt que de me projeter dans le futur ou de regretter le passé, j’aimerais vivre chaque instant pleinement, avec la conviction que c’est ce que j’ai à vivre.

L’héroïsme de l’agere contra

Vitrail de la chapelle Saint-Louis de Gonzague-Franklin à Paris.

Après le noviciat, Louis de Gonzague reste dans la ville éternelle, au Collège Romain, pour des études de philosophie et de théologie. Alors qu’il n’a que 23 ans, la peste fait des ravages dans la ville. Avec les autres étudiants jésuites, il est invité à prendre soin des malades. On se souvient l’avoir vu, surmontant un dégoût personnel, porter un pestiféré pour le conduire à l’hôpital. Agere contra : aller à l’encontre de ses envies personnelles, réagir contre ses dégoûts. C’est un exercice par lequel on a souvent mis les jeunes religieux à l’épreuve. Mais, trop souvent, cet agere contra est associé à des exercices aussi artificiels qu’inutiles. Dans la situation de Louis, il n’y avait rien d’artificiel : un malade – peut-être un mourant – qu’on ne pouvait laisser mourir comme un chien ! Cet acte reste d’actualité : il y a beaucoup de personnes dont nous détournons le regard, que nous préférons ignorer et oublier… Je me convaincs que je ne puis m’arrêter, je n’ose pas risquer la rencontre… et, pourtant, c’est mon frère qui est malade, réfugié, sans-abri. Tant pis pour les risques de contagion : c’est aujourd’hui que je vis ce que j’ai à vivre !

Louis continue d’étudier intensément et multiplie les austérités au point d’avoir un mal de tête lancinant. Sa vie spirituelle est alors douloureuse et tourmentée. À 22 ans, il reçoit la révélation que sa vie sera brève. Cette révélation transforme sa vie spirituelle qui sera désormais plus dépouillée, plus sereine, plus abandonnée à Dieu. Louis meurt en 1591, pestiféré à son tour, à 23 ans. Il est canonisé par Benoît XIII en 1726 et proclamé, en 1729, patron de la jeunesse, spécialement des étudiants.

Lectures de la mese

Première lecture

« Le Christ s’est fait pauvre à cause de vous » (2 Co 8, 1-9)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
nous voulons vous faire connaître la grâce
que Dieu a accordée aux Églises de Macédoine.
Dans les multiples détresses qui les mettaient à l’épreuve,
l’abondance de leur joie et leur extrême pauvreté
ont débordé en trésors de générosité.
Ils y ont mis tous leurs moyens,
et davantage même, j’en suis témoin ;
spontanément,
avec grande insistance,
ils nous ont demandé comme une grâce
de pouvoir s’unir à nous pour aider les fidèles de Jérusalem.
Au-delà même de nos espérances,
ils se sont eux-mêmes donnés d’abord au Seigneur,
et ensuite à nous,
par la volonté de Dieu.
Et comme Tite avait déjà commencé,
chez vous, cette œuvre généreuse,
nous lui avons demandé d’aller jusqu’au bout.
Puisque vous avez tout en abondance,
la foi, la Parole, la connaissance de Dieu,
toute sorte d’empressement et l’amour qui vous vient de nous,
qu’il y ait aussi abondance dans votre don généreux !
Ce n’est pas un ordre que je donne,
mais je parle de l’empressement des autres
pour vérifier l’authenticité de votre charité.
Vous connaissez en effet le don généreux
de notre Seigneur Jésus Christ :
lui qui est riche, il s’est fait pauvre à cause de vous,
pour que vous deveniez riches par sa pauvreté.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(145 (146), 2, 5-6ab, 6c-7, 8-9a)

R/ Chante, ô mon âme,
la louange du Seigneur !
ou : Alléluia !
(145, 1b)

Je veux louer le Seigneur
tant que je vis,
chanter mes hymnes pour mon Dieu
tant que je dure.

Heureux qui s’appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
lui qui a fait le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu’ils renferment !

Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés,
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l’étranger.

Évangile

« Aimez vos ennemis » (Mt 5, 43-48)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez- vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu aimeras ton prochain
et tu haïras ton ennemi.

Eh bien ! moi, je vous dis :
Aimez vos ennemis,
et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ;
car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons,
il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment,
quelle récompense méritez-vous ?
Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères,
que faites-vous d’extraordinaire ?
Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits
comme votre Père céleste est parfait. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Lectures de la messe

Première lecture

« Nous nous recommandons comme des ministres de Dieu » (2 Co 6, 1-10)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
en tant que coopérateurs de Dieu,
nous vous exhortons encore
à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui.
Car il dit dans l’Écriture :
Au moment favorable je t’ai exaucé,
au jour du salut je t’ai secouru.

Le voici maintenant le moment favorable,
le voici maintenant le jour du salut.
Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique,
nous veillons à ne choquer personne en rien.
Au contraire, en tout, nous nous recommandons nous-mêmes
comme des ministres de Dieu :
par beaucoup d’endurance,
dans les détresses, les difficultés, les angoisses,
les coups, la prison, les émeutes,
les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture,
par la chasteté, la connaissance,
la patience et la bonté,
la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour,
par une parole de vérité,
par une puissance qui vient de Dieu ;
nous nous présentons avec les armes de la justice
pour l’attaque et la défense,
dans la gloire et le mépris,
dans la mauvaise et la bonne réputation.
On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ;
on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ;
on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ;
on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ;
on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ;
pauvres, et nous faisons tant de riches ;
démunis de tout, et nous possédons tout.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4)

R/ Le Seigneur a fait connaître son salut. (cf. Ps 97, 2a)

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.

Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.

La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !

Évangile

« Moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant » (Mt 5, 38-42)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole est la lumière de mes pas,
la lampe de ma route.
Alléluia. (Ps 118, 105)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps- là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Œil pour œil, et dent pour dent.
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ;
mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite,
tends-lui encore l’autre.
Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice
et prendre ta tunique,
laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas,
fais-en deux mille avec lui.
À qui te demande, donne ;
à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos ! »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout » (Mt 5, 33-37)

Évangile

« Moi, je vous dis de ne pas jurer du tout » (Mt 5, 33-37)

Alléluia. Alléluia.
Incline mon cœur vers tes exigences ;
fais-moi la grâce de ta loi, Seigneur.
Alléluia. (Ps 118, 36a.29b)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez encore appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne manqueras pas à tes serments,
mais tu t’acquitteras de tes serments envers le Seigneur.

Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas jurer du tout,
ni par le ciel, car c’est le trône de Dieu,
ni par la terre, car elle est son marchepied,
ni par Jérusalem, car elle est la Ville du grand Roi.
Et ne jure pas non plus sur ta tête,
parce que tu ne peux pas
rendre un seul de tes cheveux blanc ou noir.
Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”,
“non”, si c’est “non”.
Ce qui est en plus vient du Mauvais. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)

Évangile

« Tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l’adultère » (Mt 5, 27-32)

Alléluia. Alléluia.
Vous brillez comme des astres dans l’univers
en tenant ferme la parole de vie.
Alléluia. (Ph 2, 15d.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous avez appris qu’il a été dit :
Tu ne commettras pas d’adultère.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui regarde une femme avec convoitise
a déjà commis l’adultère avec elle dans son cœur.
Si ton œil droit entraîne ta chute,
arrache-le et jette-le loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier jeté dans la géhenne.
Et si ta main droite entraîne ta chute,
coupe-la et jette-la loin de toi,
car mieux vaut pour toi perdre un de tes membres
que d’avoir ton corps tout entier qui s’en aille dans la géhenne.

Il a été dit également :
Si quelqu’un renvoie sa femme,
qu’il lui donne un acte de répudiation.

Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui renvoie sa femme,
sauf en cas d’union illégitime,
la pousse à l’adultère ;
et si quelqu’un épouse une femme renvoyée,
il est adultère. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Aujourd’hui, je prends conscience de ma manière de regarder les personnes que je vais croiser. Je m’efforce de découvrir en chacune d’elle la personne créée par Dieu et l’appréhende dans sa totalité.

Lectures de la messe

Première lecture

« Dieu a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire » (2 Co 3, 15 – 4, 1.3-6)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
aujourd’hui encore,
quand les fils d’Israël lisent les livres de Moïse,
un voile couvre leur cœur.
Quand on se convertit au Seigneur,
le voile est enlevé.
Or, le Seigneur, c’est l’Esprit,
et là où l’Esprit du Seigneur est présent,
là est la liberté.
Et nous tous
qui n’avons pas de voile sur le visage,
nous reflétons la gloire du Seigneur,
et nous sommes transformés en son image
avec une gloire de plus en plus grande,
par l’action du Seigneur qui est Esprit.

C’est pourquoi, ayant reçu ce ministère par la miséricorde de Dieu,
nous ne perdons pas courage.
Et même si l’Évangile que nous annonçons reste voilé,
il n’est voilé que pour ceux qui vont à leur perte,
pour les incrédules dont l’intelligence a été aveuglée
par le dieu mauvais de ce monde ;
celui-ci les empêche de voir clairement, dans la splendeur de l’Évangile,
la gloire du Christ, lui qui est l’image de Dieu.
En effet, ce que nous proclamons,
ce n’est pas nous-mêmes ;
c’est ceci : Jésus Christ est le Seigneur ;
et nous sommes vos serviteurs, à cause de Jésus.
Car Dieu qui a dit :
Du milieu des ténèbres brillera la lumière,
a lui-même brillé dans nos cœurs
pour faire resplendir la connaissance de sa gloire
qui rayonne sur le visage du Christ.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)

R/ La gloire du Seigneur habitera notre terre. (cf. 84, 10b)

J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
Son salut est proche de ceux qui le craignent,
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent,
justice et paix s’embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

Évangile

« Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement » (Mt 5, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Je vous donne un commandement nouveau,
dit le Seigneur :
« Aimez- vous les uns les autres,
comme je vous ai aimés. »
Alléluia. (cf. Jn 13, 34)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Je vous le dis :
Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.

Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens :
Tu ne commettras pas de meurtre,
et si quelqu’un commet un meurtre,
il devra passer en jugement.
Eh bien ! moi, je vous dis :
Tout homme qui se met en colère contre son frère
devra passer en jugement.
Si quelqu’un insulte son frère,
il devra passer devant le tribunal.
Si quelqu’un le traite de fou,
il sera passible de la géhenne de feu.
Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel,
si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi,
laisse ton offrande, là, devant l’autel,
va d’abord te réconcilier avec ton frère,
et ensuite viens présenter ton offrande.
Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire
pendant que tu es en chemin avec lui,
pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge,
le juge au garde,
et qu’on ne te jette en prison.
Amen, je te le dis :
tu n’en sortiras pas
avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Dialogue avec le Christ

Seigneur, viens changer mon cœur. Que la vertu de l’amour soit la grande source qui irrigue toute mes pensées et actions. Si je reste fidèle à ton amour, la route à suivre sera souvent difficile et pleine de renoncements mais c’est celle que tu as empruntée pour nous sauver.

Saint Barnabé

Saint Barnabé

Disciple et compagnon de saint Paul, apôtre (Ier siècle)

Lévite originaire de Chypre, Barnabas, voir les Actes des Apôtres, chap 4, 36
« Joseph, que les Apôtres avaient surnommé Barnabé (ce qui veut dire : l’homme du réconfort), était un lévite originaire de Chypre. Il avait une terre, il la vendit et en apporta l’argent qu’il déposa aux pieds des Apôtres. » aelf
« Barnabé nous est connu par le livre des Actes des Apôtres. Juif originaire de Chypre, il est un chrétien des toutes premières communautés de l’âge apostolique. Il accepte de mettre tous ses biens à la disposition de l’Église et surtout, discernant le charisme de Paul, il a l’audace d’introduire cet ancien persécuteur de chrétiens auprès des apôtres. Envoyé par l’Église de Jérusalem à Antioche de Syrie il découvre que les païens accueillent avec joie la Bonne Nouvelle de Jésus. Associant Paul à cette annonce de l’Évangile, on peut dire que Barnabé a favorisé sa vocation missionnaire. Il participera avec lui à son premier voyage à Chypre et en Asie Mineure et témoignera avec lui à Jérusalem devant tous les responsables de l’Église des merveilles que Dieu accomplit chez les païens. Ce témoignage sera déterminant pour que l’Église accepte d’accueillir en son sein des païens sans leur imposer les obligations du judaïsme. L’un et l’autre devant avoir leur caractère, Barnabé se sépare de Paul après un différend au sujet d’un certain Jean-Marc, probablement le futur auteur de l’Évangile de Marc. Barnabé retourne alors à Chypre où la Tradition le fait mourir martyr. Bien que n’ayant pas fait partie des Douze, Barnabé, comme Paul, est honoré avec le titre d’Apôtre. Sa vie montre que, sous l’impulsion de l’Esprit Saint, l’Église est missionnaire et catholique (universelle) dès ses origines. » (P.Alain Eck, Eglise en Pays d’Hérault, n°83)

Le 11 juin, mémoire de saint Barnabé, Apôtre. Cet homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi, comptait parmi les premiers fidèles de Jérusalem. Il annonça l’Évangile à Antioche, introduisit dans le groupe des frères Paul de Tarse à peine converti, et l’accompagna dans son premier voyage pour évangéliser l’Asie mineure. Il intervint au Concile de Jérusalem et, de retour à Chypre, sa patrie, il y diffusa l’Évangile.

Martyrologe romain

Lectures de la messe

Première lecture

« C’était un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi » (Ac 11, 21b-26 ; 13, 1-3)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là, à Antioche,
un grand nombre de gens devinrent croyants
et se tournèrent vers le Seigneur.
La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem,
et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche.
À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre,
il fut dans la joie.
Il les exhortait tous
à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur.
C’était en effet un homme de bien,
rempli d’Esprit Saint et de foi.
Une foule considérable s’attacha au Seigneur.
Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul.
L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche.
Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église,
ils instruisirent une foule considérable.
Et c’est à Antioche que, pour la première fois,
les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».

Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche
des prophètes et des hommes chargés d’enseigner :
Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène,
Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque,
et Saul.
Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur
et qu’ils jeûnaient,
l’Esprit Saint leur dit :
« Mettez à part pour moi Barnabé et Saul
en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. »
Alors, après avoir jeûné et prié,
et leur avoir imposé les mains,
ils les laissèrent partir.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 98 (99), 5, 6, 7, 8, 9)

R/ Tu es saint, Seigneur notre Dieu ! (cf. Ps 98, 9c)

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous au pied de son trône,
car il est saint !

Moïse et le prêtre Aaron, Samuel, le Suppliant,
tous, ils suppliaient le Seigneur,
et lui leur répondait.

Dans la colonne de nuée, il parlait avec eux ;
ils ont gardé ses volontés,
les lois qu’il leur donna.

Seigneur notre Dieu, tu leur as répondu :
avec eux, tu restais un Dieu patient,
mais tu les punissais pour leurs fautes.

Exaltez le Seigneur notre Dieu,
prosternez- vous devant sa sainte montagne,
car il est saint, le Seigneur notre Dieu.

Évangile

« Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5, 17-19)

Alléluia. Alléluia.
Fais-moi connaître ta route, mon Dieu ;
dirige-moi par ta vérité.
Alléluia. (cf. Ps 24, 4b.5a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes :
je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis :
Avant que le ciel et la terre disparaissent,
pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi
jusqu’à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera
un seul de ces plus petits commandements,
et qui enseignera aux hommes à faire ainsi,
sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux.
Mais celui qui les observera et les enseignera,
celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« La Loi est la sagesse. La sagesse est l’art d’être des hommes, l’art de pouvoir bien vivre et de pouvoir bien mourir. Et l’on ne peut bien vivre et mourir que lorsqu’on a reçu la vérité et quand la vérité nous indique le chemin » (Benoît XVI)

Lectures de la messe

Première lecture

« Le Christ Jésus n’a pas été “oui et non” ; il n’a été que “oui” » (2 Co 1, 18-22)

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens

Frères,
Dieu en est garant,
la parole que nous vous adressons
n’est pas « oui et non ».
Car le Fils de Dieu, le Christ Jésus,
que nous avons annoncé parmi vous,
Silvain et Timothée, avec moi,
n’a pas été « oui et non » ;
il n’a été que « oui ».
Et toutes les promesses de Dieu
ont trouvé leur « oui » dans sa personne.
Aussi est- ce par le Christ
que nous disons à Dieu notre « amen »,
notre « oui », pour sa gloire.
Celui qui nous rend solides pour le Christ
dans nos relations avec vous,
celui qui nous a consacrés,
c’est Dieu ;
il nous a marqués de son sceau,
et il a mis dans nos cœurs l’Esprit,
première avance sur ses dons.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(118 (119), 129-130, 131-132, 133.135)

R/ Pour ton serviteur,
que ton visage s’illumine, Seigneur !
(118, 135a)

Quelle merveille, tes exigences,
aussi mon âme les garde !
Déchiffrer ta parole illumine,
et les simples comprennent.

La bouche grande ouverte, j’aspire,
assoiffé de tes volontés.
Aie pitié de moi, regarde-moi :
tu le fais pour qui aime ton nom.

Que ta promesse assure mes pas :
qu’aucun mal ne triomphe de moi !
Pour ton serviteur que ton visage s’illumine :
apprends- moi tes commandements.

Évangile

« Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

« Précisément en ce moment, les disciples du Seigneur sont appelés à vivre comme une communauté qui est le sel de la terre et la lumière du monde. Ne nous laissons pas voler la communauté ! » (Pape François)

Saint Ephrem

Saint Ephrem
Diacre et Docteur de l’Église
(306-374)

Ce grand Docteur qui illustra l’Église de Syrie, naquit à Nisibe, en Mésopotamie, vers l’an 306. Ephrem fut consacré à Dieu dès son enfance. Quoique pauvre et vivant uniquement des produits de la terre, sa famille possédait l’insigne privilège de compter plusieurs martyrs dans ses rangs.

Bien qu’encore jeune, Ephrem alla trouver saint Jacques de Nisibe qui l’éleva comme un fils. Prévenu des lumières de l’Esprit-Saint, il s’ensevelit dans la solitude vers sa dix-huitième année, et établit sa demeure dans une grotte au pied d’un rocher.

Ce précoce anachorète passait ses jours et ses nuits à méditer les Saintes Écritures tout en se livrant aux plus rudes exercices de la pénitence. Il couchait sur la dure et passait des journées entières sans manger. En guise de travail, il tissait des voiles de navire au profit des pauvres. Porté à la colère, par tempérament, il dompta si bien les penchants viciés de sa nature, qu’on le surnomma: la douceur de Dieu.

Ordonné diacre par l’évêque de Nisibe, saint Ephrem fut chargé d’annoncer la parole de Dieu. Prédicateur inspiré, il parlait avec une éloquence qui subjuguait ses auditeurs. Ses discours portaient la lumière et la conviction dans les âmes des fidèles qui accouraient l’entendre prêcher.

La pensée à laquelle saint Ephrem revient sans cesse dans ses exhortations comme dans ses conversations et ses prières publiques, est celle du jugement dernier. Dans l’une de ses prédications, il engagea un dialogue avec son auditoire sur le grand Jour du Jugement. Il en fit une représentation si terrifiante par l’inquiétude des demandes et l’effrayante précision des réponses, que cette harangue est demeurée célèbre dans toute la chrétienté d’Orient.

Apôtre de la pénitence, saint Ephrem en représentait lui-même un parfait modèle pour tous. Par son exemple et ses paroles, il convertit un grand nombre d’idolâtres et d’hérétiques. Il combattit victorieusement ces derniers par des écrits d’une science magistrale.

Obligé de quitter la ville de Nisibe tombée aux mains des Perses, le saint diacre se retira à Edesse où il passa les dix dernières années de sa vie. Il résolut de s’adonner plus que jamais à la prière.

Comme son détachement du monde le portait vers la solitude, il ne voulut quitter sa retraite que pour prêcher la parole de Dieu et exercer la charité envers les pauvres et les malades. Il rédigea de volumineux commentaires sur l’Écriture Sainte, des homélies, des instructions pour les monastères, des hymnes et des poèmes. Ces nombreuses compositions dans lesquelles il chante les mystères de la religion, les gloires du Christ et de Sa Sainte Mère qu’il affectionnait particulièrement, lui ont mérité le surnom de: harpe du Saint-Esprit.

Arrivé dans une extrême vieillesse, il interrompit ses travaux pour visiter saint Basile, archevêque de Césarée. Le grand évêque conçut une profonde vénération pour saint Ephrem et voulut l’ordonner prêtre; mais le saint diacre avait le sacerdoce en une si haute estime, qu’il ne voulut jamais consentir à être revêtu de cette dignité suréminente.

De retour à Edesse, saint Ephrem s’enferma dans une cellule afin de se préparer au passage du temps à l’éternité. Sur ces entrefaites, la famine et la peste éclatèrent dans la ville. Aussitôt, l’homme de Dieu accourut pour combattre le double fléau. Il secourait nuit et jour les pauvres pestiférés et leur administrait les sacrements. La peste fut finalement vaincue après trois mois d’héroïques efforts.

En retournant dans sa cellule, saint Ephrem y emportait le germe d’une maladie mortelle. La fièvre l’accula bientôt à l’agonie et à une mort imminente. Toute la ville d’Edesse accourut pour saluer une dernière fois cet inestimable bienfaiteur de leurs âmes. Rendu au terme de son pèlerinage terrestre, saint Ephrem s’endormit du sommeil des bienheureux, le 18 juin 374.

Interprète des Livres Saints, théologien, orateur et poète sacré, saint Ephrem est assurément le plus illustre écrivain de tout l’Orient chrétien. Le pape Benoît XV l’a proclamé Docteur de l’Église universelle.

Tiré de l’Abbé Pradier, édition 1889, p. 310-312 — F.P.B., 9e édition, 1891, p. 198 — F.E.C. Édition 1932, p. 212-213 — Bollandistes, Paris, 1874, tome I A, p. 278

« Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13-16)

Évangile

« Vous êtes le sel de la terre » (Mt 5, 13-16)

Alléluia. Alléluia.
Que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père.
Alléluia. (Mt 5, 16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Vous êtes le sel de la terre.
Mais si le sel devient fade,
comment lui rendre de la saveur ?
Il ne vaut plus rien :
on le jette dehors et il est piétiné par les gens.

Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne
ne peut être cachée.
Et l’on n’allume pas une lampe
pour la mettre sous le boisseau ;
on la met sur le lampadaire,
et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :
alors, voyant ce que vous faites de bien,
ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Me voici, Seigneur, je viens faire ta volonté, être par toi, avec toi et en toi, lumière !

Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église

La mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église nous rappelle comment la maternité divine de Marie s’étend, par la volonté de Jésus lui-même, à la maternité pour tous les hommes et aussi pour l’Église elle-même dans un acte de tutelle.
Le pape François, en 2018, a fixé cette mémoire le lundi suivant la solennité de la Pentecôte, jour de la naissance de l’Église. Un titre qui n’est pas nouveau. Déjà saint Jean-Paul II, en 1980, invitait à vénérer Marie comme Mère de l’Église ; et plus tôt encore, Paul VI, le 21 novembre 1964, en conclusion de la troisième session du concile Vatican II, déclarait la Vierge « Mère de l’Église ». Et en 1975, le Saint-Siège a proposé une messe votive en l’honneur de la Mère de l’Église, mais elle ne faisait pas partie des mémoires du calendrier liturgique.
À côté de ces dates récentes, on ne peut oublier la présence du titre de Marie Mère de l’Église dans la sensibilité de saint Augustin et de saint Léon le Grand ; de Benoît XV et de Léon XIII, jusqu’au pape François qui, le 11 février 2018, 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, dispose de rendre cette mémoire obligatoire.
"Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jn 19, 25-27)

Marie « se tient » sous la croix

Marie « se tient » sous la croix. « Elle s’est tenue » : c’est une indication de la présence, la persistance, la force d’être là. Contrairement aux Disciples, Marie n’a jamais quitté son Fils Jésus sur le chemin de la Croix : là, Jésus confie à sa Mère le « disciple bien-aimé » (et vice versa). Marie affronte ce moment avec une grande dignité, elle ne fuit pas devant les événements de la vie, mais elle se « tient debout ».

Le nouveau « me voici » de Marie

Marie est invitée par son Fils à dire un nouveau « Me voici », un nouveau « oui », plus convaincu et plus mûr. « Se tenir sous la croix », mûrit son expérience de foi et de maternité, la rendant capable d’aller plus loin. Au fonds, dès le début, le cœur de Marie était rempli de questions : « Elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. » (Lc 1, 29). Également devant Siméon, des questions surgirent en elle : « cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi, ton âme sera traversée d’un glaive – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2,34-35) : Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qui était dit de lui » (Lc 2,33). Le « Me voici » de Marie n’est pas une fois pour toutes, mais il grandit, mûrit à travers les événements de la vie, y compris ceux de la « Croix », où Marie « se tient ». Ici, dans cette fidélité accomplie, Marie reçoit une nouvelle mission, une sorte de « supplément » de maternité, au point de devenir « Mère de l’Église ». Mère, parce qu’elle nous régénère dans la grâce, afin que nous apprenions à grandir dans la stature du Christ (cf. Ep 4, 7-13).

Vie chrétienne ancrée dans le mystère de la Croix

La fête “nous aidera à nous rappeler que la vie chrétienne, pour croître, doit être ancrée au mystère de la Croix, à l’oblation du Christ, à la Vierge souffrante, Mère du Rédempteur et des rachetés« , explique le décret. De même que Marie a su se « tenir » sous la Croix, sans éviter ni fuir la difficulté de comprendre et de souffrir, de même Marie, Mère, saura se « tenir » aux côtés de chacun de ceux dont son Fils a fait ses enfants. Cela nous incite à savoir l’invoquer comme « Mère de l’Église » :

Ô Mère, aide notre foi !

Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.
Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.
Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.
Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.
Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.
Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.
Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !
(Pape François, Lumen Fidei)

Pentecôte

Première lecture

« Tous furent remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler en d’autres langues » (Ac 2, 1-11)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Quand arriva le jour de la Pentecôte,
au terme des cinquante jours après Pâques,
ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain un bruit survint du ciel
comme un violent coup de vent :
la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière.
Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu,
qui se partageaient,
et il s’en posa une sur chacun d’eux.
Tous furent remplis d’Esprit Saint :
ils se mirent à parler en d’autres langues,
et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit.

Or, il y avait, résidant à Jérusalem,
des Juifs religieux,
venant de toutes les nations sous le ciel.
Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait,
ils se rassemblèrent en foule.
Ils étaient en pleine confusion
parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte
ceux qui parlaient.
Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient :
« Ces gens qui parlent
ne sont-ils pas tous Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende
dans son propre dialecte, sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites,
habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce,
de la province du Pont et de celle d’Asie,
de la Phrygie et de la Pamphylie,
de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène,
Romains de passage,
Juifs de naissance et convertis,
Crétois et Arabes,
tous nous les entendons
parler dans nos langues des merveilles de Dieu. »

– Parole du Seigneur.

Ô seigneur, envoie ton ESprit

R/ Ô Seigneur, envoie ton Esprit
qui renouvelle la face de la terre ! ou : Alléluia !
(Ps 103, 30)

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l’a fait ;
la terre s’emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !

Tous, ils comptent sur toi
pour recevoir leur nourriture au temps voulu.
Tu donnes : eux, ils ramassent ;
tu ouvres la main : ils sont comblés.

Tu reprends leur souffle, ils expirent
et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ;
tu renouvelles la face de la terre.

Saint Norbert

Saint Norbert
Date : 06/06
Epoque : 1080-1134
Pays : Allemagne

Jeune prince d’origine Rhénane, Norbert mène d’abord une vie très mondaine. Il se convertit au cours d’un violent orage où il côtoie la mort de très près.. Devenu prêtre, il s’engage dans la prédication marquée par la pénitence et la pauvreté : au siècle suivant, saint Dominique s’en inspirera pour la fondation de ses frères prêcheurs. Calomnié et persécuté par le clergé en place qui s’accrochait à ses privilèges, Norbert quitte l’Allemagne. Il cherche refuge dans le Midi de la France : le Pape Gélase III le rencontre, l’apprécie et lui donne pouvoir de prédicateur général. Norbert décide alors de s’établir au nord de la France, dans l’Aisne et voici qu’apparaît le nom sous lequel désormais on désignera ses disciples : Prémontré. S’inspirant de la Règle de Cîteaux, le fondateur met fortement l’accent sur celle de saint Augustin. Son projet ? relier la vie de contemplation et de communauté, dans des prieurés au service des paroisses et de l’évangélisation du peuple.

L’Ordre de Prémontré est approuvé par le Pape Honorius II en 1126. Norbert revient alors en Allemagne :il poursuit sa prédication tous venants à Spire et à Ratisbonne. Appelé comme médiateur au sujet de la nomination de leur évêque par les habitants de Magdebourg, c’est lui qui devient le pasteur de cette ville de l’Allemagne de l’Est, sur l’Elbe. Désormais, plongé dans les grands problèmes de l’Eglise et de l’Empire germanique, saint Norbert travaille avec vigueur à la Réforme de l’Eglise qui, depuis Grégoire VII, polarisait les forces vives de la Chrétienté. Il puisait son énergie d’âme et de coeur avant tout dans le sacrement de l’Eucharistie et dans un amour fervent envers la Vierge Marie, comme saint Bernard devenu son ami. Toujours sur la brèche, le fondateur de l’Ordre de Prémontré meurt d’épuisement le 6 juin 1134. Son corps repose en l’abbaye de Strabor en Bohême.

Norbert est un prénom d’origine germanique qui signifie « nord » (north) et « brillant » (berth).

 

Saint Boniface

Saint Boniface

Esclave romain (IVe siècle)

Esclave d’une riche dame romaine, Aglaïs, dont il était l’intendant, il menait une vie de débauche et d’ivrognerie, mais grande était sa bonté pour les pauvres. Sa maîtresse devint chrétienne. Torturée de remords, elle voulut expier ses fautes en secourant les martyrs. Lorsqu’elle arriva avec Boniface dans l’amphithéâtre, elle vit l’un qui était écartelé, l’autre pendu la tête en bas, un autre déchiré par des crochets de fer. Devant leur courage et leur foi, Boniface déclara que lui aussi voulait devenir disciple de Jésus-Christ. Traduit devant le tribunal, il endura à son tour le supplice du plomb fondu et de bien d’autres tortures. Le ripailleur obtint ainsi de Dieu le pardon des souillures de sa vie.
Mémoire du Saint Martyr Boniface et de Sainte Aglaïs la Romaine (source: Monastère Orthodoxe des Saints Elie et Elisée)

« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

Évangile

« Qu’ils deviennent parfaitement un » (Jn 17, 20-26)

Alléluia. Alléluia.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Alléluia. (Jn 17, 21)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là,
mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi.
Que tous soient un,
comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi.
Qu’ils soient un en nous, eux aussi,
pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée,
pour qu’ils soient un comme nous sommes UN :
moi en eux, et toi en moi.
Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un,
afin que le monde sache que tu m’as envoyé,
et que tu les as aimés comme tu m’as aimé.
Père,
ceux que tu m’as donnés,
je veux que là où je suis,
ils soient eux aussi avec moi,
et qu’ils contemplent ma gloire,
celle que tu m’as donnée
parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde.
Père juste,
le monde ne t’a pas connu,
mais moi je t’ai connu,
et ceux-ci ont reconnu
que tu m’as envoyé.
Je leur ai fait connaître ton nom,
et je le ferai connaître,
pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux,
et que moi aussi, je sois en eux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Seigneur, juste avant de mourir, tu nous as confiés à ton Père afin que nous soyons toujours unis à toi et que nous restions dans ton amour. Fais que pendant cette période où nous nous approchons de la Pentecôte nous soyons généreux pour recevoir pleinement ton Saint-Esprit afin de continuer à témoigner autour de nous de l’amour dont tu nous combles.

« Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Évangile

« Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11b-19)

Alléluia. Alléluia.
Ta parole, Seigneur, est vérité ;
dans cette vérité, sanctifie-nous.
Alléluia. (cf. Jn 17, 17ba)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi :
« Père saint,
garde mes disciples unis dans ton nom,
le nom que tu m’as donné,
pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes.
Quand j’étais avec eux,
je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné.
J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu,
sauf celui qui s’en va à sa perte
de sorte que l’Écriture soit accomplie.
Et maintenant que je viens à toi,
je parle ainsi, dans le monde,
pour qu’ils aient en eux ma joie,
et qu’ils en soient comblés.
Moi, je leur ai donné ta parole,
et le monde les a pris en haine
parce qu’ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi je n’appartiens pas au monde.
Je ne prie pas pour que tu les retires du monde,
mais pour que tu les gardes du Mauvais.
Ils n’appartiennent pas au monde,
de même que moi, je n’appartiens pas au monde.

Sanctifie-les dans la vérité :
ta parole est vérité.
De même que tu m’as envoyé dans le monde,
moi aussi, je les ai envoyés dans le monde.
Et pour eux je me sanctifie moi-même,
afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Jésus, augmente en moi le désir d’être un avec toi et le Père ! Tu nous as promis d’envoyer l’Esprit Saint, notre défenseur, qu’il nous sanctifie !