Saint Camille de Lellis

Saint Camille de Lellis

Fondateur des Clercs réguliers pour le service des malades (+ 1614)

Cet adolescent italien, orphelin et sans fortune, eut une jeunesse dissipée. Il s’engagea dans l’armée espagnole pour combattre les Turcs. Un jour de malchance, il perd au jeu tout ce qu’il possède. On le renvoie de l’armée. Il fait alors tous les métiers pour aboutir comme homme de service dans un couvent de capucins. Et c’est là qu’il se convertit. Comme il ne fait rien à moitié, il y demande son admission. Mais un ulcère incurable à la jambe lui interdit l’état religieux. Camille entre à l’hôpital Saint-Jacques de Rome pour se faire soigner. Il est si frappé par la détresse des autres malades qu’il s’y engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleverse. Il entreprend de réformer tout cela. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des Clercs Réguliers des Infirmes que l’on appellera familièrement par la suite les « Camilliens ». La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères, est « l’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra. » Pour mieux établir son Institut, Camille devint prêtre. Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome.
Toute sa vie, il fut un homme très charitable. L’importance des réformes qu’il entreprit dans l’assistance hospitalière en fait le précurseur de la bienfaisance publique moderne… Canonisé le 29 juin 1746 par Benoît XIV, le titre de Protecteur des hôpitaux et des malades lui fut donné en même temps qu’à St Jean de Dieu, par Léon XIII le 22 juin 1886. En 1930, Pie XI le proclame patron du personnel des hôpitaux ainsi que Saint Jean de Dieu. Il est fêté le 15 juillet dans son ordre et le 18 dans l’Église. (Diocèse aux Armées françaises)
Un internaute nous signale que St Jean de Dieu, a été déclaré Protecteur des hôpitaux et des malades, en même temps que St Camille de Lellis, par Léon XIII le 22 juin 1886. Pie XI les proclame, tous deux, patrons du personnel des hôpitaux.
Mémoire de saint Camille de Lellis, prêtre. Né près de Thienne dans les Abruzzes, au royaume de Naples, il s’adonna dès sa jeunesse à la vie militaire, avec un penchant pour les vices du monde, mais il se convertit en aidant à soigner les malades à Rome dans l’hôpital Saint-Jacques des Incurables. Il s’efforça dès lors de voir en eux le Christ et, devenu prêtre, il jeta les fondations de la Congrégation des Clercs Réguliers ministres des malades. Il mourut à Rome en 1614.

Martyrologe romain

La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds.

Saint Camille de Lellis à ses frères

Lectures de la messe

Première lecture

« Prenons les dispositions voulues pour empêcher Israël de se multiplier » (Ex 1, 8-14.22)

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
un nouveau roi vint au pouvoir en Égypte.
Il n’avait pas connu Joseph.
Il dit à son peuple :
« Voici que le peuple des fils d’Israël est maintenant
plus nombreux et plus puissant que nous.
Prenons donc les dispositions voulues
pour l’empêcher de se multiplier.
Car, s’il y avait une guerre,
il se joindrait à nos ennemis,
combattrait contre nous,
et ensuite il sortirait du pays. »
On imposa donc aux fils d’Israël des chefs de corvée
pour les accabler de travaux pénibles.
Ils durent bâtir pour Pharaon
les villes d’entrepôts de Pithome et de Ramsès.
Mais, plus on les accablait,
plus ils se multipliaient et proliféraient,
ce qui les fit détester.
Les Égyptiens soumirent les fils d’Israël à un dur esclavage
et leur rendirent la vie intenable à force de corvées :
préparation de l’argile et des briques
et toutes sortes de travaux à la campagne ;
tous ces travaux étaient pour eux un dur esclavage.
Pharaon donna cet ordre à tout son peuple :
« Tous les fils qui naîtront aux Hébreux,
jetez-les dans le Nil.
Ne laissez vivre que les filles. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 123 (124), 1-3, 4-6, 7-8)

R/ Notre secours est dans le nom du Seigneur.  (Ps 123, 8a)

Sans le Seigneur qui était pour nous
– qu’Israël le redise –
sans le Seigneur qui était pour nous
quand des hommes nous assaillirent,
alors ils nous avalaient tout vivants,
dans le feu de leur colère.

Alors le flot passait sur nous,
le torrent nous submergeait ;
alors nous étions submergés
par les flots en furie.
Béni soit le Seigneur
qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents !

Comme un oiseau, nous avons échappé
au filet du chasseur ;
le filet s’est rompu :
nous avons échappé.
Notre secours est dans le nom du Seigneur
qui a fait le ciel et la terre.

Évangile

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34 – 11, 1)

Alléluia. Alléluia.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux !
Alléluia.
(Mt 5, 10)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Ne pensez pas que je sois venu
apporter la paix sur la terre :
je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
Oui, je suis venu séparer
l’homme de son père,
la fille de sa mère,
la belle-fille de sa belle-mère :
on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi
n’est pas digne de moi ;
celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas
n’est pas digne de moi.
Qui a trouvé sa vie
la perdra ;
qui a perdu sa vie à cause de moi
la trouvera.
Qui vous accueille
m’accueille ;
et qui m’accueille
accueille Celui qui m’a envoyé.
Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète
recevra une récompense de prophète ;
qui accueille un homme juste en sa qualité de juste
recevra une récompense de juste.
Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche,
à l’un de ces petits en sa qualité de disciple,
amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »

Lorsque Jésus eut terminé les instructions
qu’il donnait à ses douze disciples,
il partit de là pour enseigner et proclamer la Parole
dans les villes du pays.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Henri II

Saint Henri II

Empereur germanique (+ 1024)

Il était le fils du duc de Bavière et, en raison de la mort prématurée de son parent Otton III, il fut couronné empereur germanique. Comme tel, il régna sur l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse, les Pays-Bas et l’Italie du Nord. Il épousa sainte Cunégonde de Luxembourg que nous fêtons le 3 mars. Saint Henri et sainte Cunégonde, illustration d'Anne Floc'h Elle ne pouvait avoir d’enfants. Henri refusa de la répudier, fait inouï à cette époque et dans une société où la stérilité, surtout dans la noblesse, était une cause ordinaire de répudiation.
L’une de ses deux préoccupations majeures fut l’unité du Saint Empire romain germanique pour laquelle il dut beaucoup guerroyer. L’autre fut de réformer les habitudes de la Papauté, avec l’aide du roi de France, Robert le Pieux, en un siècle qui vit quatorze papes sur vingt-huit, être élus sous la seule influence des reines et des femmes.
Dans le même temps, il renforça l’influence de l’Eglise sur la société, fonda l’évêché de Bamberg et, oblat bénédictin, il soutint la réforme entreprise par les moines de Cluny.
Privé d’héritier, il institua le Christ comme son légataire de ses biens. A sa mort, sainte Cunégonde se retira à l’abbaye de Kaffungen qu’elle avait fondée.
Mémoire de saint Henri, empereur des Romains (romain-germanique), il garda, rapporte-t-on, avec sa femme sainte Cunégonde, une continence totale, œuvra à la réforme de l’Église et à sa propagation, conduisit le futur saint Étienne, roi des Hongrois, à accueillir la foi du Christ avec presque tout son peuple, mourut à Grona et fut inhumé, selon son désir, à Bamberg en Franconie, l’an 1024.

Martyrologe romain

Psaume 18 « Les préceptes du Seigneur sont droits »

Psaume

(Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur !
(Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

PS 18

Ps 18b (19), 8, 9, 10, 11)

R/ Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur !
(Ps 18b, 9ab)

La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu’il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l’or,
qu’une masse d’or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.

Saint Benoît

Saint Benoît

Benoît de Nursie, patriarche des moines d’Occident (+ v. 547)

saint  BenoîtC’était un jeune noble de Nursie en Ombrie. A 15 ans, on l’envoie à Rome faire ses études, accompagné de sa nourrice. Rome est terrible aux âmes pures : tentations charnelles, tentations intellectuelles et politiques.
Benoît s’enfuit, car c’est « Dieu seul » qu’il cherche et il ne veut pas courir le risque de le perdre. Il aboutit à une caverne de Subiaco où un ermite accepte de lui servir de guide dans sa quête de Dieu. Benoît y médite de la meilleure façon de vivre pour trouver Dieu. Mais il est difficile de passer inaperçu quand on rayonne de sainteté.
Les moines d’un monastère voisin l’invitent à devenir leur Père abbé. Bien mal leur en a pris : il veut les sanctifier et les réformer. Ils en sont décontenancés et tentent de l’empoisonner.
Il retourne à sa caverne de Subiaco où des disciples mieux intentionnés viennent le rejoindre. Il les organise en prieuré et c’est ainsi que va naître la Règle bénédictine. La jalousie d’un prêtre les en chasse, lui et ses frères, et ils se réfugient au Mont-Cassin qui deviendra le premier monastère bénédictin.
Il y mourra la même année que sa sœur sainte Scholastique. Emportées au Moyen Age d’une manière assez frauduleuse, leurs reliques sont désormais sur les bords de la Loire, à Fleury sur Loire, devenu Saint Benoît sur Loire-45730.
Saint patron de l’Europe: « Messager de paix,  fondateur de la vie monastique en Occident…
Lui et ses fils avec la Croix, le livre et la charrue, apporteront le progrès chrétien aux populations s’étendant de la Méditerranée à la Scandinavie, de l’Irlande aux plaines de Pologne » (Paul VI 1964)
« L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est au centre de ses institutions. Saint Benoît, priez pour nous! » tweet du pape François le 11 juillet 2018, VaticanNews.
Père du monachisme, patron de l’Europe: La catéchèse le 9 avril 2008 a été consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie, « le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir « de la nuit ténébreuse de l’histoire », d’une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l’empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l’unité politique il favorisa la naissance d’une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent ».
« Benoît naquit vers 480 dans une famille aisée qui l’envoya
à Rome pour ses études. Mais avant de les avoir terminées, il gagna une communauté monastique dans les Abruzzes. Trois ans plus tard il gagnait une grotte de Subiaco dans laquelle il vécut isolé trois ans… résistant aux habituelles tentations humaines comme l’auto-affirmation de soi et le nombrilisme, la sensualité, la colère et la vengeance. Sa conviction -a précisé le Saint-Père- était que seul après avoir dominé ces épreuves » il aurait été en mesure d’aider autrui. En 529, Benoît fonda l’ordre monastique qui porte son nom et se transporta à Montecassino, site élevé et visible de loin. « Selon saint Grégoire, ce choix symbolique voulait dire que si la vie monastique trouve sa raison d’être dans l’isolement, le monastère a également une fonction publique dans la vie de l’Église comme de la société ».
Toute l’existence de Benoît de Nursie, a dit le Pape, « est imprégnée de la  prière, qui fut le fondement de son œuvre, car sans elle il n’y a pas expérience de Dieu. Son intériorité n’était cependant pas détachée de la réalité et, dans l’inquiétude et la confusion de son temps, Benoît vivait sous le regard de Dieu, tourné vers lui, tout en étant attentif aux devoirs quotidiens envers les besoins concrets des gens ». Il mourut en 547 et sa règle donne des conseils qui, au-delà des moines, sont utiles pour qui chemine vers Dieu. »Par sa mesure, son humanité et son clair discernement entre l’essentiel et le secondaire en matière spirituelle, ce texte reste éclairant jusqu’à nos jours ».
En 1964 Paul VI fit de Benoît le saint patron de l’Europe, de ce continent qui, profondément blessé car « à peine sorti de deux guerres et de deux idéologies tragiques, était à la recherche d’une nouvelle identité. Pour forger une nouvelle unité stable les moyens politiques, économiques et juridiques sont importants. Mais il faut trouver un renouveau éthique et spirituel tiré des racines chrétiennes de l’Europe. Sans cette lymphe vitale, l’homme reste exposé au danger de succomber à la vieille tentation de se racheter tout seul…ce qui est que la vielle utopie du XXe siècle européen…qui a provoqué un recul sans précédent dans une histoire humaine déjà tourmentée ». (Source: VIS 080409 540)

L’église abbatiale de Fleury a pris le vocable de St-Benoît lorsque les reliques du Saint furent ramenées du Mont Cassin en 703. La première en France a avoir suivi la règle de Saint Benoît. (diocèse d’Orléans)
Pourquoi l’Église a-t-elle choisi des saints patrons pour l’Europe? Qui sont-ils et qu’ont-ils fait pour l’Europe?
…Saint Benoît, proclamé patron de l’Europe par Paul VI en 1964, saint Cyrille et Méthode proclamés copatrons en 1980 par Jean-Paul II et trois saintes proclamées copatronnes de l’Europe en 1999 par Jean-Paul II : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne et sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)…

Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups.

Évangile

« Ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père » (Mt 10, 16-23)

Alléluia. Alléluia. 
Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité,
il vous conduira dans la vérité tout entière
et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit.
Alléluia.   (Jn 16, 13a ; 14, 26d)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Voici que moi, je vous envoie
comme des brebis au milieu des loups.
Soyez donc prudents comme les serpents,
et candides comme les colombes.
Méfiez-vous des hommes :
ils vous livreront aux tribunaux
et vous flagelleront dans leurs synagogues.
Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois
à cause de moi :
il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens.
Quand on vous livrera,
ne vous inquiétez pas de savoir
ce que vous direz ni comment vous le direz :
ce que vous aurez à dire
vous sera donné à cette heure-là.
Car ce n’est pas vous qui parlerez,
c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.
Le frère livrera son frère à la mort,
et le père, son enfant ;
les enfants se dresseront contre leurs parents
et les feront mettre à mort.
Vous serez détestés de tous à cause de mon nom ;
mais celui qui aura persévéré jusqu’à la fin,
celui-là sera sauvé.
Quand on vous persécutera dans une ville,
fuyez dans une autre.
Amen, je vous le dis :
vous n’aurez pas fini de passer dans toutes les villes d’Israël
quand le Fils de l’homme viendra. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Le règne de Dieu est tout proche.

Évangile

« Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement » (Mt 10, 7-15)

Alléluia. Alléluia.
Le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile.
Alléluia. (Mc 1, 15)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses Apôtres :
« Sur votre route, proclamez
que le royaume des Cieux est tout proche.
Guérissez les malades, ressuscitez les morts,
purifiez les lépreux, expulsez les démons.
Vous avez reçu gratuitement :
donnez gratuitement.
Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre
à mettre dans vos ceintures,
ni sac pour la route,
ni tunique de rechange,
ni sandales, ni bâton.
L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture.
Dans chaque ville ou village où vous entrerez,
informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir,
et restez là jusqu’à votre départ.
En entrant dans la maison,
saluez ceux qui l’habitent.
Si cette maison en est digne,
que votre paix vienne sur elle.
Si elle n’en est pas digne,
que votre paix retourne vers vous.
Si l’on ne vous accueille pas
et si l’on n’écoute pas vos paroles,
sortez de cette maison ou de cette ville,
et secouez la poussière de vos pieds.
Amen, je vous le dis :
au jour du Jugement,
le pays de Sodome et de Gomorrhe
sera traité moins sévèrement que cette ville. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile (Mt 10,1-7):

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N’allez pas chez les païens et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche».

Pensées pour l’évangile d’aujourd’hui
« Que votre baptême demeure comme votre bouclier, la foi comme votre casque, la charité comme votre lance, la patience comme votre armure » (Saint Ignace d’Antioche)

« Nous avons nous aussi été envoyés comme messagers et témoins de la paix. Combien le monde a besoin de nous comme messagers de paix, comme témoins de la paix ! » (François)

 

Méditons l’Évangile d’aujourd’hui

Évangile Mt 9,32-38):

On présenta à Jésus un possédé qui était muet. Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l’admiration, et elle disait: «Jamais rien de pareil ne s’est vu en Israël!». Mais les pharisiens disaient: «C’est par le chef des démons qu’il expulse les démons».

Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson».

 

Pensées pour l’évangile d’aujourd’hui
« Ce Cœur divin est un abîme de joie où nous immergeons tous nos regrets ; c’est un abîme d’humilité, un remède à notre vanité » (Sainte Marguerite-Marie Alacoque)

« Jésus, grâce à son amour miséricordieux a guéri les malades qui lui étaient présentés et avec quelques pains et quelques poissons Il a calmé la faim de grandes foules » (François)

 

Lectures de la messe

Première lecture

« Il eut un songe : une échelle était dressée, et des anges de Dieu montaient et descendaient. Le Seigneur dit… » (Gn 28, 10-22a)

Lecture du livre de la Genèse

En ces jours-là,
Jacob partit de Bershéba et se dirigea vers Harane.
Il atteignit le lieu où il allait passer la nuit
car le soleil s’était couché.
Il y prit une pierre pour la mettre sous sa tête,
et dormit en ce lieu.
Il eut un songe :
voici qu’une échelle était dressée sur la terre,
son sommet touchait le ciel,
et des anges de Dieu montaient et descendaient.
Le Seigneur se tenait près de lui. Il dit :
« Je suis le Seigneur,
le Dieu d’Abraham ton père,
le Dieu d’Isaac.
La terre sur laquelle tu es couché,
je te la donne, à toi et à tes descendants.
Tes descendants seront nombreux
comme la poussière du sol,
vous vous répandrez à l’orient et à l’occident,
au nord et au midi ;
en toi et en ta descendance
seront bénies toutes les familles de la terre.
Voici que je suis avec toi ;
je te garderai partout où tu iras,
et je te ramènerai sur cette terre ;
car je ne t’abandonnerai pas
avant d’avoir accompli ce que je t’ai dit. »
Jacob sortit de son sommeil et déclara :
« En vérité, le Seigneur est en ce lieu !
Et moi, je ne le savais pas. »
Il fut saisi de crainte et il dit :
« Que ce lieu est redoutable !
C’est vraiment la maison de Dieu,
la porte du ciel ! »
Jacob se leva de bon matin,
il prit la pierre qu’il avait mise sous sa tête,
il la dressa pour en faire une stèle,
et sur le sommet il versa de l’huile.
Jacob donna le nom de Béthel (c’est-à-dire : Maison de Dieu)
à ce lieu qui auparavant s’appelait Louz.
Alors Jacob prononça ce vœu :
« Si Dieu est avec moi,
s’il me garde sur le chemin où je marche,
s’il me donne du pain pour manger
et des vêtements pour me couvrir,
et si je reviens sain et sauf à la maison de mon père,
le Seigneur sera mon Dieu.
Cette pierre dont j’ai fait une stèle
sera la maison de Dieu. »

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 90 (91), 1-2, 3a.4, 14-15ab)

R/ Mon Dieu, dont je suis sûr ! (Ps 90, 2b)

Quand je me tiens sous l’abri du Très-Haut
et repose à l’ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C’est lui qui te sauve des filets du chasseur
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

« Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m’appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve. »

Évangile

« Ma fille est morte à l’instant ; mais viens, et elle vivra » (Mt 9, 18-26)

Alléluia. Alléluia. 
Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ;
il a fait resplendir la vie par l’Évangile.
Alléluia. (2 Tm 1, 10)

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean le Baptiste,
voilà qu’un notable s’approcha.
Il se prosternait devant lui en disant :
« Ma fille est morte à l’instant ;
mais viens lui imposer la main,
et elle vivra. »
Jésus se leva et le suivit, ainsi que ses disciples.

Et voici qu’une femme
souffrant d’hémorragies depuis douze ans
s’approcha par derrière
et toucha la frange de son vêtement.
Car elle se disait en elle-même :
« Si je parviens seulement à toucher son vêtement,
je serai sauvée. »
Jésus se retourna et, la voyant, lui dit :
« Confiance, ma fille !
Ta foi t’a sauvée. »
Et, à l’heure même, la femme fut sauvée.

Jésus, arrivé à la maison du notable,
vit les joueurs de flûte
et la foule qui s’agitait bruyamment.
Il dit alors :
« Retirez-vous.
La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui.
Quand la foule fut mise dehors,
il entra, lui saisit la main,
et la jeune fille se leva.
Et la nouvelle se répandit dans toute la région.

– Acclamons la Parole de Dieu.

Ste Marie Goretti, vierge et martyre

Sainte Maria Goretti

Martyre à 12 ans (+ 1902)

Appelée aussi Marietta par certains…
Elle avait douze ans quand elle préféra mourir pour le Christ, plutôt que de pécher. Maria est née au village de Corinaldo en Italie, dans un univers frappé de plein fouet par la crise économique. Elle est l’aînée de six enfants et, de ce fait, reçoit très jeune de lourdes responsabilités. Elle les assume avec sérénité et piété afin de permettre à ses parents d’assurer la subsistance de la famille. Malgré l’exil dans une métairie des Marais Pontins, la mort précoce du père et une promiscuité difficile, Maria, à 12 ans, rayonne par sa vie intérieure. Sainte Maria GorettiToute à l’ardeur de sa première communion, elle subit le harcèlement du jeune Alessandro Serenelli qui vit sous le même toit et veut abuser d’elle. Elle résiste. Le garçon insiste. Le 5 juillet 1902, il s’est armé d’un couteau. Maria ne cède pas « C’est un péché, Alessandro! ». Le garçon perd la tête. Frappée de quatorze coups de couteau, Maria mourra le lendemain dans de grandes souffrances en ayant pardonné à son meurtrier. Alessandro se convertira en prison. Quarante-cinq ans après la mort de Maria, il assistera à son procès de béatification avant de finir ses jours comme jardinier dans un monastère franciscain. « Assurément, nous ne sommes pas tous appelés à subir le martyre. Mais nous sommes tous appelés à posséder la vertu chrétienne. Notre activité persévérante ne devra jamais se relâcher jusqu’à la fin de notre vie. C’est pourquoi on peut parler aussi d’un martyr lent et prolongé. » Pie XII à la canonisation de sainte Maria.
« Marietta – c’est ainsi qu’on l’appelait familièrement – rappelle aux jeunes du troisième millénaire que le véritable bonheur exige du courage et un esprit de sacrifice, le refus de tout compromis et d’être disposé à payer en personne, même par la mort, la fidélité à Dieu et à ses commandements. » (Jean-Paul II, le 6 décembre 2003 pour la clôture du centenaire de la mort de Maria Goretti)
Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de Nettuno dans le Latium, aidant sa mère dans les tâches domestiques et priant avec ferveur. En 1902, à l’âge de douze ans, pour défendre sa chasteté contre un voisin qui voulait l’agresser, elle succomba, percée de coups de poignard.

Martyrologe romain

En raison de son histoire spirituelle, de la force de sa foi, de sa capacité à pardonner son bourreau, elle figure parmi les saintes les plus aimées du XXe siècle.

Message du pape Jean-Paul II à l’évêque d’Albano à l’occasion du centenaire de la mort de Sainte Maria Goretti

Lectures de la messe

Première lecture

« Voici que je dirige vers elle la paix comme un fleuve » (Is 66, 10-14c)

Lecture du livre du prophète Isaïe

Réjouissez-vous avec Jérusalem !
Exultez en elle, vous tous qui l’aimez !
Avec elle, soyez pleins d’allégresse,
vous tous qui la pleuriez !

Alors, vous serez nourris de son lait,
rassasiés de ses consolations ;
alors, vous goûterez avec délices
à l’abondance de sa gloire.
Car le Seigneur le déclare :
« Voici que je dirige vers elle
la paix comme un fleuve
et, comme un torrent qui déborde,
la gloire des nations. »
Vous serez nourris, portés sur la hanche ;
vous serez choyés sur ses genoux.
Comme un enfant que sa mère console,
ainsi, je vous consolerai.
Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés.
Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ;
et vos os revivront comme l’herbe reverdit.
Le Seigneur fera connaître sa puissance à ses serviteurs.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 65 (66), 1-3a, 4-5, 6-7a, 16.20)

R/ Terre entière, acclame Dieu,
chante le Seigneur !
(cf. Ps 65, 1)

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.
Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables ! »

Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom.
Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.

Il changea la mer en terre ferme :
ils passèrent le fleuve à pied sec.
De là, cette joie qu’il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu :
je vous dirai ce qu’il a fait pour mon âme ;
Béni soit Dieu qui n’a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

Deuxième lecture

« Je porte dans mon corps les marques des souffrances de Jésus » (Ga 6, 14-18)

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates

Frères,
pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ
reste ma seule fierté.
Par elle, le monde est crucifié pour moi,
et moi pour le monde.
Ce qui compte, ce n’est pas d’être circoncis ou incirconcis,
c’est d’être une création nouvelle.
Pour tous ceux qui marchent selon cette règle de vie
et pour l’Israël de Dieu,
paix et miséricorde.
Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter,
car je porte dans mon corps
les marques des souffrances de Jésus.
Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ
soit avec votre esprit. Amen.

– Parole du Seigneur.

Évangile

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-12.17-20)

Alléluia. Alléluia.
Que dans vos cœurs, règne la paix du Christ ;
que la parole du Christ habite en vous
dans toute sa richesse.
Alléluia. (Col 3, 15a.16a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples,
le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »
Mais dans toute ville où vous entrerez
et où vous ne serez pas accueillis,
allez sur les places et dites :
‘Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds,
nous l’enlevons pour vous la laisser.
Toutefois, sachez-le :
le règne de Dieu s’est approché.’
Je vous le déclare :
au dernier jour,
Sodome sera mieux traitée que cette ville. »

Les 72 disciples revinrent tout joyeux,
en disant :
« Seigneur, même les démons
nous sont soumis en ton nom. »
Jésus leur dit :
« Je regardais Satan tomber du ciel comme l’éclair.
Voici que je vous ai donné le pouvoir
d’écraser serpents et scorpions,
et sur toute la puissance de l’Ennemi :
absolument rien ne pourra vous nuire.
Toutefois, ne vous réjouissez pas
parce que les esprits vous sont soumis ;
mais réjouissez-vous
parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

Évangile

« Votre paix ira reposer sur lui » (Lc 10, 1-9)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
parmi les disciples,
le Seigneur en désigna encore 72,
et il les envoya deux par deux, en avant de lui,
en toute ville et localité
où lui-même allait se rendre.
Il leur dit :
« La moisson est abondante,
mais les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson
d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie
comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales,
et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez,
dites d’abord :
‘Paix à cette maison.’
S’il y a là un ami de la paix,
votre paix ira reposer sur lui ;
sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison,
mangeant et buvant ce que l’on vous sert ;
car l’ouvrier mérite son salaire.
Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez
et où vous serez accueillis,
mangez ce qui vous est présenté.
Guérissez les malades qui s’y trouvent
et dites-leur :
‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Saint Antoine-Marie Zaccaria

Fondateur des Barnabites (+ 1539)

Fondateur des Barnabites, clercs réguliers de Saint-Paul.
Une fois encore, l’Église avait besoin de réforme. Luther venait de faire la sienne. Ce fut pour cela que le concile de Trente eut lieu. Antoine-Marie était né à Crémone et fut d’abord médecin, mais il ne pouvait en rester là. Notre bienheureux fonda la congrégation des Barnabites, du nom de leur église à Milan, préparant ainsi un ordre religieux prêt à vivre la Réforme catholique tant attendue.Saint Antoine Marie Zaccaria
Illustration site des Barnabites
A voir: Un Homme De Dieu Saint Antoine Marie Zaccaria – video – Fr Robert Kosek, prêtre barnabite
A lire: Les constitutions de Saint Antoine-Marie Zaccaria, édition critique établie le P. Giuseppe M. Cagni
Manuel d’histoire et de spiritualité de l’Ordre des Clercs Réguliers de Saint Paul Décapité (pdf) – traduction, par le père Gérard Daeren, du livre I Barnabiti du père Antonio Maria Gentili.
Saint Anthony Mary Zaccaria [1502-1539] – site des barnabites d’Amérique du Nord (en anglais)
Mémoire de saint Antoine-Marie Zaccaria, prêtre. Après avoir exercé la médecine, il voulut soigner aussi les âmes et, devenu prêtre, il fonda, pour réformer les mœurs des fidèles, la Congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul, appelés ensuite Barnabites. Il mourut à Crémone, en 1539, âgé de trente-six ans.
Martyrologe romain

Prêtre enraciné en Dieu et dans le même temps passionné par l’homme, il vécut une spiritualité exigeante fondée sur la ‘folie de la croix’. Il adopta l’apôtre Paul comme maître, modèle de vie et guide dans la réalisation d’un apostolat de charité en faveur du clergé et de tout le peuple chrétien. A une époque de relâchement général, saint Antonio Maria Zaccaria raviva la foi…

(Audience de Jean-Paul II aux membres du Chapitre général des Clercs réguliers de Saint-Paul – Barnabites, le 8 juillet 2000)

Sainte Elisabeth du Portugal

Sainte Elisabeth du Portugal

Reine (+ 1336)

ou Isabelle d’Aragon.
Sainte Élisabeth de Portugal Fille du roi Pierre d’Aragon, elle épousa à douze ans le roi Denys du Portugal qui régna trente-six ans, laissant le souvenir d’un bon souverain et d’un trouvère talentueux et célèbre. Trouvant sa consolation dans l’amour divin, sainte Elisabeth ne tint jamais rigueur à son mari d’avoir des maîtresses. Elle éleva leurs enfants comme si c’était les siens. Elle resta une épouse discrète et attentive et fut une reine excellente, ne sortant de l’ombre que lorsque son mari le désirait. Elle s’efforçait de le faire aimer de ses sujets. Par deux fois, elle le réconcilia avec son fils Alphonse qui avait pris les armes contre son père. Dès que Denys fut mort, elle entra chez les clarisses de Coïmbra, au centre du Portugal.
….En écoutant la vie de Sainte Élisabeth de Portugal, nous pouvons trouver de quoi raviver notre espérance. Certes la ‘culture’ de ce temps n’est pas celle d’aujourd’hui, les contraintes sont différentes heureusement, mais il y en d’autres!…
Elle fut admirable pour apaiser les discordes entre les rois et pour sa charité envers les pauvres. Après la mort de son mari, le roi Denis, elle revêtit l’habit de sainte Claire et vécut à Coïmbre auprès du couvent des Tertiaires franciscaines qu’elle avait fait construire. Au cours d’un voyage entrepris, en 1336, pour essayer de réconcilier son fils et son petit-fils, à Estremoz elle s’en alla vers le Seigneur.
…elle a fondé le couvent des Clarisses Santa Clara a Velha (peut être visité) en 1283 près de Coimbra qui à cause d’inondations a été reconstruit plus haut au XVIIè siècle, Santa Clara a Nova où elle est enterrée.
Après la mort de son mari, en 1325, elle a revêtu l’habit des tertiaires franciscains (hommes et femmes) et a vécu proche du 1er monastère s’occupant des pauvres et en priant. (courrier d’internaute)

Martyrologe romain

Seigneur, source de paix, ami de la charité, tu as donné à sainte Elisabeth de Portugal une grâce merveilleuse pour réconcilier les hommes désunis. Accorde-nous, par son intercession, de travailler au service de la paix et de pouvoir être appelés fils de Dieu.

Oraison de sa fête

Lectures de la messe

Première lecture

« Isaac aima Rébecca et se consola de la mort de sa mère » (Gn 23, 1-4.19 ; 24, 1-8.62-67)

Lecture du livre de la Genèse

Sara vécut cent vingt-sept ans.
Elle mourut à Kiriath-Arba, c’est-à-dire à Hébron,
dans le pays de Canaan.
Abraham s’y rendit pour le deuil et les lamentations.
Puis il laissa le corps
pour aller parler aux Hittites qui habitaient le pays :
« Je ne suis qu’un immigré, un hôte, parmi vous ;
accordez-moi d’acquérir chez vous une propriété funéraire
où je pourrai enterrer cette morte. »
Abraham ensevelit sa femme Sara
dans la caverne du champ de Macpéla,
qui est en face de Mambré,
c’est-à-dire à Hébron, dans le pays de Canaan.
Abraham était vieux, avancé en âge,
et le Seigneur l’avait béni en toute chose.
Abraham dit au plus ancien serviteur de sa maison,
l’intendant de tous ses biens :
« Je te fais prêter serment par le Seigneur,
Dieu du ciel et Dieu de la terre :
tu ne prendras pas pour mon fils
une épouse parmi les filles des Cananéens
au milieu desquels j’habite.
Mais tu iras dans mon pays, dans ma parenté,
chercher une épouse pour mon fils Isaac. »
Le serviteur lui demanda :
« Et si cette femme ne consent pas à me suivre
pour venir ici ?
Devrai-je alors ramener ton fils
dans le pays d’où tu es sorti ? »
Abraham lui répondit :
« Garde- toi d’y ramener mon fils !
Le Seigneur, le Dieu du ciel,
lui qui m’a pris de la maison de mon père
et du pays de ma parenté,
m’a déclaré avec serment :
“À ta descendance je donnerai le pays que voici.”
C’est lui qui enverra son ange devant toi,
et tu prendras là-bas une épouse pour mon fils.
Si cette femme ne consent pas à te suivre,
tu seras dégagé du serment que je t’impose.
Mais, en tout cas, tu n’y ramèneras pas mon fils. »

Un jour, Isaac s’en revenait du puits de Lahaï-Roï.
Il habitait alors le Néguev.
Il était sorti à la tombée du jour,
pour se promener dans la campagne,
lorsque, levant les yeux, il vit arriver des chameaux.
Rébecca, levant les yeux elle aussi, vit Isaac.
Elle sauta à bas de son chameau
et dit au serviteur :
« Quel est cet homme
qui vient dans la campagne à notre rencontre ? »
Le serviteur répondit :
« C’est mon maître. »
Alors elle prit son voile et s’en couvrit.
Le serviteur raconta à Isaac tout ce qu’il avait fait.
Isaac introduisit Rébecca dans la tente de sa mère Sara ;
il l’épousa, elle devint sa femme, et il l’aima.
Et Isaac se consola de la mort de sa mère.

– Parole du Seigneur.

Psaume

(105 (106), 1-2, 3-4ab, 4c- 5)

R/ Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
ou : Alléluia !
(Ps 105, 1a)

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qui dira les hauts faits du Seigneur,
qui célébrera ses louanges ?

Heureux qui pratique la justice,
qui observe le droit en tout temps !
Souviens- toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.

Toi qui le sauves, visite-moi :
que je voie le bonheur de tes élus ;
que j’aie part à la joie de ton peuple,
à la fierté de ton héritage.

Évangile

« Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin. Je veux la miséricorde, non le sacrifice ». (Mt 9, 9-13)

Alléluia. Alléluia.
Venez à moi, vous tous qui peinez
sous le poids du fardeau, dit le Seigneur,
et moi, je vous procurerai le repos.
Alléluia. (Mt 11, 28)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus vit, en passant, un homme, du nom de Matthieu,
assis à son bureau de collecteur d’impôt.
Il lui dit :
« Suis-moi. »
L’homme se leva et le suivit.

Comme Jésus était à table à la maison,
voici que beaucoup de publicains
(c’est-à-dire des collecteurs d’impôts)
et beaucoup de pécheurs
vinrent prendre place avec lui et ses disciples.
Voyant cela, les pharisiens disaient à ses disciples :
« Pourquoi votre maître mange-t-il
avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus, qui avait entendu, déclara :
« Ce ne sont pas les gens bien portants
qui ont besoin du médecin,
mais les malades.
Allez apprendre ce que signifie :
Je veux la miséricorde, non le sacrifice.
En effet, je ne suis pas venu appeler des justes,
mais des pécheurs. »

– Acclamons la Parole de Dieu.

Saint Thomas, apôtre du Christ

 

Les Thomas peuvent fêter saint Thomas d’Aquin le 28 janvier, saint Thomas More le 22 juin et saint Thomas Becket le 29 décembre. Ils peuvent aussi fêter aujourd’hui l’apôtre saint Thomas qui, dans l’Évangile, est l’un des Douze ; il est surnommé « Didyme », ce qui signifie « jumeau ».

« Comme l’apôtre Thomas » est une expression qui est demeurée. Thomas, si lointain, est cependant bien proche de nous ! Il est le type de celui qui doute, « qui n’y croyait pas », de tempérament primesautier, sincère et franc. L’Évangile selon saint Jean lui fait une place particulière.

Lorsque Jésus annonce sa montée à Jérusalem pour sa Passion, Thomas déclare au nom de tous : « Allons-y, nous aussi, et mourons avec lui ! ».

Mais après la manifestation du Ressuscité, malgré le témoignage unanime de ses dix compagnons, Thomas refuse de croire à la Résurrection du Maître. Il avait déjà fait remarquer au Seigneur : « Nous ne savons pas où tu vas ! Comment pourrions-nous connaître le chemin ? ». Thomas est lent à comprendre, Thomas est sceptique : il nous demeure proche.

Mais quand il a la grâce et la chance de voir Jésus se manifester spécialement à lui – comme de manière expérimentale : « Regarde mes mains touche mes plaies cesse d’être incrédule, deviens croyant ! » – il est aussitôt touché au fond du coeur et il s’écrie : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Par cette magnifique profession de foi, il s’attire cette réponse de Jésus – pour nous aujourd’hui et notre espérance de croyant – :

« Parce que tu m’as vu, tu as cru ! Heureux ceux qui croient, sans voir ! » 

(Jean 20, 24-29).

Qu’est devenu l’apôtre Thomas après la Pentecôte et la dispersion des apôtres porteurs de la Bonne Nouvelle ? Une très ancienne tradition le situe au pays des Mèdes et des Perses. Il aurait évangélisé aussi le Malabar, l’Inde occidentale. De fait aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de fidèles de rite syro-malabar continuent de se nommer « chrétiens de saint Thomas ».

fête st Thomas

Première lecture

« Intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres » (Ep 2, 19-22)

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens

Frères,
vous n’êtes plus des étrangers ni des gens de passage,
vous êtes concitoyens des saints,
vous êtes membres de la famille de Dieu,
car vous avez été intégrés dans la construction
qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ;
et la pierre angulaire, c’est le Christ Jésus lui-même.
En lui, toute la construction s’élève harmonieusement
pour devenir un temple saint dans le Seigneur.
En lui, vous êtes, vous aussi, des éléments d’une même construction
pour devenir une demeure de Dieu par l’Esprit Saint .

– Parole du Seigneur.

Psaume

(Ps 116, 1, 2)

R/ Allez dans le monde entier.
Proclamez l’Évangile. ou : Alléluia.
(cf. Mc 16, 15)

Louez le Seigneur, tous les peuples ;
fêtez-le, tous les pays !

Son amour envers nous s’est montré le plus fort ;
éternelle est la fidélité du Seigneur !

Évangile

« Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20, 24-29)

Alléluia. Alléluia.
Thomas, parce que tu m’as vu, tu crois, dit le Seigneur.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu !
Alléluia. (Jn 20, 29)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

L’un des Douze, Thomas
(dont le nom signifie : Jumeau),
n’était pas avec eux
quand Jésus était venu.
Les autres disciples lui disaient :
« Nous avons vu le Seigneur ! »
Mais il leur déclara :
« Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous,
si je ne mets pas mon doigt à l’endroit des clous,
si je ne mets pas la main dans son côté,
non, je ne croirai pas ! »

Huit jours plus tard,
les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison,
et Thomas était avec eux.
Jésus vient,
alors que les portes étaient verrouillées,
et il était là au milieu d’eux.
Il dit :
« La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas :
« Avance ton doigt ici, et vois mes mains ;
avance ta main, et mets-la dans mon côté :
cesse d’être incrédule,
sois croyant. »
Thomas lui dit alors :
« Mon Seigneur et mon Dieu ! »
Jésus lui dit :
« Parce que tu m’as vu, tu crois.
Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

– Acclamons la parole de Dieu.

Mt 8,28-34

Texte de l’Évangile (Mt 8,28-34):
Comme Jésus arrivait sur l’autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens, deux possédés sortirent du cimetière à sa rencontre; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin. Et voilà qu’ils se mirent à crier: «Que nous veux-tu, Fils de Dieu? Es-tu venu pour nous faire souffrir avant le moment fixé?». Or, il y avait au loin un grand troupeau de porcs qui cherchait sa nourriture. Les démons suppliaient Jésus: «Si tu nous expulses, envoie-nous dans le troupeau de porcs». Il leur répondit: «Allez-y». Ils sortirent et ils s’en allèrent dans les porcs; et voilà que, du haut de la falaise, tout le troupeau se précipita dans la mer, et les porcs moururent dans les flots. Les gardiens prirent la fuite et s’en allèrent en ville annoncer tout cela, avec l’affaire des possédés. Et voilà que toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et lorsqu’ils le virent, les gens le supplièrent de partir de leur région.

« Jésus est venu nous libérer de l’esclavage du diable. Et l’on ne peut pas dire que c’est là une exagération. Il nous faut en effet toujours veiller contre la ruse, contre la séduction du malin » (François)

 

Mt 8,23-27

Texte de l’Évangile (Mt 8,23-27):

Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent. Et voilà que la mer s’agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait. Ses compagnons s’approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous! Nous sommes perdus». Mais il leur dit: «Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi?». Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme. Les gens furent saisis d’étonnement et disaient: «Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent?».

 

Quand nous sentons la terre se dérober, n'oublions pas que notre Sauveur est Dieu fait homme, proche de nous par la foi.
« La confiance filiale est mise à l’épreuve quand nous avons le sentiment de n’être pas toujours exaucés. L’Evangile nous invite à nous interroger sur la conformité de notre prière au désir de l’Esprit.» (Catéchisme de l’Église Catholique, nº 2756)

Saints Premiers martyrs de Rome

Saints Premiers martyrs de Rome

(+ 64)

Injustement accusés par Néron de la responsabilité de l’incendie de Rome, cité qui, selon l’Apocalypse, « se saoulait du sang des témoins de Jésus. » Ils furent livrés aux bêtes, éclairèrent les fêtes de Néron en brûlant comme des torches dans les jardins de Rome où ils furent torturés pour le plaisir sadique de leurs bourreaux.
Mémoire des premiers saints martyrs de la sainte Église romaine. En 64, après l’incendie de la ville de Rome, l’empereur Néron accusa faussement les chrétiens de ce forfait et en fit cruellement périr un grand nombre: les uns, revêtus de peaux de bêtes, furent exposés aux morsures des chiens; d’autres crucifiés; d’autres transformés en torches, afin qu’à la chute du jour ils servissent d’éclairage nocturne dans le cirque. Tous étaient disciples des Apôtres; ils furent les premiers des martyrs que l’Église romaine offrit au Seigneur.

Saint Pierre et Saint Paul, apôtres

Avec la foi de Pierre, tournons-nous vers Jésus, « le Messie, le Fils du Dieu vivant », dans une prière ouverte à tous les hommes.

 

Sûrs de ton amour et forts de notre foi, Seigneur, nous te prions.

 

– En cette fête des apôtres Pierre et Paul, prions spécialement pour l’Eglise de Rome et pour son évêque, le pape François.

Confions au Seigneur tous les responsables de l’Eglise d’aujourd’hui.

Qu’ils sachent allier fidélité aux richesses du passé et ouverture aux besoins toujours nouveaux des hommes.

 

– Prions pour ceux et celles qui sont déçus par une Eglise qui leur apparaît trop peu accueillante et fort étrangère aux problèmes qui les préoccupent.

 

– Prions pour tous ceux qui cherchent la vérité dans d’autres religions et d’autres mondes culturels. Qu’ils découvrent la lumière de l’Evangile.

 

– Prions pour tous les membres de notre assemblée : que chacun s’y sente accueilli et écouté; que notre foi au Seigneur Jésus Christ nous unisse et soit plus forte que tout ce qui peut nous diviser.

 

Seigneur Jésus, tu es toujours avec nous sur la route. Donne à tes disciples de persévérer dans la foi et de chanter les merveilles de Dieu dès maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.