Sainte Marie-Madeleine

La pécheresse pardonnée

L’Évangile – Lc 7, 36-50

« Survint une femme de la ville, une pécheresse. Elle avait appris que Jésus mangeait chez le pharisien, et elle apportait un vase précieux plein de parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, à ses pieds, et ses larmes mouillaient les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et y versait le parfum. »

Méditation

Comment ne pas admirer le courage de Marie-Madeleine ? Elle qui faisait partie de la « haute société », elle a bien compris que tous les plaisirs de la terre ne pouvaient la satisfaire. Qu’au contraire, ils l’asséchaient intérieurement.

Alors lorsqu’elle réalise que Jésus peut lui proposer une libération, elle ne tergiverse pas : elle prend son parfum, entre chez Simon, traverse la salle sous le regard méprisant et ulcéré des pharisiens, lave les pieds du Christ de ses larmes, et les essuie de ses cheveux. Quel geste magnifique, à la fois si audacieux et si humble.

Et le Christ prend sa défense, annonçant que ses péchés sont pardonnés ! Mystère d’un Dieu qui se laisse toucher par un geste sincère d’amour.

A la suite du Christ

L’Évangile – Lc 8, 1-3
« Ensuite Jésus passait à travers villes et villages, proclamant la Bonne Nouvelle du règne de Dieu. Les Douze l’accompagnaient, ainsi que des femmes qu’il avait délivrées d’esprits mauvais et guéries de leurs maladies : Marie, appelée Madeleine (qui avait été libérée de sept démons), Jeanne, femme de Kouza, l’intendant d’Hérode, Suzanne, et beaucoup d’autres, qui les aidaient de leurs ressources. »
Méditation

Ainsi délivrée de tous ses péchés, exorcisée de tous ses démons, Marie-Madeleine, devenue légère et rayonnante du pardon de Dieu, est désireuse de suivre le Christ. Elle l’assiste, Lui et ses disciples, de ses biens. Car ils vont de villages en villages proclamer le Royaume des cieux. Après avoir été touchée par la grâce, Marie-Madeleine prend conscience du bonheur divin auquel le Christ nous appelle, et participe, suivant sa grâce, à l’annonce de la Bonne Nouvelle. En effet, lorsqu’on a rencontré le Christ, comment garder pour nous cette nouvelle incroyable du salut ?

Saint Laurent de Brindisi

Saint Laurent de Brindisi

Capucin et Docteur de l’Église (+ 1619)

Il était originaire de Brindisi et fut un des religieux les plus éminents de son temps. Il entra chez les capucins de Venise en 1575 et prêcha en Italie et surtout en Allemagne où il devint l’un des adversaires les plus éloquents du protestantisme. Il fut chargé souvent par le Saint Siège des plus hautes missions diplomatiques tout en étant, alors, ministre général de son Ordre. Il a laissé des ouvrages de controverses et d’exégèse ainsi que plusieurs autres écrits qui font de lui un maître de la vie spirituelle.
Illustration: San Lorenzo da Brindisi (site des capucins)
Le 23 mars 2011, la catéchèse de Benoît XVI a été consacrée à tracer un portrait du docteur de l’Église Laurent de Brindisi. Ce capucin italien (Giulio Cesare Rossi: 1559 – 1619) avait été confié orphelin aux franciscains de sa ville natale. Entré dans l’ordre des capucins et ordonné prêtre en 1582, il apprit les langues mortes et modernes, ce qui lui permit de développer un large apostolat. Saint Laurent de Brindisi fut aussi un prédicateur efficace grâce à ses grandes connaissances bibliques, mais aussi à une culture rabbinique que les rabbins saluaient. Expert de l’Écriture et des Pères, il exposait la doctrine catholique avec une clarté qui touchait aussi des chrétiens ayant adhéré à la Réforme, en Allemagne notamment: Son enseignement était clair et posé, a précisé le Pape, « et il démontrait les fondements bibliques et patristiques des articles de foi mis en cause par Martin Luther, en particulier le primat de Pierre et de ses successeurs, l’origine divine de l’épiscopat, la justification comme transformation de l’homme, la nécessité des bonnes actions en vue du salut. Le succès dont il jouissait nous permet de comprendre combien dans le processus œcuménique, conduit avec tant d’espérance, il est capital et indispensable de présenter l’Écriture lue selon la tradition de l’Église ».
Les « fidèles les plus simples et les moins dotés d’une culture, tiraient bénéfice des propos de saint Laurent de Brindisi, car il s’adressait aux humbles -a ajouté le Saint-Père- en rappelant l’ensemble à la cohérence entre vie professée et vie vécue. Ce fut d’ailleurs le grand mérite des capucins et d’autres ordres religieux qui contribuèrent au XVI et XVII siècles au renouveau de la vie chrétienne… Aujourd’hui encore, la nouvelle évangélisation a besoin d’apôtres bien préparés, zélés et courageux, afin que la lumière et la beauté de l’Évangile prévalent sur la mode culturelle du relativisme éthique et de l’indifférence religieuse, pour transformer la pensée et l’action dans un véritable humanisme chrétien ». Professeur de théologie et maître de novices, ministre provincial puis ministre général de son ordre, saint Laurent conduisait une vie spirituelle exceptionnellement fervente ». Benoît XVI a alors rappelé que tout prêtre se « doit d’éviter le danger de l’activisme, d’agir en oubliant les motivations profondes de son ministère. Pour cela il doit soigner sa vie intérieure ».
Puis le Pape a présenté un autre aspect de la vie de saint Laurent de Brindisi, son action en faveur de la paix. « Les Papes comme les princes catholiques lui confièrent souvent des missions diplomatiques délicates en vue de dénouer des controverses et de favoriser la concorde entres les états européens que menaçait alors l’empire ottoman. Sa rigueur morale en faisait un conseiller précieux. Comme à son époque, le monde a besoin de paix, d’hommes et de femmes de paix, de pacificateurs. Qui croit en Dieu doit toujours offrir et chercher la paix ». Saint Laurent de Brindisi fut canonisé en 1881 et nommé par Jean XXIII docteur de l’Église en 1959, en reconnaissance de son œuvre exégétique, bibliste et mariologique, dans laquelle l’action de l’Esprit dans la vie des croyants est mise en relief. Ce saint, a conclu le Pape, nous « aide à aimer l’Écriture, à grandir dans sa familiarité, à cultiver notre amitié avec le Seigneur dans la prière comme dans toute démarche qui trouve en lui origine et accomplissement ». (source:VIS 20110323-570)
Mémoire de saint Laurent de Brindisi, prêtre et docteur de l’Église. Entré chez les Capucins, il exerça inlassablement dans les régions d’Europe le ministère de la prédication dont on l’avait chargé, tant pour la défense de l’Église contre les infidèles, que pour la réconciliation entre les princes et pour le gouvernement de son Ordre. Il accomplit toutes ces charges avec simplicité et humilité jusqu’à sa mort à Lisbonne, le 22 juillet 1619.

Martyrologe romain

Saint Apollinaire, évêque de Ravenne et martyr

Saint Apollinaire, évêque de Ravenne et martyr

 Saint Apollinaire, Basilique de Saint-Apollinaire-in-Classe à Ravenne 

Comme il arrive souvent pour les Saints du Ier siècle, il n’existe pas beaucoup de sources historiques sûres sur la vie de saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne. Ayant vécu au temps de l’Empire byzantin d’Orient, la rencontre avec l’Apôtre Pierre semble être déterminante dans sa vie. Certaines sources, au contraire, datent la figure historique du Saint plus tardivement, autour de 150-200.

Suivre Jésus jusqu’au bout du monde

Apollinaire est un jeune aux beaux espoirs; il vit à Antioche avec sa famille de religion païenne. Un jour arrive dans sa ville quelqu’un qui parle de manière nouvelle de s’aimer les uns les autres, justement comme Dieu nous aime. Il s’appelle Pierre, et ses paroles sont celles de Jésus, le Fils de Dieu qu’il a vu de ses propres yeux mourir, puis ressusciter pour racheter l’humanité, et de qui il a reçu la charge de construire Son Eglise. C’est pour cela que Pierre voyage beaucoup, partout; autour des années 44 il arrive justement en Syrie. Apollinaire est fasciné par la Parole qu’il annonce et décide de le suivre à Rome. D’ici Pierre l’envoie à Classe, près de Ravenne, où la marine romaine a une base avec des centaines de marins dont la plupart viennent des pays d’Orient. Certaines sources parlent aussi d’une mission d’évangélisation en Mésie et Thrace d’une durée d’environ trois ans.

Premier évêque de Ravenne, pour la colère des païens

Apollinaire a l’esprit éveillé, il comprend vite les choses et surtout il est éloquent. Il réussit à convertir beaucoup de personnes à la foi chrétienne notamment des familles entières. C’est pour cela que Pierre lui confie la construction de l’Eglise de Ravenne dont il devient de fait le pasteur, c’est-à-dire le premier évêque. Arrivé dans la ville, il guérit la femme du tribun, mais à peine les autorités en sont informées, elles lui demandent de sacrifier aux idoles des païennes. Apollinaire s’y refuse en répondant que les idoles sont faites d’or et d’argent, des matériaux précieux qu’il aurait été mieux de vendre et d’en donner le produit aux pauvres; à cette réponse Apollinaire est brutalement frappé. Malgré ce début difficile, il guidera cette Eglise pendant au moins trente ans, en laissant la réputation «de prêtre» et «confesseur», titre par lequel il est évoqué.

Le martyre et la diffusion de son culte

Apollinaire interprète à la perfection la mission pastorale de l’évêque, en parvenant à conquérir à la foi beaucoup de personnes. Et c’est normal qu’à un certain moment il devienne la cible des païens. Nous sommes sous le règne de Vespasien, en l’an 70 D.C., et on va jusqu’à lui intimer l’ordre de ne pas prêcher, mais lui, refuse d’obéir. Un jour de retour d’une visite à une léproserie, il est battu durement qu’il est réduit en fin de vie ; en effet, il meurt sept jours plus tard. Sur le lieu de son martyre sera édifiée une basilique, l’actuelle basilique Saint-Apollinaire-en-Classe, consacrée en 549. Son culte se répand rapidement, même en dehors de Ravenne, jusqu’à Rome, grâce aux pontifes Symmaque et Honorius 1er ; et le roi franc Clovis lui dédie même une église près de Dijon. Enfin, au IX siècle, ses reliques sont portées en ville, et conservées dans l’église qui depuis lors porte le nom de Saint – Apollinaire –le-Neuf.

Lectures de la messe

Première lecture

« Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur, quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël » (Ex 12, 37-42)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
les fils d’Israël partirent de la ville de Ramsès
en direction de Souccoth,
au nombre d’environ six cent mille
sans compter les enfants.
Une multitude disparate les accompagnait,
ainsi qu’un immense troupeau de moutons et de bœufs.
Ils firent cuire des galettes sans levain
avec la pâte qu’ils avaient emportée d’Égypte
et qui n’avait pas levé ;
en effet, ils avaient été chassés d’Égypte
sans avoir eu le temps de faire des provisions.
Le séjour des fils d’Israël en Égypte
avait duré quatre cent trente ans.
Et c’est au bout de quatre cent trente ans, c’est en ce jour même
que toutes les armées du Seigneur sortirent du pays d’Égypte.
Ce fut une nuit de veille pour le Seigneur,
quand il fit sortir d’Égypte les fils d’Israël ;
ce doit être pour eux, de génération en génération,
une nuit de veille en l’honneur du Seigneur.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 135 (136), 1.23-24, 10-12, 13-15)

R/ Éternel est son amour !
ou
Alléluia !  
(Ps 135,1a)

Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
(R/) éternel est son amour !
Il se souvient de nous, les humiliés,
(R/) éternel est son amour !
il nous tira de la main des oppresseurs,
(R/) éternel est son amour !

Lui qui frappa les Égyptiens dans leurs aînés,
(R/) éternel est son amour !
et fit sortir Israël de leur pays,
(R/) éternel est son amour !
d’une main forte et d’un bras vigoureux,
(R/) éternel est son amour !

Lui qui fendit la mer Rouge en deux parts,
(R/) éternel est son amour !
et fit passer Israël en son milieu,
(R/) éternel est son amour !
y rejetant Pharaon et ses armées,
(R/) éternel est son amour !

Évangile

« Il leur défendit vivement de parler de lui. Ainsi devait s’accomplir la parole d’Isaïe » (Mt 12, 14-21)

Alléluia. Alléluia. 
Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui :
il a mis dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Alléluia.     (cf. 2 Co 5, 19)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
une fois sortis de la synagogue,
les pharisiens se réunirent en conseil contre Jésus
pour voir comment le faire périr.
Jésus, l’ayant appris, se retira de là ;
beaucoup de gens le suivirent, et il les guérit tous.
Mais il leur défendit vivement
de parler de lui.
Ainsi devait s’accomplir
la parole prononcée par le prophète Isaïe :
Voici mon serviteur que j’ai choisi,
mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur.
Je ferai reposer sur lui mon Esprit,
aux nations il fera connaître le jugement.
Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas,
on n’entendra pas sa voix sur les places publiques.
Il n’écrasera pas le roseau froissé,
il n’éteindra pas la mèche qui faiblit,
jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement.
Les nations mettront en son nom leur espérance.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Lectures de la messe

Première lecture

« On immolera l’agneau au coucher du soleil. Je verrai le sang, et je passerai » (Ex 11, 10 – 12, 14)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse et Aaron avaient accompli toutes sortes de prodiges
devant Pharaon ;
mais le Seigneur avait fait en sorte que Pharaon s’obstine ;
et celui-ci ne laissa pas les fils d’Israël sortir de son pays.

Dans le pays d’Égypte,
le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron :
« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois,
il marquera pour vous le commencement de l’année.
Parlez ainsi à toute la communauté d’Israël :
le dix de ce mois,
que l’on prenne un agneau par famille,
un agneau par maison.
Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau,
elle le prendra avec son voisin le plus proche,
selon le nombre des personnes.
Vous choisirez l’agneau d’après ce que chacun peut manger.
Ce sera une bête sans défaut, un mâle, de l’année.
Vous prendrez un agneau ou un chevreau.
Vous le garderez jusqu’au quatorzième jour du mois.
Dans toute l’assemblée de la communauté d’Israël,
on l’immolera au coucher du soleil.
On prendra du sang,
que l’on mettra sur les deux montants et sur le linteau
des maisons où on le mangera.
On mangera sa chair cette nuit-là,
on la mangera rôtie au feu,
avec des pains sans levain et des herbes amères.
Vous n’en mangerez aucun morceau qui soit à moitié cuit
ou qui soit bouilli ;
tout sera rôti au feu,
y compris la tête, les jarrets et les entrailles.
Vous n’en garderez rien pour le lendemain ;
ce qui resterait pour le lendemain,
vous le détruirez en le brûlant.
Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins,
les sandales aux pieds, le bâton à la main.
Vous mangerez en toute hâte :
c’est la Pâque du Seigneur.
Je traverserai le pays d’Égypte, cette nuit-là ;
je frapperai tout premier-né au pays d’Égypte,
depuis les hommes jusqu’au bétail.
Contre tous les dieux de l’Égypte j’exercerai mes jugements :
Je suis le Seigneur.
Le sang sera pour vous un signe,
sur les maisons où vous serez.
Je verrai le sang, et je passerai :
vous ne serez pas atteints par le fléau
dont je frapperai le pays d’Égypte.
Ce jour-là sera pour vous un mémorial.
Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.
C’est un décret perpétuel : d’âge en âge vous la fêterez. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 115 (116B), 12-13, 15-16ac, 17-18)

R/ J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
ou :
Alléluia !
(Ps 115, 13)

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu’il m’a fait ?
J’élèverai la coupe du salut,
j’invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t’offrirai le sacrifice d’action de grâce,
j’invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.

Évangile

« Le Fils de l’homme est maître du sabbat » (Mt 12, 1-8)

Alléluia. Alléluia. 
Mes brebis écoutent ma voix, dit le Seigneur ;
moi, je les connais, et elles me suivent.
Alléluia.       (Jn 10, 27)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, un jour de sabbat,
Jésus vint à passer à travers les champs de blé ;
ses disciples eurent faim
et ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
Voyant cela, les pharisiens lui dirent :
« Voilà que tes disciples
font ce qu’il n’est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur dit :
« N’avez-vous pas lu ce que fit David,
quand il eut faim, lui et ceux qui l’accompagnaient ?
Il entra dans la maison de Dieu,
et ils mangèrent les pains de l’offrande ;
or, ni lui ni les autres n’avaient le droit d’en manger,
mais seulement les prêtres.
Ou bien encore, n’avez-vous pas lu dans la Loi
que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple,
manquent au repos du sabbat sans commettre de faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice,
vous n’auriez pas condamné
ceux qui n’ont pas commis de faute.
En effet, le Fils de l’homme est maître du sabbat. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Lectures de la messe

Première lecture

« Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS » (Ex 3, 13-20)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
Moïse avait entendu la voix du Seigneur
depuis le buisson.
Il répondit à Dieu :
« J’irai donc trouver les fils d’Israël, et je leur dirai :
“Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous.”
Ils vont me demander quel est son nom ;
que leur répondrai-je ? »
Dieu dit à Moïse :
« Je suis qui je suis.
Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous, c’est : JE-SUIS.” »
Dieu dit encore à Moïse :
« Tu parleras ainsi aux fils d’Israël :
“Celui qui m’a envoyé vers vous,
c’est LE SEIGNEUR,
le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.”
C’est là mon nom pour toujours,
c’est par lui que vous ferez mémoire de moi, d’âge en d’âge.
Va, rassemble les anciens d’Israël. Tu leur diras :
“Le Seigneur, le Dieu de vos pères,
le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
m’est apparu.
Il m’a dit :
Je vous ai visités et ainsi j’ai vu
comment on vous traite en Égypte.
J’ai dit : Je vous ferai monter
de la misère qui vous accable en Égypte
vers le pays du Cananéen, du Hittite,
de l’Amorite, du Perizzite, du Hivvite et du Jébuséen,
le pays ruisselant de lait et de miel.”
Ils écouteront ta voix ;
alors tu iras, avec les anciens d’Israël,
auprès du roi d’Égypte, et vous lui direz :
“Le Seigneur, le Dieu des Hébreux,
est venu nous trouver.
Et maintenant, laisse-nous aller
dans le désert, à trois jours de marche,
pour y offrir un sacrifice au Seigneur notre Dieu.”
Or, je sais, moi, que le roi d’Égypte ne vous laissera pas partir
s’il n’y est pas forcé.
Aussi j’étendrai la main,
je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges
que j’accomplirai au milieu d’elle.
Après cela, il vous permettra de partir. »

– Parole du Seigneur.

 

Psaume

(Ps 104 (105), 1.5, 8-9, 24-25, 26-27)

R/ Le Seigneur s’est toujours souvenu de son alliance.
ou
Alléluia !  
(Ps 104, 8a)

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
souvenez-vous des merveilles qu’il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu’il prononça,

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.

Dieu rend son peuple nombreux
et plus puissant que tous ses adversaires ;
ceux-là, il les fait se raviser,
haïr son peuple et tromper ses serviteurs.

Mais il envoie son serviteur, Moïse,
avec un homme de son choix, Aaron,
pour annoncer des signes prodigieux,
des miracles au pays de Cham.

Évangile

« Je suis doux et humble de cœur » (Mt 11, 28-30)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
« Venez à moi,
vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug,
devenez mes disciples,
car je suis doux et humble de cœur,
et vous trouverez le repos pour votre âme.
Oui, mon joug est facile à porter,
et mon fardeau, léger. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Notre-Dame du Mont Carmel

En Palestine, le Carmel forme avec l’Hermon et le Thabor comme le « triangle mystique » de la Galilée, dont le coeur est Nazareth. De tout temps, le Carmel fut un haut-lieu, une montagne sainte. Au IXe siècle avant Jésus-Christ, le prophète Élie en faisait le refuge de la fidélité au Dieu unique (contre les faux prophètes de Baal, des divinités païennes). Au temps des Croisades, les grottes de cette montagne accueillent des ermites chrétiens, assoiffés d’Absolu. Ce n’est pas en Espagne, comme on le croit souvent que fut fondé l’Ordre du Carmel, mais sur cette montagne proche de Nazareth, dominant la Méditerranée et la baie de Haïfa. Au XIIIe siècle, le premier noyau de l’Ordre des Carmes s’y implante, et de là, rayonnera dans le monde entier.

La spiritualité du Carmel s’est placée tout de suite sous le patronage de la Vierge Marie et dans le sillage de sa vie à Nazareth. L’unique montagne de toutes nos ascensions, c’est le Christ, mais le meilleur moyen de cheminer vers lui, c’est l’imitation de sa Mère : à Jésus par Marie. De Jésus, elle fut la première disciple, de foi en foi. Ne pensait-il pas d’abord à l’exemple de sa Mère quand il proclame la « béatitude de la foi » :  » Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la font passer dans leur vie » ?

Au XVIe siècle, les deux grands saints du Carmel : Thérèse D’Avila et Jean de la Croix, ont fait de la « montée du Carmel » la symbolique de « l’itinéraire vers Dieu ». Sur cette route, Marie Notre-Dame du Mont-Carmel est notre guide et notre mémoire.

De saint Bernard : » Que le nom de Marie ne quitte pas tes lèvres, qu’il ne quitte pas ton coeur. Si tu la suis, point ne dévies ; si tu la pries, point ne désespère ; si tu penses à elle, point ne t’égares. Si elle te tient, plus de chute. Avec sa protection, tu parviens au port« .

Carmel vient de l’hébreu jardin, verger.

Saint Bonaventure

Saint Bonaventure

Evêque, Docteur de l’Église (✝ 1274)

Avec le bienheureux Jean Duns Scot et saint Thomas d’Aquin, il est l’un des trois plus célèbres docteurs de la scolastique. Comme auteur spirituel, il est parmi les grands de tous les temps. Né à Bagno-Regio en Italie, fils de médecin, Jean Fisanza fut guéri d’une grave maladie quand sa mère fit un vœu à saint François qui venait d’être canonisé. On l’envoie étudier les lettres et les arts à l’Université de Paris. C’est là que, impressionné par l’exemple de l’un de ses maîtres, il entre chez les frères mineurs, à 22 ans, prenant le nom de Bonaventure. Il gravit sans peine le cursus des études théologiques et commence à enseigner de 1248 à 1257. Saint Bonaventure - Giovanni Antonio Pordenone En 1257, il est élu ministre général de l’Ordre et se met à parcourir l’Europe. Il a fort à faire pour maintenir l’unité de cet Ordre devenu si grand, car il n’est pas simple de faire suivre à 35.000 frères la règle de vie élaborée par saint François pour quelques disciples. Des aménagements s’imposent. Mais il sait allier la fermeté dans l’autorité et la compréhension à l’égard de tous ses frères, tout en demeurant d’une affectueuse humilité avec tous. En plus de sa charge, il mène de front une vie de prédicateur, d’enseignant et d’écrivain. Il se voit confier par le Pape des missions diplomatiques, en particulier pour le rapprochement avec l’Église grecque. En 1273, le pape Grégoire X le crée cardinal et le charge de préparer un second concile de Lyon. C’est dans cette ville que frère Bonaventure meurt en plein concile. Le Pape Sixte-Quint en a fait un docteur de l’Église en 1587.
Illustration: Saint Bonaventure – Giovanni Antonio Pordenone, vers 1530-5, National Gallery
Le 3 mars 2010, Benoît XVI a tracé un portrait de saint Bonaventure, un personnage a dit le Pape, « qui m’est particulièrement cher pour l’avoir étudié dans ma jeunesse ». Né vers 1217 à Bagnoregio, au nord de Rome, et mort en 1274, cet « homme d’action et de contemplation, de grande piété et de prudence » fut un des principaux promoteurs de l’harmonie entre foi et culture au XIII siècle. Baptisé sous le nom de Jean, il faillit mourir jeune d’une grave maladie. Sa mère le recommanda à saint François à peine canonisé et il guérit, ce qui le marqua pour la vie. Pendant son séjour d’études théologie à Paris, il se fit franciscain et prit le nom de Bonaventure. Dès le début de sa vie religieuse il se distingua par sa connaissance de l’Écriture, de l’œuvre de Pierre Lombard et des principaux théologiens de son temps.
« La perfection évangélique fut sa réponse lors de sa dispute avec les maîtres séculiers de l’Université de Paris, qui mettaient en doute son droit à enseigner dans les universités »(*) Il démontra comment les franciscains vivaient selon les vœux, en pauvreté, chasteté et obéissance évangélique. « Au-delà de cet épisode historique, la vie, l’enseignement et l’œuvre de Bonaventure demeurent actuels. L’Église est rendue plus belle et lumineuse par la fidélité à leur vocation de ses filles et fils mettant en pratique les préceptes évangéliques, qui sont aussi appelés à témoigner par leur mode de vie que l’Évangile est source de joie et de perfection ».
Lorsque Bonaventure fut élu en 1257 supérieur général, les franciscains étaient 30.000, principalement répartis en Europe, certains en Afrique du nord, au proche-orient et en Chine. « Il était nécessaire de consolider cette expansion et surtout lui assurer une unité d’action et d’esprit selon le charisme de saint François. Il existait alors plusieurs interprétations de son message, ce qui risquait de provoquer une fracture interne ». Pour préserver l’esprit franciscain authentique, Bonaventure « rassembla de nombreux documents sur le Poverello d’Assise et entendit les témoignages de ceux qui l’avaient connu ». Ainsi naquit la Legenda Major, qui est malgré son nom la biographie la plus précise de saint François. Bonaventure y présente le fondateur comme « un chercheur passionné du Christ. Dans un amour mû par l’imitation il s’est complètement conformé au Maître, un idéal que le théologien de Bagnoregio proposa de vivre à tous les disciples de François…un idéal valable pour tout chrétien, aujourd’hui aussi. Jean-Paul II l’a re-proposé pour le troisième millénaire ».
Vers la fin de son existence, Bonaventure fut consacré évêque et élevé à la dignité cardinalice par Grégoire X, qui le chargea de préparer le concile de Lyon, convoqué pour mettre fin à la division entre Églises latine et grecque. Mais il ne vit pas la concrétisation de ses efforts et mourut durant le concile. Benoît XVI a conclu la biographie de ce Docteur de l’Église en invitant à recueillir l’héritage de saint Bonaventure, qui résumait le sens de sa vie ainsi: « Sur terre nous pouvons contempler l’immensité divine grâce au raisonnement et à l’admiration. A l’inverse, au ciel, lorsque nous serons devenus semblables à Dieu, par la vision et l’extase…nous entrerons dans la joie de Dieu ». (source: VIS 100303-540) 

(*) note d’un internaute.
Mémoire de saint Bonaventure, évêque d’Albano et docteur de l’Église, célèbre par sa doctrine, sa sainteté et ses actions remarquables au service de l’Église. Ministre général de l’Ordre des Mineurs, il le dirigea avec prudence dans l’esprit de saint François. Dans ses nombreux écrits, il réunit la plus grande érudition et la piété la plus ardente. Alors qu’il travaillait avec une belle ardeur au déroulement du deuxième Concile Œcuménique de Lyon, en 1274, il mérita de parvenir à la vision bienheureuse de Dieu.

Martyrologe romain

« Pour la recherche spirituelle, la nature ne peut rien et la méthode peu de choses. Il faut accorder peu à la recherche et beaucoup à l’action. Peu à la langue et le plus possible à la joie intérieure. Peu aux discours et aux livres et tout au don de Dieu, c’est-à-dire au Saint-Esprit. Peu ou rien à la créature et tout à l’Etre créateur: Père, Fils et Saint-Esprit.  »

Saint Bonaventure-Itinéraire de l’esprit vers Dieu.

Saint Camille de Lellis

Saint Camille de Lellis

Fondateur des Clercs réguliers pour le service des malades (+ 1614)

Cet adolescent italien, orphelin et sans fortune, eut une jeunesse dissipée. Il s’engagea dans l’armée espagnole pour combattre les Turcs. Un jour de malchance, il perd au jeu tout ce qu’il possède. On le renvoie de l’armée. Il fait alors tous les métiers pour aboutir comme homme de service dans un couvent de capucins. Et c’est là qu’il se convertit. Comme il ne fait rien à moitié, il y demande son admission. Mais un ulcère incurable à la jambe lui interdit l’état religieux. Camille entre à l’hôpital Saint-Jacques de Rome pour se faire soigner. Il est si frappé par la détresse des autres malades qu’il s’y engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleverse. Il entreprend de réformer tout cela. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des Clercs Réguliers des Infirmes que l’on appellera familièrement par la suite les « Camilliens ». La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères, est « l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. » Pour mieux établir son Institut, Camille devint prêtre. Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome.
Toute sa vie, il fut un homme très charitable. L’importance des réformes qu’il entreprit dans l’assistance hospitalière en fait le précurseur de la bienfaisance publique moderne… Canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV, le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades lui fut donné en même temps qu’à St Jean de Dieu, par Léon XIII le 22 juin 1886. En 1930, Pie XI le proclame patron du personnel des hôpitaux ainsi que Saint Jean de Dieu. Il est fêté le 15 juillet dans son ordre et le 18 dans l’Église. (Diocèse aux Armées françaises)
Un internaute nous signale que St Jean de Dieu, a été déclaré Protecteur des hôpitaux et des malades, en même temps que St Camille de Lellis, par Léon XIII le 22 juin 1886. Pie XI les proclame, tous deux, patrons du personnel des hôpitaux.
Mémoire de saint Camille de Lellis, prêtre. Né près de Thienne dans les Abruzzes, au royaume de Naples, il s’adonna dès sa jeunesse à la vie militaire, avec un penchant pour les vices du monde, mais il se convertit en aidant à soigner les malades à Rome dans l’hôpital Saint-Jacques des Incurables. Il s’efforça dès lors de voir en eux le Christ et, devenu prêtre, il jeta les fondations de la Congrégation des Clercs Réguliers ministres des malades. Il mourut à Rome en 1614.

Martyrologe romain

La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds.

Saint Camille de Lellis à ses frères

Lectures de la messe

Première lecture

« Prenons les dispositions voulues pour empêcher Israël de se multiplier » (Ex 1, 8-14.22)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte.
Il n’avait pas connu Joseph.
Il dit à son peuple :
« Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant
plus nombreux et plus puissant que nous.
Prenons donc les dispositions voulues
pour l’empêcher de se multiplier.
Car, s’il y avait une guerre,
il se joindrait à nos ennemis,
combattrait contre nous,
et ensuite il sortirait du pays. »
On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée
pour les accabler de travaux pénibles.
Ils durent bâtir pour Pharaon
les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès.
Mais, plus on les accablait,
plus ils se multipliaient et proliféraient,
ce qui les fit détester.
Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage
et leur rendirent la vie intenable à force de corvées :
préparation de l’argile et des briques
et toutes sortes de travaux à la campagne ;
tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
Pharaon donna cet ordre à tout son peuple :
« Tous les fils qui naîtront aux Hébreux,
jetez-les dans le Nil.
Ne laissez vivre que les filles. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)

R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur.  (Ps 123, 8a)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Évangile

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
(Mt 5, 10)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Henri II

Saint Henri II

Empereur germanique (+ 1024)

Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique. Comme tel, il régna sur l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l’Italie du Nord. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Saint Henri et sainte Cunégonde, illustration d'Anne Floc'h Elle ne pouvait avoir d’enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.
L’une de ses deux préoccupations majeures fut l’unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. L’autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l’aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.
Dans le même temps, il renforça l’influence de l’Eglise sur la société, fonda l’évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.
Privé d’héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l’abbaye de Kaffungen qu’elle avait fondée.
Mémoire de saint Henri, empereur des Romains (romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l’Église et à sa propagation, conduisit le futur saint Étienne, roi des Hongrois, à accueillir la foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l’an 1024.

Martyrologe romain

Psaume 18 « Les préceptes du Seigneur sont droits »

Psaume

(Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur !
(Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

PS 18

Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur !
(Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Saint Benoît

Saint Benoît

Benoît de Nursie, patriarche des moines d’Occident (+ v. 547)

saint  BenoîtC’était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A 15 ans, on l’envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.
Benoît s’enfuit, car c’est « Dieu seul » qu’il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.
Les moines d’un monastère voisin l’invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l’empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c’est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d’un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année que sa sœur sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d’une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire-45730.
Saint patron de l’Europe: « Messager de paix,  fondateur de la vie monastique en Occident…
Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s’étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l’Irlande aux plaines de Pologne » (Paul VI 1964)
« L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est au centre de ses institutions. Saint Benoît, priez pour nous! » tweet du pape François le 11 juillet 2018, VaticanNews.
Père du monachisme, patron de l’Europe: La catéchèse le 9 avril 2008 a été consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie, « le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir « de la nuit ténébreuse de l’histoire », d’une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l’empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l’unité politique il favorisa la naissance d’une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent ».
« Benoît naquit vers 480 dans une famille aisée qui l’envoya
à Rome pour ses études. Mais avant de les avoir terminées, il gagna une communauté monastique dans les Abruzzes. Trois ans plus tard il gagnait une grotte de Subiaco dans laquelle il vécut isolé trois ans… résistant aux habituelles tentations humaines comme l’auto-affirmation de soi et le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance. Sa conviction -a précisé le Saint-Père- était que seul après avoir dominé ces épreuves » il aurait été en mesure d’aider autrui. En 529, Benoît fonda l’ordre monastique qui porte son nom et se transporta à Montecassino, site élevé et visible de loin. « Selon saint Grégoire, ce choix symbolique voulait dire que si la vie monastique trouve sa raison d’être dans l’isolement, le monastère a également une fonction publique dans la vie de l’Église comme de la société ».
Toute l’existence de Benoît de Nursie, a dit le Pape, « est imprégnée de la  prière, qui fut le fondement de son œuvre, car sans elle il n’y a pas expérience de Dieu. Son intériorité n’était cependant pas détachée de la réalité et, dans l’inquiétude et la confusion de son temps, Benoît vivait sous le regard de Dieu, tourné vers lui, tout en étant attentif aux devoirs quotidiens envers les besoins concrets des gens ». Il mourut en 547 et sa règle donne des conseils qui, au-delà des moines, sont utiles pour qui chemine vers Dieu. »Par sa mesure, son humanité et son clair discernement entre l’essentiel et le secondaire en matière spirituelle, ce texte reste éclairant jusqu’à nos jours ».
En 1964 Paul VI fit de Benoît le saint patron de l’Europe, de ce continent qui, profondément blessé car « à peine sorti de deux guerres et de deux idéologies tragiques, était à la recherche d’une nouvelle identité. Pour forger une nouvelle unité stable les moyens politiques, économiques et juridiques sont importants. Mais il faut trouver un renouveau éthique et spirituel tiré des racines chrétiennes de l’Europe. Sans cette lymphe vitale, l’homme reste exposé au danger de succomber à la vieille tentation de se racheter tout seul…ce qui est que la vielle utopie du XXe siècle européen…qui a provoqué un recul sans précédent dans une histoire humaine déjà tourmentée ». (Source: VIS 080409 540)

L’église abbatiale de Fleury a pris le vocable de St-Benoît lorsque les reliques du Saint furent ramenées du Mont Cassin en 703. La première en France a avoir suivi la règle de Saint Benoît. (diocèse d’Orléans)
Pourquoi l’Église a-t-elle choisi des saints patrons pour l’Europe? Qui sont-ils et qu’ont-ils fait pour l’Europe?
…Saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l’Europe en 1999 par Jean-Paul II : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)…

Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups.

Évangile

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » (Mt 10, 16-23)

Alléluia. Alléluia. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia.   (Jn 16, 13a ; 14, 26d)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Le règne de Dieu est tout proche.

Évangile

« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (Mt 10, 7-15)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile (Mt 10,1-7):

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N’allez pas chez les païens et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche».

Pensées pour l’évangile d’aujourd’hui
« Que votre baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la patience comme votre armure » (Saint Ignace d’Antioche)

« Nous avons nous aussi été envoyés comme messagers et témoins de la paix. Combien le monde a besoin de nous comme messagers de paix, comme témoins de la paix ! » (François)

 

Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile Mt 9,32-38):

On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l’admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons».

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson».

 

Pensées pour l’évangile d’aujourd’hui
« Ce Cœur divin est un abîme de joie où nous immergeons tous nos regrets ; c’est un abîme d’humilité, un remède à notre vanité » (Sainte Marguerite-Marie Alacoque)

« Jésus, grâce à son amour miséricordieux a guéri les malades qui lui étaient présentés et avec quelques pains et quelques poissons Il a calmé la faim de grandes foules » (François)

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Il eut un songe : une échelle était dressée, et des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur dit… » (Gn 28, 10-22a)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit
car le soleil s’était couché.
Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête,
et dormit en ce lieu.
Il eut un songe :
voici qu’une échelle était dressée sur la terre,
son sommet touchait le ciel,
et des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit :
« Je suis le Seigneur,
le Dieu d’Abraham ton père,
le Dieu d’Isaac.
La terre sur laquelle tu es couché,
je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux
comme la poussière du sol,
vous vous répandrez à l’orient et à l’occident,
au nord et au midi ;
en toi et en ta descendance
seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ;
je te garderai partout où tu iras,
et je te ramènerai sur cette terre ;
car je ne t’abandonnerai pas
avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. »
Jacob sortit de son sommeil et déclara :
« En vérité, le Seigneur est en ce lieu !
Et moi, je ne le savais pas. »
Il fut saisi de crainte et il dit :
« Que ce lieu est redoutable !
C’est vraiment la maison de Dieu,
la porte du ciel ! »
Jacob se leva de bon matin,
il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête,
il la dressa pour en faire une stèle,
et sur le sommet il versa de l’huile.
Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu)
à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
Alors Jacob prononça ce vœu :
« Si Dieu est avec moi,
s’il me garde sur le chemin où je marche,
s’il me donne du pain pour manger
et des vêtements pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père,
le Seigneur sera mon Dieu.
Cette pierre dont j’ai fait une stèle
sera la maison de Dieu. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 90 (91), 1-2, 3a.4, 14-15ab)

R/ Mon Dieu, dont je suis sûr ! (Ps 90, 2b)

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve. »

Évangile

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Alléluia. Alléluia. 
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
« Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Ste Marie Goretti, vierge et martyre

Sainte Maria Goretti

Martyre à 12 ans (+ 1902)

Appelée aussi Marietta par certains…
Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l’aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d’assurer la subsistance de la famille. Malgré l’exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Sainte Maria GorettiToute à l’ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d’elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s’est armé d’un couteau. Maria ne cède pas « C’est un péché, Alessandro! ». Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. « Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé. » Pie XII à la canonisation de sainte Maria.
« Marietta – c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement – rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d’être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. » (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)
Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l’âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l’agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.

Martyrologe romain

En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXe siècle.

Message du pape Jean-Paul II à l’évêque d’Albano à l’occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti

Lectures de la messe

Première lecture

« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Réjouissez-vous avec Jérusalem !
Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse,
vous tous qui la pleuriez !

Alors, vous serez nourris de son lait,
rassasiés de ses consolations ;
alors, vous goûterez avec délices
à l’abondance de sa gloire.
Car le Seigneur le déclare :
« Voici que je dirige vers elle
la paix comme un fleuve
et, comme un torrent qui déborde,
la gloire des nations. »
Vous serez nourris, portés sur la hanche ;
vous serez choyés sur ses genoux.
Comme un enfant que sa mère console,
ainsi, je vous consolerai.
Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.
Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;
et vos os revivront comme l’herbe reverdit.
Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
(cf. Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Deuxième lecture

« Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ
reste ma seule fierté.
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,
c’est d’être une création nouvelle.
Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie
et pour l’Israël de Dieu,
paix et miséricorde.
Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,
car je porte dans mon corps
les marques des souffrances de Jésus.
Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ
soit avec votre esprit. Amen.

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)

Alléluia. Alléluia.
Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;
que la parole du Christ habite en vous
dans toute sa richesse.
Alléluia. (Col 3, 15a.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples,
le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »
Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.’
Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

Les 72 disciples revinrent tout joyeux,
en disant :
« Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

Évangile

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples,
le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Fondateur des Barnabites (+ 1539)

Fondateur des Barnabites, clercs réguliers de Saint-Paul.
Une fois encore, l’Église avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie était né à Crémone et fut d’abord médecin, mais il ne pouvait en rester là. Notre bienheureux fonda la congrégation des Barnabites, du nom de leur église à Milan, préparant ainsi un ordre religieux prêt à vivre la Réforme catholique tant attendue.Saint Antoine Marie Zaccaria
Illustration site des Barnabites
A voir: Un Homme De Dieu Saint Antoine Marie Zaccaria – video – Fr Robert Kosek, prêtre barnabite
A lire: Les constitutions de Saint Antoine-Marie Zaccaria, édition critique établie le P. Giuseppe M. Cagni
Manuel d’histoire et de spiritualité de l’Ordre des Clercs Réguliers de Saint Paul Décapité (pdf) – traduction, par le père Gérard Daeren, du livre I Barnabiti du père Antonio Maria Gentili.
Saint Anthony Mary Zaccaria [1502-1539] – site des barnabites d’Amérique du Nord (en anglais)
Mémoire de saint Antoine-Marie Zaccaria, prêtre. Après avoir exercé la médecine, il voulut soigner aussi les âmes et, devenu prêtre, il fonda, pour réformer les mœurs des fidèles, la Congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul, appelés ensuite Barnabites. Il mourut à Crémone, en 1539, âgé de trente-six ans.
Martyrologe romain

Prêtre enraciné en Dieu et dans le même temps passionné par l’homme, il vécut une spiritualité exigeante fondée sur la ‘folie de la croix’. Il adopta l’apôtre Paul comme maître, modèle de vie et guide dans la réalisation d’un apostolat de charité en faveur du clergé et de tout le peuple chrétien. A une époque de relâchement général, saint Antonio Maria Zaccaria raviva la foi…

(Audience de Jean-Paul II aux membres du Chapitre général des Clercs réguliers de Saint-Paul – Barnabites, le 8 juillet 2000)